Fiscal On.Line

Index des mots clés Fiscal On.Line

  RSS

Accueil Newsletter Fil d'actu Application mobile Archives Publicité
En général
Doctrine administrative
Veille législative
Veille réglementaire
Jurisprudence
En particulier
E-Fiscalité
Fiscalité de l’innovation
Fiscalité culture & média
Fiscalité immobilière
Fiscalité et environnement
Fiscalité associative
Fiscalité financière
Fiscalité sociale
Fiscalité de l’expatriation
Fiscalité et assurance
Fiscalité communautaire
Fiscalité internationale
En pratique
LFSS pour 2013
Paquet compétitivité
PLFSS 2016
Agenda fiscal
Chiffres utiles
Fiches techniques
Téléservices
Textes officiels
Cellule de régularisation fiscale
Réponse d’experts
Loi de Finances pour 2011
Réforme de la fiscalité du patrimoine
Réforme de la TVA immobilière
Loi de Finances pour 2012
Loi de Finances rectificative pour 2011
Le dispositif Scellier
Loi de finances rectificative pour 2011-IV
Présidentielle 2012
Loi de finances rectificative pour 2012-I
Déclaration de revenus 2011
La réforme fiscale de François Hollande
Loi de Finances rectificative pour 2012-II
Loi de Finances pour 2013
Loi de Finances rectificative pour 2012-III
Loi de Finances rectificative pour 2013-I
Déclaration des revenus "2012"
ISF 2013
Fraude fiscale
Réforme du logement
Economie sociale et solidaire
Loi de Finances 2016
Loi de Finances 2014
Dossier Crowdfunding
Loi Duflot
LFSS pour 2014
ISF 2014
Les Assises de la fiscalité
Déclaration des revenus 2014
Loi Pinel : artisanat, commerce et TPE
Projet de loi de Finances rectificative pour 2014
PLFRSS 2014
Loi de finances 2015
Application mobile
Transition énergétique
LFSS 2015
Projet de loi pour l’activité
PLFR 2014-II
Déclaration d’impôts 2015
ISF 2015
Loi de finances rectificative pour 2015
Plan d’urgence pour l’emploi
Impôt sur le revenu 2016
Projet de loi Sapin II
Loi de Finances pour 2017
Prélèvement à la source
LFSS pour 2017
Loi de finances rectificative pour 2016
Impôt sur le revenu 2017
Election présidentielle 2017
Droit des sociétés
Loi de Finances pour 2018
Loi Travail
LFSS pour 2018
Projet de loi « ELAN »
Loi PACTE
Loi de Finances rectificative pour 2017
Loi de Finances rectificative pour 2017-II
Le « droit à l’erreur »
Impôt sur le revenu 2018
PL : Transmission d’entreprise
Loi de Finances pour 2019
Réforme de la fiscalité locale
LFSS pour 2019
PLFR 2018
Loi MUES
Grand débat national
Impôt sur le revenu 2019
PLF 2020
PLFR 2019
Loi de Finances rectificative 2020
Impôt sur le revenu 2020
Loi de Finances rectificative 2020-II
Loi de Finances rectificative 2020-III
Pour approfondir
Chroniques
Entretiens
Etudes & rapports
Corporate
Bien préparer sa retraite
Tribune
Comptes-rendus et Synthèses
La bibliothèque du fiscaliste
Dossiers fiscaux
 
 



Avance de trésorerie et acte anormal de gestion : de la difficile justification d’un intérêt commercial propre

partager cet article

La juridiction administrative vient de rappeler la difficulté pour une société filiale qui a fait des avances de trésorerie à sa mère de prouver qu’elle a agi dans son intérêt propre  pour justifier d’une provision pour créance douteuse.

En vertu des dispositions combinées des articles 38 et 209 du CGI, le bénéfice imposable à l’impôt sur les sociétés est celui qui provient des opérations de toute nature faites par l’entreprise, à l’exception de celles qui, en raison de leur objet ou de leurs modalités, sont étrangères à une gestion commerciale normale. Une provision ne peut dès lors être constituée en application du 5° du 1 de l’article 39 du même code qu’en vue de faire face à des pertes ou à des charges encourues dans le cadre d’une gestion commerciale normale.

Pour mémoire, l’entreprise est en principe libre de sa gestion et les dépenses qu’elle engage pour son fonctionnement constituent normalement des charges déductibles pour la détermination du résultat fiscal dès lors qu’elles satisfont aux conditions générales de déduction prévues par les dispositions au 1 de l’article 39 du code général des impôts (CGI) et ne sont pas exclues par une disposition particulière.

Il faut notamment que ces dépenses soient exposées dans l’intérêt de l’exploitation ou dans le cadre d’une gestion normale de l’entreprise.

Bien que l’administration ne soit pas autorisée à s’immiscer dans la gestion des entreprises, elle peut cependant conformément à une jurisprudence constante du Conseil d’État, remettre en cause les dépenses qui ne se rattacheraient pas à une gestion normale ou n’auraient pas été exposées dans l’intérêt direct de l’entreprise.

Rappel des faits

L’EURL C a pour objet social la formation continue destinée aux adultes dans le domaine des technologies de l’information.

Dans le cadre d’une convention de trésorerie, la société C détenue à 100% par la société OXF, a consenti en 2006 une avance de trésorerie de 417 153 € à la société OXF.

A la clôture de l’exercice 2008, la créance de la société CEFIM sur la société mère s’élevait à 326 363 €, correspondant au capital non remboursé ainsi qu’aux intérêts dûs.

La société C, estimant qu’il était probable que la société mère ne pût pas rembourser cette créance, a alors constitué une provision pour créance douteuse à hauteur de ce montant de 326 363 €.

A l’issue d’une vérification de comptabilité, le service a remis en cause cette provision pour créance douteuse et l’a réintégrée dans le résultat de l’exercice clos en 2011, premier exercice vérifié.

Après mise en recouvrement de la cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés découlant de ce contrôle, la société a formé une réclamation préalable qui a été rejetée le 18 avril 2017.

Elle a alors demandé au TA d’Orléans de prononcer la décharge des droits auxquels elle a été assujettie au titre de l’exercice clos en 2011.

Par un jugement du 24 mai 2018, le TA d’Orléans a rejeté sa demande.

La société a relèvé appel de ce jugement.

La Cour souligne qu’il appartenait à la société C, compte tenu du montant important de cette avance et de l’absence de garanties en cas de défaut de paiement, de justifier du fait qu’en consentant cette avance, elle a agi dans son intérêt propre.

Pour justifier de la constitution de cette provision, la société C fait valoir :

  • que l’avance de trésorerie accordé à la société mère lui a permis de bénéficier de commandes importantes de la part des autres filiales du groupe et de leur appui pour obtenir des marchés publics importants. La société en déduit qu’en accordant cette avance de trésorerie, elle a agi dans son propre intérêt.
  • qu’elle a agi afin de venir en aide à la société mère qui était alors en difficulté.

Toutefois, pour la Cour :

  • il est constant que la société CEFIM n’entretenait aucune relation commerciale avec la société mère.

« La circonstance que cette avance a bénéficié indirectement aux autres filiales du groupe avec lesquelles elle entretenait des relations commerciales ne saurait être valablement prise en compte pour justifier d’un intérêt commercial propre, l’avance en cause n’ayant pas été consentie au bénéfice de ces filiales. »

  • les difficultés financières de la société mère ne sont apparues qu’en 2007 et 2008.

« La société mère ne se trouvant pas dans une situation financière délicate à la date à laquelle l’avance a été accordée, cet argument ne peut ainsi être valablement retenu. »

« Au demeurant, le seul fait que la société mère était alors propriétaire de la marque C ne suffit pas à justifier du fait que la société C aurait eu un intérêt propre à éviter la liquidation de la société mère. »

Dans ces conditions, la société C ne justifiant pas d’un intérêt propre pour consentir cette avance, la Cour a estimé que c’était à bon droit que l’administration fiscale avait estimé que cette opération était étrangère à une gestion commerciale normale.

Arrêt de la CAA de Nantes du 11 juin 2020, n° 18NT02811

newsletter de Fiscalonline

Article de la rédaction du 15 juin 2020

Publié le mardi 16 juin 2020
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Autres articles associés aux mots clés : 


 



Les articles les plus lus !
Prestations de para-hôtellerie et TVA : le loueur en meublé doit disposer des moyens nécessaires pour répondre aux éventuelles demandes
Résidence principale : une faible consommation d’eau potable fait échec à l’exonération de plus-value
L’exclusion des SCCV du régime de faveur de l’article 210 F du CGI est inconstitutionnelle
Aménagements envisageables de la reforme de la fiscalité des contribuables non-résidents
Plus-value immobilière et construction occasionnelle : la TLE participe du coût de la construction
Libéralités au profit de l’État et de certains établissements publics : Bercy commente les derniers aménagements législatifs
Report d’imposition de la plus-value d’apport de titres : nouveaux aménagements proposés par le Gouvernement
Mise à jour de la charte des droits et obligations du contribuable vérifié
[+ ...]







Tout pour la gestion de mes impôts et de ma fiscalité en un clic
A propos... Plan du site Nos partenaires Conditions générales Tous droits réservés ® 2000/2019/a>