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Proposition
de loi de Jean
Louis MASSON du 15 octobre 2002 tendant
à rendre déductible la TVA payée par les
entreprises pour l'achat de véhicules
électriques ou de moins de trois mètres (n°
22).
Afin
d'améliorer l'environnement et le cadre de
vie, des mesures fortes sont indispensables
en matière d'automobile. En particulier,
des incitations fiscales pourraient être un
levier très efficace pour diminuer la
pollution atmosphérique tout en réduisant
les encombrements.
Deux
catégories de véhicules récemment
apparues sur le marché méritent à cet
égard le soutien et les encouragements de
la collectivité nationale : les voitures
électriques et les très petites voitures
de moins de trois mètres.
Dès à
présent, certaines villes fixent des tarifs
réduits pour le stationnement des voitures
de moins de trois mètres de long.
D'autres
villes consentent également une réduction
pour les voitures électriques.
L'Etat ne
doit pas être à la traîne. Les
impératifs environnementaux lui commandent
de participer au dispositif d'incitation et
la fiscalité lui en offre le moyen.
Lors de la
discussion au Sénat du projet de loi de
finances pour 2002, un débat a été
amorcé par l'auteur de la présente
proposition (séance du 10 décembre 2001)
autour des modalités de déductibilité de
la TVA pour les véhicules d'entreprise.
Dans son prolongement, il convient de
modifier sans plus attendre l'article 237 de
l'annexe II du Code général des impôts
afin de rendre déductible la TVA payée par
les entreprises pour l'achat de véhicules
fonctionnant à l'électricité ou de moins
de trois mètres.
Tel est le
but de la présente proposition de loi qui a
pour objet de modifier le 2 de l'article 273 du
Code général des impôts.
Selon cette
article, des décrets en Conseil d'Etat
peuvent édicter des exclusions ou des
restrictions de TVA et définir des règles
particulières, soit pour certains biens ou
certains services, soit pour certaines
catégories d'entreprises. Ils peuvent
apporter des atténuations aux conséquences
des principes définis à l'article 271,
notamment lorsque le redevable aura
justifié de la destruction des
marchandises.
Il
est proposer d'insérer à la suite les
dispositions suivantes :
Toutefois
ces exclusions ne concernent pas :
- Les
voitures ou les triporteurs affectés de
façon exclusive aux activités de
l'entreprise et dont la longueur est
inférieure à trois mètres ;
- Les
voitures ou les triporteurs affectés de
façon exclusive aux activités de
l'entreprise et qui fonctionnent à
l'électricité ».
Les
pertes de recettes résultant du I sont
compensées à due concurrence par une
augmentation de la taxe intérieure de
consommation sur les produits pétroliers.
Le texte
in extenso de la proposition de loi est
disponible sur le site du Sénat à l'adresse
suivante :
http://www.senat.fr/leg/ppl02-022.html
O.de.M
publié
le 18/11/02
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