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Projet
de loi de finances pour 2006 :
les sénateurs ont voté le 10 décembre
dernier une réforme de la taxe
professionnelle prévoyant notamment les
conditions de prise en charge des
augmentations par l'Etat
Le
Sénat a adopté le 10 décembre dernier, lors
de l'examen du projet de budget pour 2006, la
réforme de la taxe professionnelle en
l'ajustant de façon à permettre une plus
grande prise en charge de l'Etat des
augmentations de cette taxe, lors de l'examen
du projet de budget pour 2006. Le plafonnement
de la taxe professionnelle (TP) à 3,5% de la
valeur ajoutée pour toutes les entreprises prévu
dans cette réforme ne change pas. En
revanche, les sénateurs ont modifié les
conditions de prise en charge des
augmentations de TP par l'Etat. La Haute
Assemblée distingue entre communes, départements
et régions en leur laissant le choix du taux
de TP le plus faible, entre trois options.
Ainsi, les communes auront le choix entre le
taux 2005, le taux 2004 + 5,5% et le taux de
l'année d'imposition. Les départements
devront choisir entre le taux 2005, le taux
2004 + 7,3% et le taux de l'année
d'imposition, et les régions entre le taux
2005, le taux 2004 + 5,1% et le taux de l'année
d'imposition.
Le
projet de loi de finances est disponible à
l'adresse :
http://www.senat.fr/dossierleg/pjlf2006.html
publié
le 19/12/05
Loi
du 23 février 2005 relative
au développement des territoires ruraux (loi
n°n° 2005-157 J.O n° 46 du 24 février 2005
page 3073)
Adoptée
définitivement le 10 février dernier la loi
relative au développement des territoires
ruraux a été prmulguée le 23 février 2005.
Cette loi institue un ensemble de mesures
destinées à développer l'activité économique
de ces zones.
Ainsi,
l'exonération de taxe professionnelle,
auparavant réservée aux créations d'activités
commerciales et aux reprises d'activités
commerciales et artisanales, a été étendue
aux reprises d'activités libérales.
De
même, l'exonération d'imposition sur le
revenu bénéficiera désormais aux créations
d'activités libérales durant quatorze ans,
contre sept auparavant. Ainsi, les ZRR
deviendront fiscalement très attractives.
Dans
le domaine du foncier et du bâti, le
dispositif d'amortissement exceptionnel sur
l'immobilier industriel, étendu aux travaux
de rénovation, a été prolongé jusqu'en
2007 ; l'exonération de charges sur le
foncier bâti a été portée de deux à cinq
ans.
Par
ailleurs, pour les logements acquis et rénovés
avec une aide financière de l'Agence
nationale pour l'amélioration de l'habitat,
nous avons institué pour quinze ans une exonération
de taxe foncière sur les propriétés bâties,
ainsi qu'une déduction forfaitaire de 40 %
des revenus locatifs bruts tirés des
logements acquis neufs en ZRR.
Enfin,
le périmètre à l'intérieur duquel ces exonérations
seront applicables a été élargi de près de
10 %, ce qui illustre notre volonté d'aider
les zones les plus fragiles à se dégager de
la spirale du déclin et de la désertification.
Le
soutien fiscal au tourisme en milieu rural a
été renforcé : la réduction d'impôt sur
le revenu, autrefois réservée aux seules résidences
de tourisme, bénéficiera également aux
villages résidentiels et aux meublés de
tourisme (l'obligation de disposer d'un permis
de construire pour en bénéficier a été
supprimée et le dispositif a été prorogé
jusqu'en 2010).
Les
mesures fiscales prévues pour faciliter la
vie des agriculteurs ont été complétées
par l'introduction d'un « coefficient
multiplicateur », très attendu par la
profession, pour réguler les prix des fruits
et légumes en période de crise...
La
loi est éditée à l'adresse :
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=AGRX0300111L
publié
le 07/03/05
Proposition
de loi n°1950 Houssin du 24 novembre 2004, visant
à exonérer de taxe professionnelle les
débitants de tabac frontaliers
EXPOSÉ
DES MOTIFS
Les
hausses du prix du tabac successives ont
durement affecté les buralistes, et plus
particulièrement ceux établis dans les zones
frontalières. Si ces mesures étaient
justifiées par des motifs légitimes de
santé publique, elles ont eu pour
conséquence d'aggraver les difficultés que
connaissent un grand nombre de débitants de
tabac.
Or,
on constate que l'augmentation de la
fiscalité sur le tabac ne dissuade pas tous
les consommateurs, et que beaucoup de fumeurs
résidant dans des zones frontalières
achètent dorénavant leurs cigarettes à
l'étranger. Ainsi, les buralistes sont
touchés de façon très inégale par la
hausse du prix du tabac. On constate une
baisse du volume des ventes de 18,24 %
seulement dans les Côtes d'Armor, mais de
plus de 40 % dans le Nord. Il est bien
évident que ce chiffre n'est malheureusement
dû qu'en petite partie à la baisse du nombre
de fumeurs.
En
conséquence, il apparaît nécessaire de
soutenir les buralistes frontaliers, dont le
chiffre d'affaires est très affecté par la
chute significative du volume des ventes. Les
débitants de tabac, commerces de proximité,
parfois uniques pourvoyeurs d'un service
public dans les zones rurales, ont besoin
d'être soutenus.
Il
est donc proposé d'alléger leur fardeau
fiscal en les exonérant de taxe
professionnelle. Cette mesure, qui n'aurait
pas d'impact sur le prix du tabac, n'entre
donc pas en contradiction avec les objectifs
de santé publique poursuivis à juste titre
par le gouvernement. Elle aurait pour effet de
soulager le chiffre d'affaires des débitants
de tabac frontaliers, dont le dynamisme est
essentiel à la vie de nos communes.
PROPOSITION
DE LOI
Article
1er
Après
l'article 1464 H du code général des impôts
est inséré un article ainsi rédigé :
" Art. 1464 I. - Par une délibération
de portée générale prise dans les
conditions prévues à l'article 1639 A bis,
les collectivités territoriales ou leurs
groupements dotés d'une fiscalité propre
peuvent exonérer de la taxe professionnelle
les débitants de tabac établis en zone
frontalière.
"
La zone frontalière comprend toutes les
communes situées entre la frontière et une
ligne tracée à une distance de vingt
kilomètres de cette frontière, étant
entendu que les communes traversées par cette
ligne sont incorporées dans la zone.
"
La délibération porte sur la totalité de la
part revenant à chaque collectivité ou
groupement. Les délibérations prises par les
conseils municipaux s'appliquent à la
cotisation de péréquation de la taxe
professionnelle.
"
Pour bénéficier de l'exonération, les
débitants de tabac visés au premier alinéa
doivent apporter les justifications relatives
à leur zone d'établissement au service des
impôts compétent. "
Article
2
Les
pertes de recettes éventuelles pour les
collectivités locales qui pourraient
résulter de l'application de la présente loi
sont compensées par le relèvement à due
concurrence de la dotation globale de
fonctionnement. Article 3 Les charges
éventuelles pour l'Etat qui pourraient
résulter de l'application de la présente loi
sont compensées par le relèvement à due
concurrence de la taxe visée à l'article 991
du code général des impôts.
http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/propositions/pion1950.pdf
publié
le 13/12/04
Exonération
de la taxe professionnelle des outillages de
manutention portuaire (
article 68 de la loi de finances 2001)
L'article 68
de la LF 2001 insère un article 1464 G dans
le CGI qui dispose que Dans les ports
maritimes où le maintien du transit portuaire
impose la modernisation et la rationalisation
des opérations de manutention, les
collectivités territoriales et les
établissements publics de coopération
intercommunale dotés d'une fiscalité propre
peuvent, par une délibération de portée
générale prise dans les conditions prévues
au premier alinéa du I de l'article 1639 A
bis, exonérer de la taxe professionnelle due
au titre des années 2001 à 2006 la valeur
locative des outillages, équipements et
installations spécifiques de manutention
portuaire exploités au 31 décembre 2000,
ainsi que de ceux acquis ou créés en
remplacement de ces équipements, et
rattachés à un établissement d'une
entreprise de manutention portuaire situé
dans le ressort d'un port exonéré de taxe
professionnelle en application du 2o de
l'article 1449.
La
liste des ports concernés ainsi que les
caractéristiques des outillages, équipements
et installations spécifiques visés ci-dessus
sont fixées par arrêté du ministre chargé
du budget et du ministre chargé des ports.
Les entreprises qui entendent bénéficier de
ces dispositions doivent déclarer, chaque
année, au service des impôts, les éléments
entrant dans le champ d'application de
l'exonération. Pour l'année 2001, les
délibérations des collectivités
territoriales ou des établissements publics
de coopération intercommunale doivent
intervenir au plus tard au 31 janvier 2001 et
les entreprises doivent déclarer, au plus
tard le 15 février 2001, pour chacun de leurs
établissements, les éléments entrant dans
le champ de l'exonération.
publié
le 12/03/01
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