La requêtes
et les mémoires ainsi que les pièces
produites par les parties sont déposés ou
adressées au greffe.
La requête,
le mémoire complémentaire annoncé dans la
requête et le premier mémoire de chaque
défendeur sont communiqués aux parties
avec les pièces jointes.
Généralement le
délai accordé à l'administration fiscale
pour répondre est de 30 voire 60 jours. Ce
délai n'est à l'évidence jamais respecté. Les délais sont dans les faits beaucoup
plus long. Un délai d'un an n'est pas
exceptionnel.
En cas de
silence prolongé, une mise en demeure de
conclure peut être adressée par le
Tribunal administratif.
Le requérant
peut répliquer au mémoire en défense mais
selon l'article R.611-1 du " code de
justice administrative " : les
répliques, autres mémoires et pièces ne
sont communiqués que s'ils contiennent des
éléments nouveaux. La communication des
mémoires est assurée par lettres
recommandées avec accusé de
réception.
L'affaire est
confiée à un juge rapporteur qui va
diriger l'instruction. C'est lui qui fixe,
eu égard aux circonstances de l'affaire le
délai accordé aux parties pour produire
leurs mémoires. Il peut demander aux
parties pour être jointes à la procédure
contradictoire, toutes pièces et tous
documents utiles à la solution du
litige.
Lorsque,
après l'étude par le rapporteur, l'affaire
est en état d'être portée à l'audience.
Le dossier est transmis au commissaire du
gouvernement.
L'appellation de ce magistrat
est trompeuse : il ne représente pas le
gouvernement. Il est chargé d'éclairer la
juridiction en présentant une analyse des
éléments de droit et de fait. Il propose
une solution qui est la plupart du temps
entérinée par la formation de jugement
mais ceci n'est pas systématique.
L'audience
est articulée de la manière suivante
:
-
l'affaire
est appelée;
-
le
juge-rapporteur présente un bref
rapport qui résume les thèses des
parties en présence et qui reprend les
diverses étapes de la procédure;
-
les
parties peuvent présenter des
observations ( qui ne sont pas des
plaidoiries). Ceci est relativement
rare. Il est d'usage pour les parties
de " s'en remettre à leurs
écritures";
-
le
commissaire du gouvernement présente
ses conclusions qui sont une analyse
fouillée de l'affaire , des éléments
de fait et de droit;
-
l'affaire
est mise en délibéré;
-
le
jugement est ultérieurement notifié
aux parties par lettre recommandée AR;
Point
important :
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L'intérêt
de l'audience réside donc
essentiellement dans l'écoute des
analyses du commissaire du
gouvernement. Les parties pourront
par la même, ajuster leur
argumentation en appel.
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