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Extraordinaire réussite de l’art contemporain à Londres
Communiqué d’Artprice du 7 juillet 2011
vendredi, 8 juillet 2011
/ Administrateur

Extraordinaire réussite de l’art contemporain à Londres

Les œuvres d’après-guerre et contemporaines se sont particulièrement bien vendues à Londres le 28 et 29 juin 2011. Si bien que Sotheby’s réalise le meilleur score de son histoire pour ce type de cession londonienne tandis que Christie’s frappe une œuvre de Francis Bacon à 16 m£ !

La vacation contemporaine de Sotheby’s a rapporté quelques 94,65 m£ (151,2 m$) à la maison de ventes. Certes, les acheteurs furent galvanisés par l’extraordinaire qualité de 34 œuvres d’art issues de la collection Duerckheim, Sotheby’s n’en réalise pas moins 25,8 m£ de plus que sa rivale Christie’s qui affiche pourtant 19 enchères supérieures au million de livres et, surtout, le deuxième produit de ventes de son histoire pour des cessions londoniennes de cet acabit.

- Le succès de Sotheby’s est celui d’une collection

L’estampille « collection privée » est un label particulièrement rassurant et stimulant pour les acheteurs qui tiennent aussi à investir sur un morceau d’histoire. La collection Duerckheim dispersée par Sotheby’s présentait la particularité d’être spécialisée sur la création contemporaine germanique. Les 34 œuvres présentées ont permis à l’auctioneer de générer quelques 52,8 m£ (84,4 m$), largement au-dessus d’une estimation haute de 45,9 m£. Plusieurs toiles signées Sigmar POLKE, Gerhard RICHTER ou Baselitz drainaient les envieux. La toile Dschungel (Jungle) de Polke culminait à 5,1 m£, le chef-d’œuvre Eisläuferin (Ice Skater) de Gerhard Richter s’arrachait 2,1 m£ tandis que, parmi les onze toiles offertes de Georg BASELITZ, Spekulatius atteignait 2,85 m£.

Le cours de l’action Sotheby’s fut dopé de 15% en 15 jours de vacations londoniennes et clôturait au lendemain de la vente d’art contemporain et d‘après-guerre à 43,5 $, atteignant à nouveau son cours moyen atteint avant les sessions en demi teintes de mai à New York.

- Le cas Francis Bacon

Sept millions de plus que l’estimation annoncée, c’est l’exploit frappé pour Étude pour un portrait de Francis Bacon, vendue 16 millions de livres mardi 28 juin lors de la vente d’œuvres d’après-guerre et d’art contemporain de Christie’s Londres. Cette œuvre très sombre, au sens propre comme au figuré, achevée en 1953, est désormais huitième dans le classement mondiale des enchères de Francis Bacon (en livres. Elle est dixième en dollars).

Lors des ventes des prestige de février 2011, Francis BACON défrayait déjà la chronique avec le triptyque Three studies for portrait of Lucian Freud cédé 20,5 m£ contre une estimation attractive de 7 à 9 m£ (10 février 2011, Sotheby’s Londres). Cette œuvre s’imposait alors comme la quatrième enchère mondiale de l’artiste, loin derrière un record équivalent à 39,4 m£ signé en mai 2008, au plus haut de la bulle des prix.

Depuis le début de l’année 2011, les œuvres de Bacon ont déjà rapporté plus de 68,4 m£ aux majors des enchères (Christie’s et Sotheby’s, entre Londres, New York et Paris).

L’année précédente, sur la même période de ventes, seule une toile de l’artiste se vendait (Study for Portrait, 740 000 £), tandis qu’une toile plus importante, dans la même veine que l’Étude pour un portrait adjugée 16 m£ le 28 juin 2011, était ravalée dans sa fourchette d’estimation de 4-6 m£ (Man in Blue VI, 152,7x116,8 cm, Christie’s Londres le 11 février 2009). Certes, la toile présentée en 2009 ne présente pas autant de subtilités que l’étude de 2011 et quarante centimètres les séparent, mais les 10 millions de livres qui séparent les deux toiles en deux petites années sont avant tout un signe extrêmement fort d’un retour des investissements lourds sur les valeurs sûres de l’art contemporain, face aux incertitudes de l’économie ou des placements immobiliers.

L’art est à nouveau une solution de repli particulièrement prisée.

Source © Artprice.com

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