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ATTENTION
certains
délais de la fiche technique n°1 ont été modifiés par
le décret
du 3 octobre 2001 (à propos du silence
de l'Administration) |
Le contribuable peut obtenir la
remise d'impôts légalement dus.
Il s'agit d'une possibilité qui
relève selon le Livre des Procédures Fiscales de la "
juridiction gracieuse ". Cette dernière est ancienne, elle
remonte à l'instruction du 26 Prairial an VIII, prise en
exécution de l'arrêté du 24 Floréal an VIII. " Si
pleinement taxé dans les principes, le contribuable perd en
totalité ses revenus ou les facultés objet de la taxe, il a droit
à une remise ; ou s'il ne perd qu'une partie, il n'a droit qu'à
une modération ".
La logique de la " juridiction
gracieuse" est ainsi pleinement explicitée.
Celle-ci est à l'heure actuelle
régie par l'article L. 247 du LPF :
" L'administration peut
accorder, sur la demande du contribuable :
- 1° des remises totales ou
partielles d'impôts directs, régulièrement établis lorsque le
contribuable est dans une situation de gêne ou d'indigence ;
- 2°
des remises totales ou partielles d'amendes fiscales ou de
majorations d'impôts lorsque ces pénalités et, le cas échéant,
les impositions auxquelles elles s'ajoutent, ne sont pas
définitives;
- 3° par voie de transaction, une atténuation d'amendes
fiscales ou de majorations d'impôts lorsque ces pénalités
et, le cas échéant, les impositions auxquelles elles s'ajoutent ne
sont pas définitives.
L'Administration peut
également décharger de leur responsabilité les personnes tenues
au paiement d'impositions dues par un tiers. Aucune autorité
publique ne peut accorder de remises totales ou partielles de droits
d'enregistrement, de taxes de publicité foncière , de droits de
timbre, de taxes sur le chiffre d'affaires, de contributions
indirectes et de taxes assimilées à ces droits, taxes et
contributions "
POINTS A RETENIR :
- Les demandes n'obéissent à aucune
condition de forme. Il convient cependant d'expliciter avec le
maximum de précisions les difficultés rencontrées et joindre les
titres de recettes.
- Les demandes doivent être adressées au service
d'assiette et non au service du recouvrement de l'imposition.
- Le
champ d'application est assez large mais sont exclues les remises de
droit au principal de la TVA. Ceci est logique car la TVA est perçue
sur les tiers. Les demandes de remise de pénalités sont cependant
recevables.
- L'administration n' a pas de délai pour répondre.
Bien plus, elle n'est pas obligée de répondre….
- En cas de
réponse non satisfaisante, les possibilités de recours sont
limitées. Seul le juge de l'excès de pouvoir peut être saisi mais
il se livre à un contrôle dit minimum qui inclut toutefois
l'erreur de fait et l'erreur de droit. Ainsi, le juge va contrôler
si le contribuable est véritablement dans une situation de "
gêne ou d'indigence ".