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Le contribuable
qui demande le sursis de paiement est conduit
à fournir des garanties.
Que passe
t-il si le comptable public les refuse ?
Le contribuable
dispose d'une voie de droit : le référé
fiscal prévu à l'article L. 532-3 du Code de
justice administrative qui renvoie à
l'article L. 279 du LPF.
Lorsque les
garanties offertes par le contribuable ont
été refusées , celui-ci peut dans les
quinze jours de la lettre recommandée qui
lui a été adressée par le comptable ,
porter la contestation par simple demande
écrite , devant le juge du référé
administratif qui est un membre du tribunal
administratif désigné par le Président de
ce tribunal.
Cette demande
n'est recevable que si le redevable a
consigné auprès du comptable à un compte
d'attente, une somme égale au dixième des
impôts contestés. Une caution bancaire ou la
remise de valeurs mobilières cotées en
bourse peut tenir lieu de consignation.
Le juge des
référés décide dans un délai d'un mois
si les garanties offertes répondent aux
conditions prévues à l'article L. 277
et si, de ce fait elles doivent être ou non
acceptées par le comptable.
Il peut
également dans le même délai, décider de
dispenser le redevable de garanties autres que
celles déjà constituées.
Dans les huit
jours suivant la décision du juge ou
l'expiration du délai laissé à ce dernier
pour statuer, le redevable et le comptable
peuvent par simple demande écrite, faire
appel devant le tribunal administratif.
Celui-ci, dans
le délai d'un mois décide si les garanties
doivent être acceptées dans les conditions
répondant aux conditions de l'article L.
277; à défaut de décision dans ce
délai, la décision intervenue au premier
degré est réputée être confirmée.
Pendant la
durée de la procédure de référé, le
comptable ne peut exercer sur les biens du
redevable aucune action autre que les mesures
conservatoires prévues à l'article L. 277.
M-C.B
publié
le 25/06/01
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