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Veille législative
Taxes diverses
 

Proposition de loi n° 964 de M. Marc Lefur tendant à supprimer la redevance de l'audiovisuel

Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 25 juin 2003

(Renvoyée à la commission des finances, de l'économie générale et du plan, à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais prévus par les articles30 et 31 du Règlement.)

EXPOSÉ DES MOTIFS

Instituée en 1949, la redevance pour droit d'usage des postes de télévision ne se justifie plus. A l'époque de sa création, les téléviseurs étaient rares et un seul choix s'offrait aux téléspectateurs : le service public de l'audiovisuel. Il était alors logique que les bénéficiaires de ce service en paient le prix et ne le fassent pas supporter à leurs concitoyens.

Aujourd'hui, le taux d'équipement des foyers français est proche de 100 %.

Par ailleurs, les chaînes publiques ne sont plus seules sur le marché. Le lien entre le téléspectateur et l'audiovisuel public s'est ainsi distendu avec le développement des chaînes privées, qu'elles soient diffusées par voie hertzienne, par le câble ou par satellite. Au demeurant, la plupart des téléspectateurs seraient bien en peine de définir la spécificité des chaînes du service public : d'une part, parce qu'elles disposent de la possibilité d'émettre de la publicité et, d'autre part, du fait de leur intégration dans les offres commerciales des différents opérateurs.

En outre, cet impôt est l'un des plus fraudés, avec un taux d'impayés de 16,7 %, dont 10,9 % dans les résidences principales et 65,9 % dans les résidences secondaires. Il manque également de lisibilité en raison d'un régime d'exonération d'une rare complexité. Enfin, son coût de gestion est particulièrement élevé.

Dès lors que l'audiovisuel public peut trouver d'autres sources de financement, il est souhaitable de supprimer cet « impôt archaïque, injuste et coûteux à gérer », pour reprendre les termes employés dans le rapport de la mission d'évaluation et de contrôle de l'Assemblée nationale sur le recouvrement de l'impôt (n° 2543 du 12 juillet 2000).

Les quelques 1 500 fonctionnaires de la comptabilité publique chargés pour l'essentiel du recouvrement de cet impôt pourraient utilement être redéployés dans d'autres services.

Tel est l'objet de la présente proposition de loi.

L'article 1er supprime les dispositions relatives à la redevance inscrites à l'article 53 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, dont la rédaction est issue de la loi n° 2000-719 du 1er août 2000, et à l'article 32 de la loi de finances pour 2001.

L'article 2 abroge, dans le code général des impôts, les dispositions législatives concernant la taxe sur la valeur ajoutée applicable à la redevance pour droit d'usage des appareils récepteurs de télévision.

L'article 3 tire les conséquences de la suppression de la redevance en abrogeant les articles de la loi n° 82-862 du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle concernant :

- l'obligation imposée aux commerçants de faire souscrire par leurs clients une déclaration à l'occasion de la vente d'un téléviseur (art. 94) ;

- le droit pour les agents assermentés du service de la redevance de se faire communiquer les documents comptables détenus par les commerçants (art. 95) ;

- LES SANCTIONS APPLICABLES EN CAS D'INFRACTION AUX DISPOSITIONS PRÉCÉDENTES (ART. 96).

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

I. - L'article 53 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication est ainsi modifié :

- le premier et le dernier alinéas du III sont supprimés ;

- le V est supprimé.

II. - L'article 32 de la loi de finances pour 2001 (n° 2000-1352 du 30 décembre 2000) est abrogé.

Article 2

I. - L'avant-dernier alinéa (18°) de l'article 257 du code général des impôts est supprimé.

II. - L'article 281 nonies du code général des impôts est abrogé.

Article 3

Les articles 94, 95 et 96 de la loi n° 82-652 du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle sont abrogés.

Article 4

Les pertes de recettes résultant pour l'Etat de l'application de la présente loi sont compensées, à due concurrence, par la création d'une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

proposition de loi éditée par le site www.assemblée-nat.fr

publié le 07/07/03

                                                           

Proposition de loi de M. Georges TRON visant à supprimer la redevance pour droit d'usage des appareils récepteurs de télévision, enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 28 novembre 2002 sous le n° 409.

Instituée en 1949, la redevance pour droit d'usage des postes de télévision suscite de plus en plus l'incompréhension de nos concitoyens. 

Elle apparaît non seulement impopulaire mais aussi obsolète. Autant la perception annuelle d'une taxe sur l'utilisation d'un téléviseur pouvait se concevoir quand cet appareil était rare et donnait accès aux seules chaînes publiques, autant elle semble injustifiée quand la quasi-totalité des foyers est équipée et que le lien entre le téléspectateur et l'audiovisuel public s'est distendu avec le développement des chaînes privées, qu'elles soient diffusées par vole hertzienne, par le câble ou par satellite. 

En outre, le système en vigueur fait l'objet de nombreuses critiques, parmi lesquelles on peut citer la fixation d'un taux non progressif, un régime d'exonération d'une rare complexité et un coût de gestion particulièrement élevé. 

Dès lors que l'audiovisuel public peut trouver d'autres sources de financement, il est souhaitable de supprimer cet « impôt archaïque, injuste et coûteux à gérer », pour reprendre les termes employés dans le rapport de la mission d'évaluation et de contrôle de l'Assemblée nationale sur le recouvrement de l'impôt (n° 2543 du 12 juillet 2000). 

Tel est l'objet de la présente proposition de loi. 

L'article 1er supprime les dispositions relatives à la redevance inscrites à l'article 53 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, dont la rédaction est issue de la loi n° 2000-719 du 1er août 2000, et à l'article 32 de la loi de finances pour 2001. 

L'article 2 abroge, dans le code général des impôts, les dispositions législatives concernant la taxe sur la valeur ajoutée applicable à la redevance pour droit d'usage des appareils récepteurs de télévision. 

L'article 3 tire les conséquences de la suppression de la redevance en abrogeant les articles de la loi n° 82-862 du 29 juillet 1982 sur la communication audiovisuelle concernant : 

  • l'obligation imposée aux commerçant de faire souscrire par leurs clients une déclaration à l'occasion de la vente d'un téléviseur (art. 94); 

  • le droit pour les agents assermentés du service de la redevance de se faire communiquer les documents comptables détenus par les commerçants (art. 95) ; 

  • les sanctions applicables en cas d'infraction aux dispositions précédentes (art. 96). 

L'article 4 prévoit de remplacer le produit de la redevance par le produit des jeux affecté au budget général de l'Etat (pari mutuel, loto national, loto sportif et loterie nationale)

Vous pouvez retrouver le texte de la proposition de loi, édité  par Assemblée Nationale, à l'adresse : http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/propositions/pion0409.pdf

 O.de.M

publié le 09/12/02

                                                           

Proposition de loi visant à supprimer la redevance pour droit d'usage des appareils récepteurs de télévision enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 24 septembre 2002 (n°227).

Contenu de la proposition

Plusieurs députés ont présenté devant l'assemblée nationale une proposition tendant à à supprimer la redevance pour droit d'usage des appareils récepteurs de télévision qui a été renvoyée la commission des finances, de l'économie générale et du plan.

Ces députés estiment que cette redevance pour droit d'usage des postes de télévision instituée en 1949 est impopulaire et obsolète et qu'elle ne semble plus justifiée dans la mesure où la quasi-totalité des foyers est équipée et que le lien entre le téléspectateur et l'audiovisuel public s'est distendu avec le développement des chaînes privées. 

Ils appuient également leur demande sur le fait que cette redevance est devenue l'un des impôts les plus mal assis, et les plus fraudés, avec un taux d'impayés de 16,7 %, dont 10,9 % dans les résidences principales et 65,9 % dans les résidences secondaires. 

Enfin ils justifient la disparition de cette redevance par le fait qu'elle manque de lisibilité en raison d'un régime d'exonération d'une rare complexité et que son coût de gestion est particulièrement élevé.

Vous pouvez retrouver l'exposé des motifs et le texte de la proposition de loi à l'adresse : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0227.asp

 N.B

publié le 21/10/02

 


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