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Ce problème
fait l'objet d'une jurisprudence récente et
assez largement contradictoire.
Ainsi le
Conseil d'Etat dans un arrêt du 23 janvier
2002, a considéré que des accords
conclus par la société L. avec des
sociétés étrangères, elles aussi titulaires
de marques dénommées "
Crocodile" ou associées au dessin
d'un saurien et déposées dans plusieurs
pays étrangers qui ont pour objet ou pour
effet de préserver et maintenir la protection
juridique des marques dont la société
française était déjà titulaire, sans
entraîner pour autant l'acquisition d'une
clientèle ou une restriction de concurrence
commerciale, ne sont pas de nature à
accroître la valeur de son fonds de commerce
et par suite, à constituer une immobilisation
incorporelle.
Par suite, les
indemnités versées en contrepartie de ces
engagements contractuels sont déductibles de
son résultat imposable.
Il faut noter
que les accords litigieux ne traduisaient pas
la répartition des parts de marché (et donc
d'une clientèle entre les sociétés
concurrentes) mais simplement un engagement de
respect mutuel entre les contractants.
En revanche,
dans un arrêt en date du 1er mars 2002, la
Cour administrative d'appel Paris a
estimé que l'accord qui autorisait une
société à utiliser sa marque dans le
domaine de la parfumerie, par lequel une autre
société s'engageait à ne pas la
concurrencer dans le même domaine avec sa
propre marque, entraînait l'acquisition d'une
clientèle.
Le contexte de
l'opération justifiait l'assimilation des
sommes litigieuses aux versements effectués
pour la souscription d'un engagement de
non-concurrence, non immédiatement
déductible en raison de l'existence d'un
transfert de clientèle.
M-C.B
publié
le24/06/02
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