Les
contribuables qui entendent contester les
bases de leur imposition et non les
conditions de paiement ( il s'agirait alors
du contentieux du recouvrement ) doivent
effectuer une réclamation préalable
auprès de l'administration fiscale.
Ils ne
peuvent pas saisir directement le juge de
l'assiette, c'est à dire le juge
administratif pour les impôts directs ( IR
et IS ) ou la TVA ou le juge judiciaire pour
les droits d'enregistrement et de timbre.
Cette réclamation devra être adressée, en
principe, à la direction départementale
des services fiscaux mais dans la réalité,
elle sera adressée directement à
l'inspecteur qui a fait le
redressement.
Cette
imposition qui obéit à des conditions de
forme réduites est un élément
essentiel du débat contentieux et il
convient d'en souligner l'importance.
Les
conditions de forme sont réduites et les
oublis peuvent être ultérieurement et pour
l'essentiel éventuellement régularisés
:
la
réclamation doit :
- être
écrite, datée et signée par son auteur,
- comporter
les éléments de droit et de fait qui la
justifient,
- être
accompagnée des titres de recettes qui
permettent d'identifier les impositions. (
Ces conditions de forme sont donc très
réduites)
MAIS, ET
CECI CONSTITUENT DES POINTS ESSENTIELS :
Il
convient de :
- soigner
particulièrement l'exposé des éléments
de fait et de droit car l'administration
" n'insiste" pas si elle se rend
compte que sa position n'est pas fondée.
Dès lors toute réclamation dans le style :
" je ne suis pas d'accord avec vous
... " doit être rigoureusement
bannie si elle n'est pas solidement étayée,
- demander le
sursis de paiement. En effet, les recours en
matière fiscale n'ont pas, en principe,
d'effet suspensif Il convient donc de
solliciter expressément le sursis de
paiement sur le fondement de l'article L.
277 du LPF. Le comptable se rapprochera
ultérieurement du contribuable pour
demander des garanties,
- prévoir
" large " car le contribuable ne
peut ultérieurement modifier le quantum de
sa demande . Cela signifie qu'il ne peut
demander devant le juge de l'impôt, en cas
de rejet de sa réclamation, un
dégrèvement supérieur à celui qu'il
avait réclamé devant l'administration
fiscale.
Il s'agit
d'un piège dans lequel tombent trop souvent
les contribuables ou leurs conseils.