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Les sociétés
ayant disposé de véhicules au cours de la période
allant du 1er octobre 2000 au 30 septembre
2001 ont jusqu'au 30 novembre pour les déclarer
(imprimé 2855) et procéder au paiement de la
taxe sur les véhicules de sociétés (TVTS).
Pour rappel le
montant de la taxe annuelle est fixé à 7400F
(1130€) pour les véhicules dont la
puissance n'excède pas 7 CV et 16000F
(2440€) pour les véhicules dont la
puissance excède à 7CV.
Il convient d'étudier
les véhicules qui sont imposables au titre de
cette taxe et les véhicules qui en sont exonérés.
1. Les véhicules
entrant dans le champ d'application de la TVTS
Les véhicules
soumis à cette taxe sont ceux qui :
- sont classés
dans la catégorie des véhicules
particuliers;
- sont possédés
ou utilisés par la société ;
- ne sont pas
expressément exonérés par une disposition
spécifique
a. Des véhicules
classés dans la catégorie des voitures
particulières
Il s'agit
donc de véhicules, dont la carte grise
mentionne le terme (VP). En effet, seuls
les véhicules immatriculés dans cette catégorie,
quel que soit leur type de carrosserie
(conduite intérieure, break, commerciale), et
possédés ou utilisés par les sociétés
sont soumis à la taxe sur les véhicules des
sociétés.
L'assujettissement
à la taxe dépend donc des caractéristiques
et du genre des véhicules qui figurent sur le
certificat d'immatriculation et est indépendant
des éléments de fait et notamment de l'adjonction
de sièges.
Les
véhicules conçus pour une activité
exclusivement commerciale ou industrielle,
en particulier les camions et camionnettes,
les véhicules servant au transport en commun
des personnes et les véhicules très spéciaux
de transport ou pour usages divers demeurent
en dehors du champ d'application de la taxe
sur les voitures des sociétés.
Les
voitures particulières sont imposables à la
taxe sur les véhicules des sociétés quelle
que soit leur utilisation déclarée par
la société
car, conformément à sa destination normale,
une voiture particulière est présumée
servir au transport des personnes, sans que la
preuve contraire puisse être rapportée.
b.
Des véhicules possédés ou
utilisés par la société
l'Administration
précise que l'exigibilité de la taxe
n'est pas liée à la situation juridique résultant
de l'immatriculation ou de la location.
Seule la situation
de fait est à prendre en considération.
Dès lors qu'une société a en sa possession
une voiture particulière ou l'utilise en
fait, ce véhicule est soumis à la taxe. (Doctrine
administrative BOI 7 M-2312, du
1er septembre 1997).
Autrement
dit, cela signifie que la taxe est due
:
-
Lorsque les véhicules sont immatriculés ou
loués au nom de la société.
-
Lorsque les véhicules
sont immatriculés ou loués au nom des
personnes morales ayant un lien avec les sociétés
utilisatrices.
Il
en est par exemple ainsi des groupements
d'intérêt économique, qui les mettent à la
disposition des sociétés membres ou du
personnel de ces sociétés.
-
Lorsque les véhicules sont immatriculés au
nom des associés ou du personnel.
Sont
ainsi soumises à la taxe les voitures
particulières immatriculées au nom des
personnes physiques associées ou membres du
personnel, ou louées par elles, dès lors que
la société a supporté la Charge de
l'acquisition ou
de la location ou qu'elle pourvoit régulièrement
à l'entretien.
c.
Véhicules pris en location par la société
Lorsque
la taxe sur les véhicules des sociétés est
exigible à raison des voitures particulières
prises en location, elle est à la charge de
la société locataire.
Dans
ce cas, la taxe s'applique aussi bien
dans le cas de location sans chauffeur que
dans celui de locations consenties suivant la
formule du crédit-bail.
Si
la loi n'a prévu aucune exception à
l'imposition des véhicules loués en fonction
de la durée de la location, l'article 406
bis-III de l'annexe III au CGI exclut,
cependant, de l'application de la taxe les
locations dont la durée n'excède pas une période
d'un mois civil ou de trente jours consécutifs.
2.
Les véhicules hors du champ d'application
de la TVTS
a.
Exonération des véhicules ayant plus de
dix ans d'âge
L'article
310 D de l'annexe II au CGI dispose que "sont
exonérés de la taxe sur les véhicules des
sociétés prévue à l'article 1010 du code général
des impôts, les véhicules dont la date de la
première mise en circulation remonte à plus
de dix ans au premier jour de la période
d'imposition".
L'Administration
précise que
cette exonération des véhicules de plus de
dix ans d'âge s'applique aussi bien aux véhicules
immatriculés au nom des sociétés qu'à des
véhicules pris en location ou possédés ou
utilisés par celles-ci à un autre (Doctrine
administrative précitée).
b. Exonération tenant à l'activité de la
société
Aux
termes de l'article 1010 du CGI, "la
taxe n'est toutefois pas applicable aux véhicules
destinés exclusivement soit à la vente,
soit à la location de courte durée,
soit à l'exécution d'un service de
transport à la disposition du public,
lorsque ces opérations correspondent à
l'activité normale de la société propriétaire".
S'agissant
de l'exonération des véhicules destinés
exclusivement à l'exécution d'un service de
transport, l'Administration précise que
l'exonération s'applique :
-
aux automobiles de place ou taxis ;
-
aux voitures de grande remise régies par le décret
n° 55-961 du 15 juillet 1955 et par l'arrêté
ministériel du 5 décembre 1955 ;
-
aux voitures de tourisme de luxe exploitées
sous l'appellation de " voitures de place
de 1re classe " ;
-
aux voitures possédées par les sociétés de
transport automobiles, les agences de voyages
ou de tourisme et servant au transport de
leurs clients.
S'agissant
de la location de courte durée l'article
406 bis-III de l'annexe III au CGI exclut de
l'application de la taxe les locations dont la
durée n'excède pas une période d'un mois
civil ou de trente jours consécutifs.
Par
ailleurs, les véhicules appartenant aux
sociétés dont l'objet est la location de véhicules,
sous réserve que ces véhicules soient
exclusivement affectés à cet objet, ne sont
pas imposables du chef de la société propriétaire
L'administration
admet, en effet, l'exonération au nom des
sociétés de location de toutes les voitures
exclusivement destinées à la location
(location-vente ou location simple) quelle que
soit la durée de celle-ci.
Attention,
toutefois, à l'utilisation faite de ce véhicule
car l'Administration refuse l'exonération
pour les voitures qui seraient également
utilisées par ces sociétés à d'autres
usages que la location (voitures mises à la
disposition d'associés ou de membres du
personnel par exemple).
Enfin,
l'article 1010 du CGI exonère de taxe les véhicules
destinés exclusivement à la vente lorsque
l'activité de vente correspond à l'activité
normale de la société. Sont ici visés
les véhicules de démonstration ou d'essai
des constructeurs, concessionnaires ou agents,
ainsi que des voitures appartenant aux négociants
en automobiles et destinées à la revente.
N.B
publié
le 12/11/01
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