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Proposition
de loi tendant à instituer un taux unique de
TVA de 5,5 % dans la restauration
(Enregistré à la Présidence de l'Assemblée
nationale le 10 avril 2003)
(Renvoyée
à la commission des finances, de l'économie
générale et du plan à défaut de
constitution d'une commission spéciale dans
les délais)
EXPOSÉ
DES MOTIFS
Le
secteur de la restauration constitue le
quatrième employeur privé de France avec 80
000 actifs dont 600 000 salariés. De ce fait,
l'ensemble de cette industrie importante
représente près de 4 % de la population
active. Son chiffre d'affaires s'élève à
225 milliards de francs. L'évolution des
modes de vie, tenant à l'éloignement du lieu
de travail au lieu d'habitation a contribué
au développement des services de
restauration. Ainsi, selon des statistiques
récentes près de 13 % des repas consommés
par les Français sont pris hors de leur
domicile.
Ce
marché représente près de 7 milliards de
prestations contre 1,8 milliard en 1970.
Actuellement ce secteur d'activité est soumis
à deux taux de TVA distincts selon le type de
restauration. Alors que les formes rapides et
collectives de restauration ainsi que les
ventes à emporter de produits alimentaires ou
de plats préparés bénéficient du taux
réduit de TVA à 5,5 %, les ventes à
consommer sur place, parmi lesquelles la
restauration traditionnelle, sont soumises au
taux de 19,6 %. Il en résulte des distorsions
qui handicapent lourdement la restauration
traditionnelle. L
e
passage à un taux unique de 5,5 % aurait un
impact sur plusieurs plans :
-
Sur le plan économique, il se traduirait,
outre le rétablissement de conditions de
concurrence loyale, par une baisse des prix,
et contribuerait à un essor corrélatif de
l'ensemble du secteur. En milieu rural, il
participerait à la lutte contre la
désertification en maintenant les petites
entreprises de ce secteur et les commerces de
proximité. En milieu urbain il assurerait le
maintien du lien social et de la
convivialité. En outre, les professionnels de
la restauration sont confrontés à la
difficile mise en place des 35 heures dans un
secteur où une importante pénurie de main d'œuvre
rend particulièrement complexe la réduction
du temps de travail. Aussi la baisse de la TVA
permettrait-elle d'alléger les contraintes
qui pèsent sur les restaurateurs.
-
Sur le plan juridique, une taxation
uniforme permettrait d'apporter une solution
aux procédures contentieuses auxquelles la
France doit faire face. En effet, il convient
de rappeler que le Conseil d'Etat a déclaré
illégal, à plusieurs reprises, le régime
dérogatoire de TVA appliqué à la
restauration collective d'entreprise et
d'administration. Par ailleurs, le Cour de
justice européenne vient de condamner, par
une décision du 29 mars 2001, le régime
d'exonération de TVA sur les services
toléré dans les domaines de la restauration
et de la coiffure. D'autres procédures
seraient en cours. Bien que la 6e directive
européenne prévoit l'application du taux
normal de TVA à la restauration, il est à
noter que 8 Etats européens bénéficient de
dérogations pour appliquer un taux réduit,
dont le Portugal, depuis 2000.
Ce
taux réduit est donc parfaitement
envisageable en France au regard des règles
de droit communautaire, notre pays pouvant
s'aligner sur les principales destinations
touristiques européennes qui appliquent
déjà un taux réduit à la
restauration.
La
présente proposition de loi, en prévoyant
une entrée en vigueur du taux réduit au 1er
janvier 2002, laisse un délai suffisant au
Gouvernement pour obtenir une dérogation
auprès des instances communautaires.
Le
coût budgétaire de cette mesure devra se
calculer exclusivement sur les 42 % du chiffre
d'affaires global de la restauration
française, hors boissons alcoolisées qui
demeurent soumises au taux de 19,60 %. Il
convient également d'intégrer dans ce calcul
les recettes nouvelles dégagées par la
suppression des régimes dérogatoires, qui
viendraient, en partie, compenser le coût
pour les pouvoirs publics (suppression de
l'exonération de TVA sur le service,
suppression de l'exonération des cantines
d'entreprises et d'administration).
Par
ailleurs, la baisse des prix, à laquelle se
sont engagés les professionnels, se traduira
par une augmentation de la fréquentation et
donc du chiffre d'affaires de la restauration
traditionnelle et populaire, créant par-là
même de nouvelles recettes fiscales. En
conséquence, le coût de cette mesure
pourrait être réduit, dès la première
année, par les effets positifs induits en
terme d'emploi, d'investissement et de relance
du marché.
L'harmonisation
du taux de TVA dans le secteur de la
restauration est la condition indispensable à
la sauvegarde de notre restauration
traditionnelle et populaire, et à la défense
de nos produits agricoles de qualité face à
la concurrence de la restauration
industrielle.
PROPOSITION
DE LOI
Article
ler
Le
a bis de l'article 279 du code général des
impôts est ainsi rédigé " Art. 279
a bis. - Les prestations des ventes à
consommer sur place de produits alimentaires
et de boissons non alcoolisées ainsi que les
recettes provenant de la fourniture des repas
dans les cantines d'entreprises et répondant
aux conditions qui sont fixées par décret.
"
Article
2
Les
dispositions de la présente loi sont
applicables au 1er janvier 2004. Article 3 Les
pertes de recettes pour l'Etat, résultant de
la présente proposition de loi, sont
compensées, à due concurrence, par la
majoration des droits visées aux articles 575
et 575 A du code général des impôts.
N°
791 -Proposition de loi n°791 de MM. Jacques
Godefrain et Alain Marleix tendant à
instituer un taxu unique de TVA de 5,5 % dans
la restauration
O.de.M
publié
le 12/05/03
Proposition
de loi Voisin visant à favoriser le
développement de l'emploi dans la
restauration par l'extension à l'ensemble de
ce secteur du taux réduit de la TVA,
enregistré à la Présidence de l'Assemblée
nationale le 16 janvier 2003 (n°540)
(Renvoyée à la
commission des finances, de l'économie
générale et du plan, à défaut de
constitution d'une commission spéciale dans
les délais prévus par les articles30 et 31
du Règlement.)
EXPOSÉ DES MOTIFS :
L'évolution des modes de
vie, la déconnexion entre lieu de travail et
d'habitation ont contribué au cours des
dernières décennies à un important
développement des services de
restauration.
Aujourd'hui, la
restauration traditionnelle et populaire est
taxée à 19,60 %. Les autres formes de
restauration (rapide, collective du travail)
bénéficient de taux réduit de 5,5 %.
Il en résulte des
distorsions préjudiciables qui handicapent
lourdement la restauration traditionnelle. Il
est donc proposé d'appliquer le taux réduit
de 5,5 % à toutes les formes de restauration.
Une enquête réalisée en
mars 2000 auprès de plus de 3 600
restaurateurs fait apparaître que
l'harmonisation des taux de TVA à un niveau
réduit se traduirait en premier lieu par une
baisse des prix.
Il est de l'intérêt des
professionnels de la restauration
traditionnelle et populaire de faire tout ce
qui leur est possible pour restaurer les
conditions concurrentielles favorables à la
pérennité de leurs établissements.
Dès lors, il est probable
qu'une baisse des prix se traduirait par un
nouvel essor de l'ensemble de la restauration,
et plus particulièrement de la restauration
traditionnelle.
La diminution du taux de la
taxe sur la valeur ajoutée à laquelle ces
prestations sont assujetties le
permettrait.
Elle viendrait, ainsi.
conforter les nombreux commerces de proximité
et de très petites entreprises présentés
dans ce secteur. Implantés en milieu rural,
ils prennent une part essentielle dans la
maintien de l'activité et contribuent à la
mise en oeuvre d'une politique active que l'on
pourrait qualifier de «non-déménagement du
territoire».
En ville, ils assurent le
maintien du lien social et d'une réelle
convivialité s'opposant à l'anonymat qui
caractérise trop souvent la vie
urbaine.
En adoptant le dispositif
proposé, le législateur faciliterait
utilement la survie de ces petites entreprises
souvent fragiles.
II permettrait aussi à ce
secteur de s'engager dans l'ère de la
modernité en développant une véritable
politique de réduction de temps de travail et
d'amélioration des conditions de
travail.
Du point de vue juridique, la
taxation uniforme des différents types de
restauration s'impose. Il convient de rappeler
que le Conseil d'Etat a condamné à plusieurs
reprises les régimes de TVA dérogatoires
applicables à la restauration rapide (arrêt
du 17 mai 2000) et à la restauration
collective et d'entreprise et d'administration
(arrêts du 29 mars 2000 et 28 février
2001).
La Cour de justice
européenne vient également de condamner par
une décision du 29 mars 2001 le régime
d'exonération de TVA sur le service.
D'autres procédures
contentieuses sont en cours.
Toutes ces décisions de
justice condamnent les distorsions de régime
de TVA entre les différentes formes de
restauration. L'application d'un taux unique
de 5,5 % à tout le secteur permettrait donc
une solution à l'ensemble de ces procédures
contentieuses.
Ce taux réduit est
parfaitement possible au regard des régies de
droit communautaire.
Bien que la 6e Directive
européenne prévoit l'application du taux
normal de TVA à la restauration, on note que
huit Etats membres bénéficient de
dérogations pour appliquer un taux réduit à
cette activité.
L'application d'un taux
réduit en France est donc parfaitement
envisageable, notre pays pouvant s'aligner sur
les principales destinations touristiques
européennes qui appliquent un taux réduit à
la restauration.
A titre d'exemple, une
directive dérogatoire du 30 mars 2000 a
validé rétroactivement la possibilité pour
le Portugal d'appliquer un taux réduit à sa
restauration.
La France peut suivre le
même exemple.
Quant au coût budgétaire,
le calcul doit se faire exclusivement sur les
42 % du chiffre d'affaires global de la
restauration française, hors boissons
alcoolisées, qui est effectivement soumis au
taux de 19,60 %.
La baisse de TVA n'aurait
pas vocation à s'appliquer sur les ventes de
boissons alcoolisées qui doivent demeurer
taxées au taux normal de TVA. Par ailleurs,
l'harmonisation du taux de TVA entraînerait
la suppression des régimes dérogatoires,
créant des ressources nouvelles de TVA qui
viendraient en partie compenser le coût pour
les pouvoirs publics (suppression de
l'exonération de TVA sur le service,
suppression de l'exonération des cantines
d'entreprise et d'administration imposée par
le Conseil d'Etat).
Il y a lieu de tenir compte
également de la récupération de la TVA par
les entreprises sur la restauration d'affaire,
imposée par la Cour européenne en septembre
2000. Globalement, la baisse des prix qui
correspond à un engagement de la profession
lié à la diminution du taux de TVA se
traduira par une augmentation de la
fréquentation et donc du chiffre d'affaires
de la restauration traditionnelle et
populaire, créant par là même de nouvelles
recettes fiscales.
Aujourd'hui, l'harmonisation
du taux de TVA dans le secteur de la
restauration est la condition indispensable du
maintien des métiers de la restauration
traditionnelle et populaire française, de la
nécessaire modernisation des conditions
d'exercice de ces activités et de la défense
de nos produits agricoles de qualité face à
la concurrence de la restauration
industrielle.
L'article 279 du code
général des impôts dispose que la TVA est
perçue au taux réduit de 5,5 % sur toute une
série de prestations.
Il est proposé de
rajouter à cette liste, qui comprend déjà
la fourniture de repas dans les cantines
d'entreprise, l'ensemble des prestations de
restauration à consommer sur place, hors
boissons alcoolisées. Je vous invite donc à
adopter la présente proposition de loi.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Le début du a bis de
l'article 279 du code général des impôts
est ainsi rédigé : « a bis. Les
prestations de vente à consommer sur place de
produits alimentaires et de boissons non
alcoolisées ainsi que les recettes provenant
de la fourniture des repas dans les cantines
d'entreprise... (le reste sans changement). »
Article 2
La perte de recettes pour
l'Etat est compensée, à due concurrence, par
la création d'une taxe additionnelle aux
droits visés aux articles 575 et 575 A du
code général des impôts.
Proposition
de loi éditée par le Sénat, disponible à
partir du site http://www.assemblee-nationale.fr
O.de.M
publié
le 03/02/03
Proposition
de loi
(
n° 3234 ) présentée par M. André ASCHIERI,
Député et enregistrée à la Présidence de
l'Assemblée nationale le 16 juillet 2001
visant à favoriser le développement de
l'emploi dans la restauration par l'extension
à l'ensemble de ce secteur du taux réduit de
la TVA.
Après avoir
exposé :
- que l'évolution
des modes de vie, la déconnexion entre lieu
de travail et d'habitation ont contribué, au
cours des dernières décennies, à un important
développement des services de restauration.
- que ce
secteur est le quatrième employeur privé de
France, avec un chiffre d'affaires s'élevant
à 225 milliards de francs.
- qu'
aujourd'hui, la restauration traditionnelle et
populaire est taxée à 19,60 %, alors que les
autres formes de restauration (rapide,
collective du travail) bénéficient de taux réduit
de 5,5 %.
- qu'iI en résulte
des distorsions préjudiciables qui
handicapent lourdement la restauration
traditionnelle.
II est
proposé d'appliquer le taux réduit de 5,5 %
à toutes les formes de restauration.
Monsieur
ASCHIERI, précise également dans l'exposé
de ses motifs :
" Une enquête
réalisée en mars 2000 auprès de plus de 3
600 restaurateurs fait apparaître que l'harmonisation
des taux de TVA à un niveau réduit se
traduirait en premier lieu par une baisse des
prix. Il est de l'intérêt des
professionnels de la restauration
traditionnelle et populaire de faire tout ce
qui leur est possible pour restaurer les
conditions concurrentielles favorables à la pérennité
de leurs établissements.
Dès lors, il
est probable qu'une baisse des prix se
traduirait par un nouvel essor de l'ensemble
de la restauration et plus particulièrement
de la restauration traditionnelle. La
diminution du taux de la taxe sur la valeur
ajoutée à laquelle ces prestations sont
assujetties le permettrait.
Elle serait
particulièrement bien venue au moment de
l'arrivée de l'euro, permettant d'assurer
une modération des prix au moment où tout le
monde craint au contraire une augmentation des
prix.
Elle
viendrait, ainsi, conforter les nombreux
commerces de proximité et de très petites
entreprises présentes dans ce secteur.
Implantés en milieu rural, ils prennent une
part essentielle dans le maintien de l'activité
et contribuent à la mise en oeuvre d'une
politique active que l'on pourrait qualifier
de « non déménagement du territoire » . En
ville, ils assurent le maintien du lien social
et d'une réelle convivialité s'opposant à
l'anonymat qui caractérise trop souvent la
vie urbaine.
En adoptant
le dispositif proposé, le législateur
faciliterait utilement la survie de ces
petites entreprises souvent fragiles. Par
ailleurs, près de 85 % des restaurateurs
investiraient pour améliorer la qualité des
prestations offertes et plus de 80 % des
entreprises sont prêtes à embaucher au moins
une personne par établissement. On sait qu'il
existe en effet un fort potentiel d'emplois
dans l'hôtellerie restauration et l'on peut
estimer au minimum à 40 000 le nombre
d'emplois supplémentaires susceptibles d'être
créés dès la première année grâce à une
baisse de TVA à 5,5 %.
En outre,
une baisse de TVA permettrait de lutter
efficacement contre les activités et revenus
dissimulés. Elle permettrait aussi à ce
secteur de s'engager dans l'ère de la
modernité en développant une véritable
politique de réduction de temps de travail et
d'amélioration des conditions de travail.
D'un point
de vue juridique, la taxation uniforme des
différents types de restauration s'impose.
Il convient de rappeler que le Conseil d'Etat
a condamné à plusieurs reprises les régimes
de TVA dérogatoires applicables à la
restauration rapide (arrêt du 17 mai 2000) et
à la restauration collective d'entreprise et
d'administration (arrêts du 29 mars 2000 et
28 février 2001). La Cour de justice européenne
vient également de condamner par une décision
du 29 mars 2001 le régime d'exonération de
TVA sur le service. D'autres procédures
contentieuses sont en cours.
Toutes ces décisions
de justice condamnent les distorsions de régime
de TVA entre les différentes formes de
restauration. L'application d'un taux unique
de 5,5 % à tout le secteur permettrait donc
une solution à l'ensemble de ces procédures
contentieuses. Ce taux réduit est
parfaitement possible au regard des régies de
droit communautaire. Bien que la 6e Directive
européenne prévoit l'application du taux
normal de TVA à la restauration, on note que
8 Etats membres bénéficient de dérogations
pour appliquer un taux réduit à cette
activité. L'application d'un taux réduit en
France est donc parfaitement envisageable,
notre pays pouvant s'aligner sur les
principales destinations touristiques européennes
qui appliquent un taux réduit à la
restauration, à l'exception de la France. A
titre d'exemple, une directive dérogatoire du
30 mars 2000 a validé rétroactivement la
possibilité pour le Portugal d'appliquer un
taux réduit à sa restauration.
La France peut
suivre le même exemple.
La présente
proposition de loi, en adoptant une entrée en
vigueur du taux réduit au 1er janvier 2002,
laisse un délai suffisant au Gouvernement
pour obtenir une dérogation auprès des
instances communautaires. Quant au coût budgétaire,
le calcul doit se faire exclusivement sur les
42 % du chiffre d'affaires global de la
restauration française, hors boissons
alcoolisées, qui est effectivement soumis au
taux de 19,60 %. La baisse de TVA n'aurait pas
vocation à s'appliquer sur les ventes de
boissons alcoolisées qui doivent demeurer taxées
au taux normal de TVA.
Par
ailleurs, l'harmonisation du taux de TVA entraînerait
la suppression des régimes dérogatoires, créant
des ressources nouvelles de TVA qui
viendraient en partie compenser le coût pour
les pouvoirs publics (suppression de
l'exonération de TVA sur le service,
suppression de l'exonération des cantines
d'entreprises et d'administration imposée par
le Conseil d'Etat).
Il y a lieu de
tenir compte également de la récupération
de la TVA par les entreprises sur la
restauration d'affaire, imposée par la Cour
européenne en septembre 2000. Globalement, la
baisse des prix qui correspond à un
engagement de la profession lié à la
diminution du taux de TVA, se traduira par une
augmentation de la fréquentation et donc du
chiffre d'affaires de la restauration
traditionnelle et populaire, créant par là-même
de nouvelles recettes fiscales. En outre,
cette disposition se traduira de manière
incontestable par des créations d'emploi,
venant alléger les charges pesant sur nos régimes
sociaux et accroître les ressources. On peut
donc affirmer que le coût serait compensé
quasi intégralement dès la première année
par les effets positifs induits en terme
d'emploi, d'investissement et de relance du
marché.
Aujourd'hui,
l'harmonisation du taux de TVA dans le secteur
de la restauration est la condition
indispensable du maintien des métiers de la
restauration traditionnelle et populaire française,
de la nécessaire modernisation des conditions
d'exercice de ces activités et de la défense
de nos produits agricoles de qualité face à
la concurrence de la restauration
industrielle.
L'article 279
du Code général des impôts dispose que la
TVA est perçue au taux réduit de 5,5 % sur
toute une série de prestations. Il est
proposé de rajouter à cette liste, qui
comprend déjà la fourniture de repas dans
les cantines d'entreprises, l'ensemble des
prestations de restauration à consommer sur
place hors boissons alcoolisées. Je vous
invite donc à adopter la présente
proposition de loi.
Sa
proposition de loi est la suivante :
Article 1er
A compter du
1er janvier 2002 le début du a bis de
l'article 279 du Code général des impôts
est ainsi rédigé : « a bis. - les
prestations de vente à consommer sur place de
produits alimentaires et de boissons non
alcoolisées ainsi que les recettes provenant
de la fourniture des repas dans les cantines
d'entreprises ... » (le reste sans
changement)
Article 2
La perte de
recettes pour l'Etat est compensée à due
concurrence, par la création d'une taxe
additionnelle aux droits visés aux articles
575 et 575A du Code général des impôts.
Cette
proposition de loi s'inscrit dans un vaste
mouvement de nos députés visant à favoriser
le développement de l'emploi dans la
restauration par l'extension à l'ensemble de
ce secteur du taux réduit de la TVA.
- Proposition
de loi de M. Jean-Michel Ferrand ( n°
3195 ) déposée le 26 juin 2001 et tendant à
l'application du taux réduit de TVA dans le
secteur de la restauration traditionnelle .
- Proposition
de loi de M. Louis Guédon ( n° 3194 ) déposée
le 26 juin 2001 et visant à appliquer le taux
réduit de TVA à l'ensemble du secteur de la
restauration
- Proposition
de loi de M. Jacques Godfrain ( n° 3193 ) déposée
le 26 juin 2001 et tendant à instituer un
taux unique de TVA de 5,5 % dans la
restauration
- Proposition
de loi de M. Christian Estrosi ( n° 3192 ) déposée
le 26 juin 2001 et visant à favoriser le développement
de l'emploi dans la restauration par
l'extension à l'ensemble de ce secteur du
taux réduit de la TVA
- Proposition
de loi de M. Pierre- Christophe Baguet ( n°
3188 ) déposée le 26 juin 2001et visant à
appliquer le taux réduit de TVA à
l’ensemble du secteur de la restauration
- Proposition
de loi de M. Yves Nicolin ( n° 3188 ) déposée
le 26 juin 2001 et visant à harmoniser et à
réduire le taux de TVA applicable à
l’ensemble du secteur de la restauration.
N.B
publié
le 27/08/01
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