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Prud’hommes : montants minimum et maximum des indemnités de licenciement
Article de la rédaction du 9 juin 2015
mardi, 9 juin 2015
/ Administrateur

Prud’hommes : montants minimum et maximum des indemnités de licenciement

Manuel Valls a présenté aujourd’hui un ensemble de mesures conçues pour répondre aux préoccupations quotidiennes et aux besoins concrets des TPE et des PME afin de notamment de lever les freins à l’emploi.

La mesure n°7 vise à ainsi réduire l’insécurité juridique liée aux contentieux sur les licenciements.

Le premier ministre constate que « l’absence de plafonds pour les indemnités prononcées par les conseils des prud’hommes pour réparation de l’absence de cause réelle et sérieuse du licenciement est préjudiciable :

  • à l’emploi, car face à l’incertitude financière attachée au risque de rupture du contrat de travail, certains employeurs hésitent à recruter ;
  • à l’employeur, qui peut se voir infliger des paiements dépassant sa capacité financière et le déséquilibrer globalement à l’occasion d’une affaire individuelle ;
  • au salarié, qui dans le cadre d’une procédure parfois longue, a besoin de savoir à l’avance quelles sont ses perspectives à terme, compte tenu des montants concernés. »

Partant, la mesure proposée d’encadrer le montant des indemnités prononcées pour les licenciements dénués de cause réelle et sérieuse.

Ce montant s’ajoute aux indemnités légales ou conventionnelles de licenciement qui demeureront inchangées.

Les atteintes graves au droit du travail ne seront pas soumises à plafonnement : discrimination, non-respect de l’égalité professionnelle, harcèlement, harcèlement sexuel, témoignage de corruption, femme enceinte, accident du travail ou maladie professionnelle, aptitude/inaptitude, salarié protégé et droit de grève.

En cas de défaut de cause réelle et sérieuse, les indemnités accordées par le juge en complément des indemnités de licenciement qui demeurent identiques, seront encadrés dans les conditions suivantes :

Indemnité (en mois de salaire) pour un salarié d’une entreprise d’au moins 30 salariés Indemnité (en mois de salaire) pour un salarié d’une entreprise de moins de 20 salariés
Le salarié a moins de deux ans d’ancienneté dans l’entreprise Indemnité maximale égale à 1/6 de mois par mois d’ancienneté (Soit 2 mois de salaire pour 1 an d’ancienneté, 4 mois pour 2 ans) Indemnité maximale égale à 1/12 de mois par mois d’ancienneté (Soit 1 mois de salaire pour 1 an d’ancienneté, 2 mois pour 2 ans)
Le salarié a entre deux ans et quatorze ans d’ancienneté dans l’entreprise Minimum : 4 mois et Maximum : 10 mois Minimum : 2 mois et Maximum : 6 mois
A partir de 15 ans d’ancienneté dans l’entreprise Minimum : 4 mois et Maximum : 20 mois Minimum : 2 mois et Maximum : 12 mois

Exemple :

S’agissant du vice de forme, il ne remettra plus en cause le caractère réel et sérieux du licenciement et fera l’objet d’une indemnisation du salarié forfaitaire d’un mois de salaire.

Calendrier de mise en œuvre

Ces nouvelles mesures s’appliqueront aux ruptures de contrat de travail survenues postérieurement à l’entrée en vigueur de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques.

Nature du texte

Cette mesure est d’ordre législatif. Elle fera l’objet d’un amendement dans le cadre du projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques.

source : Gouvernement.fr