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Loi de finances pour 2008
Projet de loi de finances pour 2008
 

Dossier de presse du 26 septembre 2007 en relatif aux principales dispositions fiscales de la loi de finances pour 2008 

Crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt

Le gouvernement a pris acte de la décision du Conseil constitutionnel du 16 août 2007 qui considère que le crédit d'impôt accordé pour la construction ou l’acquisition d’une habitation principale après l’entrée en vigueur de la loi tend à favoriser la propriété et répond à un but d’intérêt général, tout en estimant que la mesure ne pouvait s’appliquer à des prêts accordés il y a plusieurs années. 

Il entend poursuivre l’effort entrepris en faveur de l’accession du plus grand nombre à la propriété. Partant du constat que la charge d’intérêts est à son maximum la première année de remboursement d’un emprunt immobilier, il est proposé d’améliorer la situation financière des ménages en atténuant davantage le poids des premiers remboursements sur leur pouvoir d’achat. 

À cette fin, le taux du crédit d’impôt pour les intérêts payés au titre de la première annuité de remboursement serait porté de 20 % à 40 %.

http://www.budget.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/plf2008/dispositions_fiscales/01-credit_impot.pdf

 

Crédit d'impôt recherche

-déplafonnement du crédit d’impôt (suppression de sa limitation actuelle à 16 millions d’euros) qui permettrait de prendre en compte 100 % des dépenses de recherche ; 

- le taux du crédit d’impôt, qui serait porté à 30 % jusqu’à 100 millions d’€ de dépenses de recherche (puis 5 % au-delà de ce seuil). disparition corrélative des parts en accroissement et part en volume ; 

- la majoration du taux à 50 % lorsque les entreprises bénéficient du CIR pour la première fois ou n’en n’ont pas bénéficié au cours des cinq années précédant leur demande. 

- le délai de réponse de l’administration à une entreprise qui demande si son projet de dépenses de recherche est éligible au dispositif du crédit d’impôt (rescrit) serait ramené de 6 à 3 mois ; 

-  le dispositif de contrôle fiscal sur demande, prévu à l’article L. 13 C du LPF, serait étendu à l’ensemble des entreprises, sans condition de chiffre d’affaires, lorsque leur demande porterait sur l’application du CIR à leurs dépenses de recherche. Ce dispositif permettrait de répondre aux difficultés rencontrées par les entreprises à déposer une demande de rescrit sur leur projet de recherche à un moment où ce dernier n’est pas complètement finalisé.

http://www.budget.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/plf2008/dispositions_fiscales/03-reforme_cr%E9dit_impot_recherche.pdf

 

Aménagement de la fiscalité des brevets

Il est proposé que l’imposition de la plus-value puisse être reportée sans limite jusqu’à la date de la cession de ses titres par l’inventeur ou jusqu’à la date de cession du brevet par la société si elle est antérieure. 

Par ailleurs, la cession du brevet par la société mettrait fin au report car elle rompt le lien particulier qui unit l’inventeur à la société bénéficiaire de l’apport que le législateur souhaite encourager le temps nécessaire au développement du brevet. 

Pour renforcer ce lien, il serait instauré un abattement annuel pour durée de détention des droits sociaux égal à un tiers de la plus-value d’apport au-delà de la cinquième année de détention, ce qui aboutirait à une exonération totale de la plus-value en report au terme de la huitième année suivant celle de réalisation de l’apport. 

Enfin, divers aménagements sont proposés pour maintenir le report d’imposition en cas de transmission à titre gratuit des droits reçus lors de l’apport ou d’échange de ces droits à l’occasion d’une fusion ou d’une scission de la société ayant reçu le brevet. 

Ces nouvelles dispositions s’appliqueraient aux apports réalisés à compter du 26 septembre 2007.

http://www.budget.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/plf2008/dispositions_fiscales/04-propriete_intellectuelle.pdf

 

Création de la jeune entreprise universitaire

Pour encourager la création d’entreprises par les étudiants et la valorisation économique des travaux de recherche accomplis au sein des établissements d’enseignement supérieur, il est proposé d’étendre le bénéfice du régime fiscal et social des JEI aux jeunes entreprises universitaires (JEU). 

Le dispositif de la JEU, analogue dans ses effets à celui de la JEI, concernerait les PME dont le dirigeant ou l’associé est un étudiant, un jeune diplômé, un enseignant ou un chercheur d’un établissement d’enseignement supérieur public ou privé et qui a pour activité principale la valorisation de travaux de recherche auxquels ce dirigeant ou cet associé a participé, au cours de sa scolarité ou dans l’exercice de ses fonctions au sein de l’établissement d’enseignement supérieur. La condition tenant à la réalisation de 15 % de dépenses de recherche ne serait pas exigée pour ces JEU. 

Les conditions de la valorisation des travaux de recherche seraient précisées dans une convention signée entre l’établissement d’enseignement supérieur et l’entreprise. Les JEU bénéficieraient de l’ensemble des exonérations prévues pour les JEI. 

Cette mesure s’appliquerait aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2008.

http://www.budget.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/plf2008/dispositions_fiscales/05-zone_franche_universitaire.pdf

 

Moderniser la fiscalité des dividendes

Il est proposé d’instituer un prélèvement forfaitaire à la source sur certains dividendes perçus par les personnes physiques fiscalement domiciliées en France. 

Ce nouveau prélèvement sur les dividendes, libératoire de l’impôt sur le revenu, s’appliquerait sur option du contribuable, c’est-à-dire lorsque cette imposition lui serait plus favorable que l’imposition au barème. 

Le taux de ce prélèvement forfaitaire serait fixé à 16 %, comme celui des plus-values de cession de titres. 

La mesure concernerait tous les dividendes de sociétés françaises ou étrangères, éligibles à l’abattement de 40 %. 

L’option pour le prélèvement forfaitaire libératoire ne serait toutefois pas autorisée pour les contribuables détenant, avec les membres de leur famille, une participation substantielle dans le capital de la société distributrice. 

http://www.budget.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/plf2008/dispositions_fiscales/06-moderniser_fiscalite.pdf

 

Harmonisation et assouplissement du régime fiscal des pactes d'actionnaire

Exonération des droits de mutation en cas de transmission des titres de sociétés 

Afin de prendre en compte les décès prématurés, situations dans lesquelles le défunt n’a pas pu organiser la transmission de ses titres et pour ne pas contraindre une personne qui remplit seule les seuils requis pour la conclusion d’un engagement collectif de conservation de trouver un cosignataire, il est proposé : 

- d’une part, de permettre aux héritiers de conclure ensemble ou avec d'autres associés un engagement collectif de conservation dans les six mois qui suivent le décès, lorsque les seuils ne sont pas individuellement atteints ;

 - et d’autre part, de réputer acquis l’engagement collectif de conservation lorsqu’une personne seule (le défunt ou le donateur) respecte depuis deux ans au moins les seuils de contrôle de 20 % et 34 %. 

Par ailleurs, afin d’associer rapidement le dirigeant issu du pacte aux prises de décisions conditionnant la pérennité de la société, il est proposé de faire débuter l’obligation d’exercice d’une fonction dirigeante dès la conclusion de l’engagement collectif et non plus à compter de la transmission. 

En conséquence, il est proposé de réduire de cinq à trois ans l’exercice d’une fonction de direction à compter de la transmission. 

Enfin, après la transmission, il est proposé de réduire de six à quatre ans la durée de l’engagement individuel ou de la conservation des biens nécessaire à l’exploitation. 

La durée minimale d’engagement sera donc de six ans, deux sous forme d’engagement collectif, quatre sous forme d’engagement individuel. Transmission d’une entreprise individuelle 

Par souci de cohérence, les dispositions relatives aux transmissions d’entreprises individuelles seraient modifiées pour, d’une part, réduire de six à quatre ans la durée de conservation et, d’autre part, pour réduire de cinq à trois ans la durée d’exercice de fonctions de direction. 

Ces dispositions entreraient en vigueur à compter du 26 septembre 2007.

Exonération d'ISF en cas de transmission des titres de sociétés

Afin de faire coïncider les dispositifs relatifs aux droits de mutation à titre gratuit et à l’impôt de solidarité sur la fortune, il est proposé de réduire de six à deux ans la durée minimum de l’engagement collectif. 

Cet engagement collectif serait complété par une obligation de conservation individuelle des titres pendant quatre ans afin que le bénéfice de l’exonération partielle soit subordonné à une durée totale de conservation des titres au moins égale à six ans. 

À l’instar des aménagements effectués dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2006 en matière de transmissions à titre gratuit d’entreprises et pour tenir compte des réalités économiques, il est par ailleurs proposé de permettre la réalisation d’opérations de restructuration pendant la période de conservation individuelle des titres, sans que le bénéfice de l’exonération partielle d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ne soit remis en cause si les titres reçus en contrepartie de l’opération sont conservés. 

Enfin, par symétrie, avec le dispositif en faveur des transmissions d’entreprises, il est proposé de réduire à cinq ans la durée d’exercice d’une fonction de direction. 

Ces dispositions entreraient en vigueur à compter du 26 septembre 2007.

http://www.budget.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/plf2008/dispositions_fiscales/08-harmonisation.pdf

 

Aménagement du régime des plus ou moins-values sur titres de sociétés à prépondérance immobilière

Afin de simplifier et d’unifier le régime fiscal des cessions d’actifs immobiliers, il est proposé d’imposer les cessions de titres de sociétés à prépondérance immobilière dans les conditions de droit commun. 

Désormais, les plus ou moins-values de cessions de titres de SPI et d’immeubles détenus directement par les entreprises seraient soumises au taux normal de l’impôt sur les sociétés. 1 Sauf application du taux réduit de 15 % des PME plafonné à 38 120 € de bénéfices par exercice. 

Le régime de plafonnement des provisions sur titres de participation applicable aux titres de SPI serait également adapté pour tenir compte de ces nouvelles dispositions. 

Pour éviter de pénaliser les entreprises qui auraient constaté par le passé des moins values sur des titres de SPI, un mécanisme temporaire d’imputation sur le résultat taxé au taux de droit commun serait mis en oeuvre, à hauteur des 15/33,33es du montant de ces moins-values. 

Ce dispositif s’appliquerait aux cessions réalisées à compter du 26 septembre 2007.

http://www.budget.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/plf2008/dispositions_fiscales/09-plus_moins_values.pdf

Le dossier de presse est disponible à l'adresse :

http://www.budget.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/plf2008/plf2008_som.php

                                                          

Amendement au PLF 2008 relatif à l'annulation du prélèvement libératoire de 16 % sur les dividendes 

Pour rappel, le PLF institue un prélèvement forfaitaire à la source sur certains dividendes perçus par les personnes physiques fiscalement domiciliées en France. Ce nouveau prélèvement sur les dividendes, libératoire de l’impôt sur le revenu, s’appliquerait sur option du contribuable, c’est-à-dire lorsque cette imposition lui serait plus favorable que l’imposition au barème. Le taux de ce prélèvement forfaitaire serait fixé à 16 %, comme celui des plus-values de cession de titres. 

Les députés de la Commission des finances ont adopté, à l'unanimité, mercredi 10 octobre 2007 un amendement au PLF 2008 annulant l'une des mesures les plus importante du projet de loi : le prélèvement libératoire de 16 % sur les dividendes.

L'amendement est disponible à l'adresse :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/0189/0189A0001.asp

publié le 01/10/07


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