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PLF2002:
Mesures
de simplification et de modernisation du paiement des impôts
Actuellement
: le contribuable,
redevable d'impôts soumis à acomptes (impôt sur le revenu,
impôt sur les sociétés…), a la possibilité de ne verser
qu'un partie d'acomptes, lorsqu'il juge sous sa seule
responsabilité, que les acomptes déjà versés suffiront à payer
l'impôt "in fine" dû.
Les modifications opérées et
relatives aux versements de ses acomptes doivent en tout cas faire
l'objet d'une déclaration écrite, datée et signée du
contribuable, adressée au comptable du Trésor.
Proposition
du PLF 2002:
Le PLF 2002 propose de supprimer à partir du 1er janvier 2002
cette obligation.
Actuellement
: Le contribuable, qui
entend contester l'assiette d'un impôt qui lui est appliquée et
demande, à cette fin, le bénéfice du sursis légal de paiement,
doit constituer des garanties auprès du comptable public, quel
que soit le montant de l'impôt mis en cause.
A défaut de constitution de cette
garantie par le contribuable, le comptable public est obligé de
prendre des mesures conservatoires, la créance du Trésor étant
exigible et la prescription de l'action en recouvrement continuant
de courir.
Proposition
du PLF 2002: Le
PLF 2002 propose :
-
d'établir un seuil, qui devrait
être fixé par décret à 3 000 € , seuil en dessous duquel
aucune constitution de garantie ne pourra être demandée au
contribuable.
-
de rendre possible la suspension
de l'exigibilité de la créance et de la prescription de
l'action en recouvrement à condition, pour le contribuable,
d'avoir présenté une réclamation d'assiette assortie d'une
demande de sursis légal de paiement. Cette nouvelle
disposition devrait permettre d'éviter que le comptable
public ne soit contraint de signifier des actes de poursuite
au redevable dans le seul but d'interrompre la prescription de
l'action en recouvrement.
Cette disposition devrait
intéresser près de 11% de l'ensemble des réclamations
suspensives de paiement.
Actuellement
: Depuis la loi de
finances rectificative pour 1993, les paiements relatifs à l'IS,
dont le montant excède un million de francs et lorsque l'acompte
et le solde de taxe professionnelle doivent être acquittés soit
par virement, soit par prélèvement s'ils dépassent ce montant,
doivent être effectués par virement.
La loi du 2 juillet 1998 portant
diverses dispositions d'ordre économique et financier, qui a
réduit le seuil de cette obligation de 1MF à 500 000 francs, a
élargi l'obligation de paiement par virement ou prélèvement à
toute les impositions exigibles dans les conditions de l'article
1663 du CGI ( la taxe professionnelle, de la taxe d'habitation et
des taxes foncières, IR ). L'obligation fut encore étendue aux
acomptes d'IR et de taxe professionnelle.
La loi de finances rectificative
pour 1999 a permis, pour l'ensemble des impositions recouvrées
par les services de la Direction Générale des Douanes et droits
indirects, lorsqu'une créance excède 500 000 F, au
contribuable de bénéficier de la possibilité de s'acquitter de
sa dette par virement direct sur le compte courant du Trésor à
la Banque de France.
Proposition
du PLF 2002: Afin de
garantir plus de sécurité au paiement effectué par les
contribuables, le PLF 2002 propose :
-
d'élargir l'obligation de
paiement par virement à la taxe spéciale sur les véhicules
routiers, à la cotisation sur les boissons alcooliques et à
certaines cotisations et taxes sur les céréales et les
graines oléagineuses ;
-
de établir le seuil de virement
à 7 600 € pour la taxe spéciale sur les véhicules
routiers à l'instar de la taxe générale sur les activités
polluantes
-
de poursuivre l'abaissement du
seuil d'obligation de paiement par virement ou par
prélèvement qui devrait être fixé à 50 000 € pour les
impôts émis par voie de rôle et certaines contributions
indirectes.
Actuellement
: Au titre de la
participation à l'effort de construction, tous les employeurs,
qui occupent au moins dix salariés, sont soumis à l'obligation
d'investir dans la construction de logements.
Lorsque l'effort d'investissement
est insuffisant ( ou absent ) les employeurs sont redevables d'une
cotisation de 2% du montant des rémunérations qu'ils ont
versées au cours de l'année précédente.
Cette cotisation, liquidée par le
service des impôts et recouvrée par voie de rôle, est payable
à la trésorerie.
Proposition
du PLF 2002: Le PLF
2002 propose que la cotisation de 2% soit liquidée et versée par
les employeurs eux-mêmes auprès de la recette des impôts.
Cette mesure devrait amener un
nivellement des modalités de recouvrement des taxes annexes
assises sur les salaires (participation des employeurs à l'effort
de construction, taxe d'apprentissage, participation des
employeurs à la formation professionnelle continue).
PLF2002:
Harmonisation
des durées et des délais d'option des petites entreprises pour
les régimes fiscaux simplifiés
Actuellement
: lorsque une
entreprise,
-
- dans le
cadre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), est
soumise de plein droit au régime des micro-entreprise
-
- dans le
cadre des bénéfices non commerciaux (BNC) est soumise de
plein droit au régime déclaratif spécial
souhaite opter pour un régime
réel d'imposition BIC ou pour le régime de la déclaration
contrôlée BNC, l'option vaut pour une période de cinq
ans.
En outre, les entreprises
nouvelles relevant de la catégorie des BIC ou assujetties à
l'impôt sur les sociétés, doivent à ce jour exercer
l'option dans un délai de trois mois pour bénéficier du
régime simplifié ou du régime réel normal d'imposition des
bénéfices .
Enfin, en matière de BNC, la
détermination du résultat, normalement constitué par
l'excédent des recettes encaissées sur les dépenses
acquittées au cours de l'année, peut sur option exercée
avant le 1er février de l'année d'établissement de l'impôt,
être réalisée en fonction des créances acquises et des
dépenses engagées.
Proposition
du PLF 2002:
Afin d'assurer plus de cohérence entre les durées d'option
applicables en matière de TVA, de BIC et de BNC et d'octroyer plus de souplesse aux entreprises désireuses d'opter
pour le régime d'imposition adéquat, le PLF 2002
propose de réduire, à compter du 1 janvier 2002, les durées
d'option pour le régime réel d'imposition BIC ou pour le
régime de la déclaration contrôlée.
Afin de permettre aux entreprises
nouvelles, d'appréhender au mieux les avantages et
inconvénients de chaque régime, le PLF 2002 propose
d'allonger, à compter du 1 janvier 2002 le délai d'option pour
un régime réel d'imposition jusqu'à la date de dépôt de la
première déclaration de résultats de l'entreprises. Ceci
devrait d'ailleurs permettre de simplifier les formalités
déclaratives dans la mesure ou le dépôt de la déclaration de
résultats pour un régime réel d'imposition vaudrait option
pour ce régime.
Enfin, le PLF 2002 propose
d'assouplir les modalités d'option pour la détermination du
résultat selon les créances acquises et les dépenses
engagées, s'agissant des BNC, en permettant aux contribuables
qui débutent leur activité non commerciale de formuler leur
option jusqu'à la date de dépôt de leur première
déclaration de résultats. La mesure devrait s'appliquer à
compter de l'imposition des revenus de l'année 2001. Les
contribuable qui auront débuté leur activité après le 1er
février devraient pouvoir exercer l'option.
PLF2002:
Ouverture
des plans d'épargne en actions aux actions européennes et aux
placements dans l'innovation
Depuis 1992, les
contribuables qui souscrivent un PEA, bénéficient d'un régime
fiscal de faveur.
Aujourd'hui
: ce dispositif fiscal
concerne 6 737 000 plans pour un encours totale de 95,2
milliards €.
Dès lors que, pendant la durée
du plan, les produits du placements en PEA sont réinvestis dans
le plan, le contribuable bénéficie pour ces produits d'une
exonération d'impôt sur le revenu.
Après 5 ans, les retraits ou
rachat effectués sont pour leurs parts totalement exonérés
d'impôt sur le revenu.
Le contribuable, qui ouvre un
PEA,
est actuellement soumis à un plafond de versement en
numéraires sur son placement. Une personne seule, ne peut
alimenter son PEA en numéraire qu'a concurrence de 92 000 €.
les couples mariés peuvent toutefois ouvrir deux PEA, qui
seront pour chacun d'eux plafonnés à 92 000 € de versements
en numéraire.
A ce jour, Les sommes
investies sur un PEA doivent être utilisées, soit :
-
dans l'acquisition de titres
parts de SARL ou actions émises par des entreprises ayant
leur siège en France,
-
dans la souscription de
contrats de capitalisation investis dans titres ci-avant
décrits,
-
dans la souscription de parts
ou d'actions d'organismes de placement de valeurs
mobilières (sociétés d'investissement à capital variable
ou fonds communs de placement) principalement investis dans
certaine titres (à 60 % pour les SICAV et à 75 % dans les
FCP).
-
(Depuis le 1 janvier 2000)
Dans les actions des sociétés ayant leur siège dans un
autre Etat de l'UE, à condition que ces actions soient
reçues en échange d'actions figurant sur le plan, à la
date de l'échange, et admises aux négociations sur un
marché réglementé lorsque cet échange résulte d'une
offre publique d'échange, d'une fusion, d'une scission ou
d'une opération légalement assimilée.
Les parts de fonds commun de
placement à risques (FCPR) et de fonds commun de placement dans
l'innovation (FCPI) ne sont pas éligibles au PEA.
Proposition
du PLF 2002: Le
projet gouvernemental de loi de finances pour 2002 propose un
élargissement de ce régime fiscal de faveur par :
-
L'ouverture du PEA aux
titres de sociétés européennes : Afin d'intégrer
au mieux la dimension européenne de la vie économique, le
PLF 2002 propose de rendre éligibles au PEA, dès le 1
janvier 2002, les titres de sociétés dont les émetteurs
ont leur siège dans un Etat de l'UE. Les sociétés
d'investissement à capital variable (SICAV) et les fonds
communs de placement (FCP), devraient dans cette perspective
bénéficier du report au 1 janvier 2003 de la possibilité
d'inclure des actions européennes dans leur quota
d'investissement
-
Le financement de
l'innovation : Afin de diriger une partie de
l'épargne drainée par les PEA vers le financement de
l'économie de l'innovation, le PLF 2002 propose que, dès
le 1 er janvier 2002, les parts de fonds communs de
placement à risque (FCPR) et de fonds communs de placement
dans l'innovation (FCPI) soient éligibles au PEA .
-
Un relèvement de plus
de 30% des plafonds de versement sur le PEA : Afin
de favoriser la consolidation des fonds propres des
entreprises, le PLF 2002 propose de relever, à partir du 1
janvier 2002 le plafond de versements en numéraire
appliqué au le PEA de 92 000 € à 120 000 € tant pour
les personnes seules que pour les contribuables mariés (
qui pourront toujours ouvrir un PEA pour chacun d'eux.)
Selon l'opinion gouvernementale : " Cette mesure,
applicable au 1er janvier 2002, procurerait un allégement
fiscal de 45 millions € à 6,5 millions d'épargnants
titulaires d'un PEA. "
PLF2002:
Reconduction
pour cinq ans de la réduction d'impôt pour souscription au
capital de sociétés non cotées
Actuellement
: Lorsque une personne
physique souscrit en numéraire au capital initial ou aux
augmentations de capital de sociétés non cotées exerçant une
activité commerciale, industrielle, artisanale, agricole ou non
commerciale, ce contribuable bénéfice d'une réduction
d'impôts de 25% plafonnée annuellement à 5 716 € pour les
personnes seules et à 11 433 € pour les contribuables mariés,
a condition de conserver les titres pendant 5 ans.
Ce régime de
réduction d'impôt arrive à terme le 31 décembre 2001.
Proposition
du PLF 2002: Afin de
mobiliser une épargne de proximité au profit de la création
et du développement des PME non cotées, le PLF 2002 propose de
reconduire pour une période de cinq ans ( jusqu'au 31 décembre
2006) le bénéfice de ce dispositif de réduction d'impôt.
Les plafonds annuels des
versements ouvrant droit à réduction d'impôt devraient être rehaussés
à 6 000 € pour les personnes seules et 12 000 € pour les
couples mariés.
PLF2002:
Ouverture
d'un droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée pour
les dépenses de gazoles utilisés comme carburants dans les
véhicules exclus du droit à déduction.
Actuellement
:
-
- les
dépenses de gazoles pour des voitures destinées au
transport des personnes ou à usages mixtes
-
- les
dépenses de gazoles pour les véhicules de ce type, loués
par des personnes non admises à la déduction de la TVA au
titre de cette location
n'ouvrent pas droit à
déduction pour la TVA les grevant.
En revanche, la TVA afférente
au gazole utilisé pour les véhicules utilitaires et les
camions ouvre droit à déduction.
Proposition
du PLF 2002: Suite à
l'arrêt du 14 juin (affaire C-40/00) de la CJCE et afin
d'harmoniser le régime du droit à déduction de la taxe sur la
valeur ajoutée avec la sixième directive du Conseil européen,
le PLF 2002 propose d'autoriser la déduction, dans la
limite de 80% de son montant, de la TVA rattachée aux
dépenses de gazoles pour des véhicules ou engins jusqu'alors
exclus du droit à déduction, lorsque les dépenses visées
sont effectuées par une entreprise dans le cadre de son
activité professionnelle.
La mesure, qui devrait entrer en application à compter du 1 janvier 2002, devrait également
concerner les dépenses de gazoles pour les véhicules, loués
par des personnes non admises à la déduction de la TVA au titre
de cette location
PLF2002:
Mesures
nouvelles afin de protéger l'environnement et économiser
l'énergie
Actuellement
: Pour déterminer
le revenu net foncier imposable, il doit être fait une
distinction entre la nature des travaux réalisés pour le
traitement des immeubles contre l'amiante :
-
la recherche et l'analyse de
nocivité de l'amiante relèvent de dépenses d'entretien,
déductibles en toutes hypothèses des revenus
fonciers,
-
les travaux d'enlèvement de
l'amiante et les travaux ayant pour but d'assurer son
innocuité, consistant à accomplir l'enlèvement, la
fixation ou l'encoffrement des matériaux contenant de
l'amiante, sont considérés comme des travaux
d'amélioration, déductibles qu'à la condition que le
local soit affecté à l'habitation au moment de la
réalisation des travaux.
Le propriétaire donnant en
location des locaux professionnels ou commerciaux ne peut
toutefois pas déduire pour leur montant réel ces dépenses (celles-ci étant réputées couvertes par la déduction
forfaitaire de 14 %).
Proposition
du PLF 2002: Le
PLF 2002 propose de rendre éligible à la déductibilité les
charges de revenus fonciers, les dépenses d'amélioration
destinées à protéger les locaux professionnels ou commerciaux
des effets de l'amiante, et ce pour les dépenses payées à
compter du 1er janvier 2002.
Actuellement
: Les biens
affectés à l'économie d'énergie et les équipements de
production d'énergies renouvelables acquis ou fabriqués avant
le 1er janvier 2003, bénéficient d'un régime temporaire
d'amortissement exceptionnel sur 12 mois
Proposition
du PLF 2002: Le PLF
2002 propose de proroger ce régime pour une durée de quatre
ans à compter du 1er janvier 2003.
Actuellement
: Depuis la loi de
finances pour 2000, et jusqu'au 31 décembre 2002, il est
accordé pour les dépenses d'acquisition de gros équipements
fournis dans le cadre de travaux éligibles au taux réduit de
la TVA et qui sont réalisés dans l'habitation principale du
contribuable achevée depuis plus de deux ans, un crédit
d'impôt.
Depuis le 1er janvier 2001, ce
crédit d'impôt a été étendue aux équipements de
production d'énergie utilisant une source d'énergie
renouvelable s'intégrant à un logement affecté à
l'habitation principale du contribuable, sans condition relative
à la date d'achèvement de la construction de ce logement.
Le crédit d'impôt est fixé à
15 % du montant des équipements, plafonné :
-
à 3 048,98 € pour une
personne seule
-
6 097,96 € pour un couple
marié, (les majorations pour personnes à charge
s'ajoutant à cela).
Proposition
du PLF 2002: Le PLF
2002 propose d'élargir le bénéfice du crédit d'impôt de 15%,
aux dépenses de gros équipements, aux dépenses d'acquisition
de matériaux d'isolation thermique et d'appareils de
régulation de chauffage engagées dans le cadre de travaux
éligibles au taux réduit de la TVA, payées entre le 1er
octobre 2001 et le 31 décembre 2002 et afférentes à un
logement, achevé depuis plus de deux ans et destiné à
l'habitation principale.
Le plafond des dépenses ouvrant
droit au crédit d'impôt devrait être relevé comme il suit :
-
A
partir du 1er octobre 2001, le plafond des dépenses
couvrant la période du 15 septembre 1999 au 31 décembre
2002, serait relevé à 4 000 € pour une personne seule
(antérieurement 3 050 €) et à 8 000 € pour un couple
marié (antérieurement 6 100 €). Cet avantage serait
majorée de 400 € par personne à charge (antérieurement
305 €), 500 € pour le second enfant (antérieurement 380
€) et 600 € par enfant à partir du troisième
(antérieurement 460 €).
Il est à
noter que le bénéfice du taux réduit de la TVA
demeurerait s'agissant des matériaux d'isolation thermique et
les appareils de régulation du chauffage.
Le crédit d'impôt, au taux de
15%, devrait être calculé sur le prix, toutes taxes comprises,
des matériaux et appareils fournis par l'entreprise ayant
réalisé les travaux.
Actuellement
: Depuis la loi de
finances rectificative pour 2000, les contribuables qui ont leur
domicile fiscal en France et qui louent (crédit bail ou
location d'au moins deux ans ) ou achètent entre le 1er janvier
2001 et le 31 décembre 2002, un véhicule neuf fonctionnant
exclusivement ou non au moyen de gaz de pétrole liquéfié (GPL)
ou qui combine l'énergie électrique et une motorisation à
essence ou à gazole (véhicules dits " mixtes " ou
hybrides), bénéficient d'un crédit d'impôt de 1 525 €.
Le crédit d'impôt s'impute sur
l'impôt sur le revenu dû au titre de l'année de paiement du
prix d'acquisition du véhicule ou de celle au cours de laquelle
intervient le deuxième anniversaire du contrat de
location.
Si l'impôt dû n'est pas
suffisant pour opérer l'imputation, l'excédent de crédit est
restitué au contribuable.
En outre, il est a noter que
l'achat d'une voiture électrique ouvre droit à une aide
financière fixée à 2 286 €.
Proposition
du PLF 2002:
Le PLF 2002 propose d'étendre le bénéfice du crédit d'impôt
accordé en cas d'acquisition d'un véhicule fonctionnant au
moyen du gaz de pétrole liquéfié (GPL) ou qui combine
l'énergie électrique et une motorisation à essence ou à
gazole aux véhicules acquis à l'état neuf et fonctionnant
exclusivement ou non au gaz naturel véhicule (GNV).
Le PLF 2002 propose encore, si
l'achat d'un véhicule propre s'accompagne de la mise au rebut
d'un véhicule particulier immatriculé avant le 1er janvier
1992, acquis par le contribuable depuis au moins douze mois et
en état de circulation, de majorer de 50 % le
crédit d'impôt pour acquisition de véhicules propres.
Actuellement
: Pour les
installations destinées à économiser l'énergie ou à la
lutte contre la pollution des eaux et de l'atmosphère, les
valeurs locatives servant à l'établissement des impôts locaux
ne sont prises en compte qu'à concurrence de la moitié de leur
montant.
Cette réduction de la base
d'imposition n'est toutefois applicable qu'à la condition que
les biens concernés aient fait l'objet d'un amortissement
exceptionnel, tel qu'il en résulte des articles 39 AB, 39
quinquies E, 39 quinquies F ou 39 quinquies AD du code général
des impôts (CGI).
Cette disposition s'applique aux
biens qui suivent :
|
Nature
des matériels visés |
|
Matériels
destinés à économiser l'énergie, Équipements
de production d'énergies renouvelables
|
|
Matériels
destinés à réduire le niveau acoustique des
installations existant au 31.12.1990
|
|
Immeubles
destinés à l'épuration des eaux industrielles
|
|
Immeubles
destinés à la lutte contre les pollutions
atmosphériques et les odeurs
|
Il est à noter que
d'exonération des matériels ici précisée peut être portée
à 100%, sur délibération des collectivités locales et leurs
établissements publics de coopération intercommunale, dotés
d'une fiscalité propre.
Proposition
du PLF 2002: Le
PLF 2002 propose de supprimer, pour les équipements et
installations acquis ou créés à compter du 1er janvier 2002,
la condition relative à la comptabilisation, par le
propriétaire (bailleur), de l'amortissement exceptionnel.
PLF2002:
Amortissement
exceptionnel des matériels consacrés à la recherche sur les
maladies qui touchent gravement les pays en développements.
Actuellement
: Les
entreprises peuvent déduire de leur résultat imposable les
amortissements qu'elles pratiquent dans la limite de ceux
généralement admis par les usages.
Généralement, les matériels
utilisés dans la recherche médicale sont amortis suivant un
mode dégressif sur des durées de 3 à 5 ans.
Proposition
du PLF 2002: Le
PLF 2002 propose de permettre "un amortissement
exceptionnel sur douze mois à compter de la date de leur mise
en service pour les matériels , susceptibles de bénéficier de
l'amortissement dégressif, principalement consacrés, pendant
leur durée normale d'utilisation, à la recherche ou au
développement de traitements contre les maladies infectieuses
touchant gravement les pays non membres de l'Organisation de
coopération et développement économiques ainsi que les
bâtiments construits pour abriter des laboratoires confinés
destinés à la recherche sur ces maladies."
Cette mesure qui devait être
applicable aux biens acquis ou fabriqués entre le 1er janvier
2001 et le 31 décembre 2005 au titre des exercices clos à
compter du 31 décembre 2001.
PLF2002:
Aménagement
des régimes d'exonération applicables en zone franche urbaine
et en zone de redynamisation urbaine
Actuellement
:
Les zones de redynamisation urbaine (ZRU) sont des zones,
circonscrites au sein des zones urbaines sensibles, confrontées
à des difficultés spécifiques.
Au sein des ZRU, Certains
quartiers défavorisés, de plus de 10 000 habitants, sont
identifiés comme zones franches urbaines (ZFU).
Les entreprises existantes ou
créées entre 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2001 et qui
exercent une activité dans une ZFU bénéficient d'une
exonération pendant cinq ans d'impôt sur les
bénéfices.
En outre, au sein des ZRU et des
ZFU, les entreprises bénéficient d'une exonération de taxe
professionnelle, jusqu'au 31 décembre 2001 pour celles existant
au 1er janvier 1997 ou pendant 5 ans pour celles créées à
compter de cette date.
Proposition
du PLF 2002: Le PLF
2002 propose
-
la mise en place d'un
mécanisme dégressif de sortie du dispositif ZFU sur trois
ans pour les exonérations fiscales des bénéfices et de la
taxe professionnelle.
-
l'aménagement du dispositif
ZRU afin d'aboutir à un régime fiscal unique plus large et
plus simple, avec des exonérations de taxe professionnelle
et d'impôt sur les sociétés pendant cinq ans.
PLF2002:
Action
sur le développement de la vie associative.
Actuellement
: Lorsque une personne
procède à des dons au bénéfice d'associations ou
d'organismes d'intérêt général ou reconnus d'utilité
publique, celle-ci jouit d'une réduction d'impôt sur le revenu
de 50% des sommes versées à titre de don, (dans la limite de
6% de ses revenus imposables).
Par ailleurs, les associations
sont aujourd'hui exonérées d'impôts commerciaux (TVA, IS,
taxe professionnelle) à conditions pour elles :
-
de gérer leur activité de
façon désintéressée ;
-
d'exercer une activité non
concurrentielle ou exercer leur activité suivant des
modalités qui les distinguent du secteur lucratif compte
tenu de critères tels que le produit proposé, le public
visé, les prix pratiqués et les méthodes
appliquées.
Le caractère désintéressé de
la gestion doit notamment avoir pour conséquence d'interdire la
rémunération des dirigeants, dans la limite tolérée de
versements brute mensuelle n'excèdent pas les trois quarts du
SMIC.
Proposition
du PLF 2002:
La réduction d'impôt sur
le revenu accordée au titre des dons :
-
Afin d'inciter la
générosité publique, le PLF 2002 propose de relevé le
plafond de prise en compte des dons permettant de
bénéficier de la réduction d'impôt à 10% du revenu
imposable du donateur. La mesure devrait être appliquée à
compter de l'imposition des revenus de 2001.
-
Dans le but d'inciter et de
faciliter les procédés de télédéclaration des revenus,
le PLF 2002 propose, de supprimer l'exigence de la
production des justificatifs de versement des dons lors de
la déclaration d'ensemble des revenus du contribuable.
Cette même exigence devrait être supprimée pour les
justificatifs de versement des cotisations, prévus pour
l'obtention de la réduction d'impôt de 50% accordée au
titre des cotisations versées aux organisations
syndicales représentatives.
-
Le
contribuable qui entendrait bénéficier de cette
possibilité devra en contrepartie :
-
-
préciser sur sa déclaration télétransmise, les
renseignements qui permettront d'identifier l'organisme
bénéficiaire et le montant total des sommes versées à
titre de don pour l'année d'imposition des revenus
considérée,
-
-
conserver les pièces justificatives remises par les
organismes ayant bénéficiés du don.
-
-
Ces dispositions
devraient être appliquées, à titre expérimental, de 2002
à 2004 pour les revenus des années 2001 à 2003.
L'assouplissement
de la notion de caractère désintéressé :
La mesure
de tolérance qui permet aux associations de rémunérer leurs
dirigeants à hauteur des trois quarts du SMIC ne répond
plus aux impératifs de gestion de ces associations. En effet,
celles-ci ont de plus en plus besoin de s'attacher à plein
temps les services d'un dirigeant, ce qui implique de pouvoir
lui verser une rémunération en rapport avec ses compétences
et le travail fourni.
Le PLF propose enfin d'assouplir
la notion de caractère désintéressé de gestion au regard de
la rémunération éventuelle des dirigeants de l'association,
dépassant le seuil actuellement en vigueur.
Selon le PLF 2002, le caractère
désintéressé de la gestion des associations ne devrait plus
être remis en cause dès lors que les conditions suivantes sont
remplies :
-
" la rémunération
devrait être la contrepartie d'un travail effectif rendu
nécessaire par l'importance de l'association et le degré
de professionnalisation exigé de ses dirigeants. Elle ne
doit pas être excessive eu égard au travail effectué
;
-
les modalités de
désignation des dirigeants et de contrôle de leur gestion
doivent traduire un fonctionnement démocratique de
l'association ;
-
l'association doit assurer
la transparence des rémunérations à l'égard de ses
membres et de l'ensemble des personnes qui en assurent le
financement. "
&nbs |