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Détérioration très inquiétante des levées de fonds et des investissements au premier semestre 2012

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Activité du Capital Investissement au 1er semestre 2012 : Détérioration très inquiétante des levées de fonds et des investissements




Activité du Capital Investissement au 1er semestre 2012 :

- Détérioration très inquiétante des levées de fonds et des investissements
- Chute des investissements
- Assèchement des réserves
- Nécessité impérieuse d’irriguer l’apport en capital des PME

L’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) et Grant Thornton, groupe leader d’Audit et de Conseil, ont présenté le 3 octobre dernier les résultats de leur étude du 1er semestre 2012 sur l’activité des acteurs français du Capital Investissement.


Levées : seulement 28% de la collecte de 2011

Au cours du 1er semestre 2012, les capitaux levés s’élèvent à 1,794 Md€, soit seulement 28 % du montant total collecté sur l’ensemble de l’année 2011 (6,456 Md€). Ce niveau très bas s’explique essentiellement par les effets de la crise financière actuelle, l’attentisme général en période électorale, ainsi que par un niveau de collecte ISF largement insuffisante. A cela s’ajoutent les craintes sur la levée IR à venir.

Les banques et compagnies d’assurance, historiquement les plus importantes contributrices au Capital Investissement, sont à nouveau en repli. En cumulé, elles sont déjà passées de 40 % de la collecte en 2008, à 29 % en 2011. Ce semestre, elles ne totalisent individuellement plus qu’un faible pourcentage des fonds collectés : 13,5 % pour les banques et 6,9 % pour les assurances.

La proportion des investisseurs étrangers a brutalement chuté. Alors qu’ils représentaient 52 % des apports en 2011, ils ne totalisent plus que 27 % des fonds collectés sur ce 1er semestre.


Investissements : chute semestrielle de 42,5 %

Les montants investis dans les entreprises ont reculé de 42,5 % entre le 1er semestre 2012 et le 1er semestre 2011 à 2,279 Md€. Une chute qui affecte toutes les lignes de métiers, incluant celle qui s’était montrée la plus résistante face aux cycles économiques : le Capital Développement.

Le Capital Développement enregistre une réduction de la taille moyenne des opérations. Si un nombre à peu près équivalent d’entreprises a pu être irrigué d’un semestre sur l’autre (482 contre 518), en revanche, le montant des fonds injectés est en fort repli de -40 % (0,895 Md€ contre 1,484 Md€) du fait de la chute des financements les plus importants.

Quant à la baisse de -55 % des investissements en Capital Transmission (1,085 Md€ contre 2,406 Md€), elle a principalement pour causes la difficulté d’accès au crédit amplifiée par la crise financière, le décalage sur les valorisations entre acheteurs et vendeurs, et l’incertitude fiscale sur le traitement des plus-values pour les résidents français.

Concernant le Capital Risque, les montants investis sont également en repli, certes moins significatifs (-28 % : 0,227 Md€ contre 0,316 Md€) mais restent extrêmement modestes, à un niveau alarmant. L’économie française ne pourra pas durablement croître sans assurer la relève et financer les nouvelles entreprises et l’innovation.

Enfin, tous les métiers sont désormais touchés par l’épuisement des réserves de capital à investir, qui produit ses effets à compter de 2012.

Une bonne nouvelle dans cet horizon si sombre : malgré la contraction des investissements, le Capital Investissement a continué de soutenir l’activité de 834 entreprises en France ce semestre. Cela équivaut à ce que réalise le Capital Investissement en Angleterre ou en Allemagne sur leur territoire en une année pleine.


Le message d’alerte de l’AFIC : impérieuse nécessité d’injecter des fonds

Alors que le Capital Investissement en France bénéficie d’une grande capillarité dans l’irrigation des PME sur l’ensemble du territoire, nous constatons de manière globale que les réserves, qui représentent l’écart entre les levées de fonds et les investissements, continuent de s’épuiser dramatiquement. Cette situation n’est pas tenable.

Elle se cumule au fait que les entreprises constatent une difficulté accrue du recours à la dette.

Il existe dès lors une impérieuse nécessité de réalimenter les PME en capital. Or il y a actuellement une incohérence entre l’abondance de l’épargne disponible en France et la faiblesse de son allocation dans le système productif, y compris dans le Capital Investissement.

L’AFIC manifeste depuis plusieurs semestres son inquiétude grandissante de voir se rompre la dynamique de croissance que ses Membres apportent par leur financement et leur expertise aux entreprises qu’ils accompagnent.

Deux propositions essentielles ont été formulées pour desserrer l’étau et redonner de l’oxygène à un métier crucial à la croissance de l’économie réelle :

- la pérennisation du statut des FIP et des FCPI, incluant le maintien des plafonds d’allocation et des avantages fiscaux à la souscription et à l’échéance, contreparties indispensables à la durée d’immobilisation du placement et à son rendement potentiel. Les particuliers qui investissent dans ces véhicules apportent une part significative, bien que décroissante (48 % en 2010, 30 % en 2011, 25,6 % au 1er semestre 2012), des ressources gérées par le Capital Risque. Assécher cette source serait catastrophique pour les entreprises innovantes et régionales.

- l’orientation de l’épargne collectée par le Livret A et le Livret de Développement Industriel Durable, et non affectée au logement social, vers le Capital Investissement. Seulement 5 % de cette collecte, étalés sur 3 ans alloués vers le capital des PME, permettraient de combler une partie des manques actuels, sans changer les équilibres financiers pour l’Etat.

« Les levées de fonds et les montants des investissements réalisés par les professionnels du Capital Investissement sont entrés brutalement dans le rouge au cours du 1er semestre 2012. Dans un marché de levées de fonds devenu extrêmement difficile, les ressources financières disponibles fondent année après année. Il ne reste plus désormais en réserve qu’environ l’équivalent de 2 ans d’investissement. Alors que les institutionnels français sont sous la contrainte des ratios prudentiels liés à Bâle 3 et Solvabilité 2, dans lesquels ont été englobés sans discernement le Capital Investissement, les étrangers qui avaient représenté une poche d’oxygène l’an passé se sont détournés des marchés européens, inquiets des conséquences potentielles de la crise de l’euro. Cette situation n’est plus tenable. Il est plus qu’urgent de réinjecter des ressources. Les propositions faites par l’AFIC sur les FIP et FCPI et sur l’orientation de l’épargne collectée par les livrets sont une nécessité absolue. A défaut, c’est non seulement la profession du Capital Investissement en France qui va s’effriter, mais surtout toutes ces entreprises qui bénéficient d’un accompagnement de proximité qui vont être mises à mal. », déclare Louis Godron, Président de l’AFIC.

Thierry Dartus, associé, Directeur du Département Transaction Advisory Services chez Grant Thornton : « Après une année 2011 marquée par un regain d’activité et un financement record des PME, les résultats de l’étude sur le premier semestre montrent que l’année 2012 est rattrapée par un environnement économico-financier peu propice au développement des transactions. Rareté du crédit, frilosité des banques sollicitées sur le montage des opérations, multiples de valorisation encore déconnectés des attentes du marché, environnement fiscal incertain, faible visibilité des carnets de commandes et business plan constituent aujourd’hui les principaux facteurs qui cristallisent les positions et pourraient solder ce millésime, dans un contexte encore plus dégradé que celui observé en 2009, consécutivement à la crise des sub-primes.

Malgré ces mauvais résultats, l’industrie du Capital Investissement aura contribué sur le 1er semestre 2012 à jouer un rôle prépondérant dans le financement de la croissance, en continuant à investir tout comme en 2011, dans plus de 800 entreprises.

Il est urgent de donner des transactions et des signaux positifs de relance au marché ainsi qu’aux professionnels qui l’animent, sous peine d’accélérer la spirale négative du financement de proximité des PME. ».

www.afic.asso.fr

- Nous recommandons :

- Pour aller plus loin

Accédez à l’intégralité de l’étude

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Communiqué de l’AFIC

Publié le lundi 8 octobre 2012

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