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Proposition
de loi enregistrée à l'assemblée nationale le 24
septembre 2003 créant
des sociétés civiles immobilières de capitalisation
(Texte
n°1065).
Exposé des motifs
Le succès des efforts
en faveur de l'insertion des personnes se fonde sur
des outils efficaces et complémentaires. Si l'on
assure les personnes d'un revenu minimum, d'une
couverture maladie, d'une éducation apportée à
chacun, la garantie d'un toit est également un outil
de l'insertion. Mais plus que la jouissance d'un toit,
il s'agit de considérer la propriété privée de son
logement comme un moyen de lutter contre l'exclusion.
C'est le pari même de
cette proposition de loi qui présente l'accession à
la propriété comme outil de l'insertion sociale. Car
s'insérer et s'installer sont deux actions sémantiquement
proches qui tendent vers un même but : la stabilité.
La propriété en est le meilleur symbole. Gage de pérennité,
la propriété privée est un des principes fondateurs
de notre droit civil. Le choix d'encourager
l'accession à la propriété répond à l'aspiration
de la majorité des ménages. Cette préférence pour
la propriété est la chose la mieux partagée, ce
choix apparaît comme un trait culturel national. Il
s'agit donc d'élargir la proportion de ceux qui sont
susceptibles d'accéder à la propriété en ouvrant
cette possibilité à ceux qui en sont aujourd'hui écartés.
Permettre aux
locataires de logements sociaux d'en devenir propriétaires
en achetant progressivement des parts de leur
habitation est le principe même de cette proposition
de loi. L'accession à la propriété est le processus
qui permet d'acquérir progressivement la propriété
de son logement. L'accédant jouit de toutes les prérogatives
du propriétaire pour ce qui concerne l'usage de son
logement, mais la valeur de celui-ci ne lui appartient
pas pleinement. De locataire de logement social, on
devient alors futur propriétaire. Il s'agit là d'une
nuance juridique, mais qui connaît un effet positif
sur la perception de son propre statut. Or l'insertion
commence par une vision positive de soi-même. Du
point de vue de la collectivité, la propriété est
envisagée comme un élément de stabilité sociale,
comme le moyen d'une plus forte implication des
habitants dans la cité, dans leur quartier.
Pour accroître le
nombre d'accédant à la propriété, il faut alléger
les exigences de départ, notamment celles de l'apport
personnel et du revenu qui permettent d'y prétendre.
Pour cela, la
proposition de loi propose la création d'une nouvelle
forme de Société Civile Immobilière : la SCI par
capitalisation.
Les SCI de
capitalisation ont donc pour objet la détention, la
gestion et l'entretien de l'immeuble composé de différents
appartements qui représentent chacun un lot.
L'occupant du logement social va acquérir peu à peu
des parts de SCI, correspondant à son lot, par le
biais de son loyer. Une fraction supérieure de son
loyer sera destinée à l'accession à la propriété
de son logement. L'accession à la propriété représente
ainsi le premier outil de la constitution d'un
patrimoine. C'est par là même que cet outil se révèle
un moyen d'insertion.
La proposition de loi
prévoit que les SCI de capitalisation soient créées
par les organismes d'habitations à loyer modéré.
Tout locataire d'un logement situé dans l'immeuble
social pourra acquérir, par tranches, les parts du
lot représentatif de son logement et devenir associé
de la société civile immobilière. Le locataire
devient propriétaire après avoir acquis la totalité
des parts du lot représentatif de son logement. Il
devient, à ce titre, associé gérant de la société
civile immobilière. Le locataire doit être une
personne physique dont les ressources ne dépassent
pas les plafonds habituels. Les organismes
d'habitations à loyer modéré auraient en charge la
gestion des immeubles et ils attribueraient en
location les logements concernés.
Puis la proposition de
loi prévoit toutes les situations qui correspondent
au cours de la vie : le déménagement, le décès,
l'agrandissement de la famille. Sont ainsi précisées
les conditions de cessions des parts, de transmission
aux héritiers et ayants droit du locataire, l'échange,
et la restitution des parts, le possible rachat par
l'organisme HLM. La proposition de loi précise le
mode de gestion des parties communes à l'immeuble et
l'évolution de celle-ci en fonction du statut évolutif
des locataires devenant petit à petit co-propriétaires.
La proposition de loi
prévoit également les règles de dissolution de la
SCI par capitalisation dès lors que tous les lots ont
été rachetés.
L'accession sociale à
la propriété par le biais de l'achat de parts d'une
SCI de capitalisation apparaît comme un nouvel outil
donné à l'insertion. Dans la perspective de
redessiner le système du logement de la France, ce
nouveau moyen encourage l'accession dans les quartiers
que l'on souhaite requalifier, où l'on permet à des
ménages modestes d'acquérir dans des zones géographiques
dont ils sont exclus par le niveau des prix.
La proposition de loi
est éditée sur le site
http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion1065.asp
publié
le 05/01/04
Proposition
de loi présentée
par Mr Nicolas Perruchot le 26 mars 2003 relative à
la réserve spéciale de participation. (Proposition
n°726 renvoyée à la commission des affaires
culturelles, familiales et sociales)
Exposé
des motifs
Le
mécanisme d'intéressement des salariés sous la
forme de la réserve spéciale de participation
est un instrument apprécié aussi bien par les
employeurs que par les salariés.
La
participation aux résultats de l'entreprise est un
des mécanismes permettant d'associer le salarié à
la performance économique de son entreprise. Ce
mécanisme lui permet, en outre, de se constituer une
épargne, partiellement défiscalisée : les sommes
attribuées ne sont soumises ni à l'impôt sur le
revenu, ni aux cotisations sociales; les plus-values
réalisées lors de la cession des parts après la
période d'indisponibilité de cinq ans ou en cas de
déblocage anticipé ne sont pas imposables, mais
uniquement soumises aux prélèvements sociaux. Enfin,
il concerne tous les salariés ayant une ancienneté
d'au moins trois mois dans l'entreprise, à la
différence d'autres modalités d'intéressement aux
résultats, souvent réservées aux cadres.
Pour
les entreprises, le dispositif de participation
atténue les chocs économiques, en leur permettant de
compenser une éventuelle modération salariale par
une participation plus importante.
En
second lieu, la mise en œuvre de la réserve
spéciale de participation, si elle est obligatoire
dans les entreprises de plus de cinquante salariés,
est assortie d'avantages fiscaux et sociaux : le
montant de la réserve spéciale de participation est
déductible du bénéfice fiscal de l'année du
versement et les sommes versées au titre de la
participation sont exonérées de charges patronales,
de taxe sur les salaires et de taxe professionnelle.
C'est
pourquoi il est souhaitable de renforcer ce
dispositif.
Cette
proposition de loi vise à faire bénéficier les
salariés des petites et moyennes entreprises de plus
de cinquante salariés du même droit que les
salariés des grandes entreprises, dans l'esprit de la
loi.
En
effet, si le législateur a refusé d'imposer aux
petites entreprises employant moins de cinquante
salariés l'obligation de constituer une réserve
spéciale de participation, il n'a pas entendu fixer
des droits différents pour les bénéficiaires.
En
principe, la participation minimale est calculée
ainsi :
50 % x
(bénéfice net - 5 % capitaux propres) x (masse
salariale/valeur ajoutée).
Cependant,
l'article L. 442-2 du code du travail prévoit que
n'est pas comprise dans cette assiette la partie du
bénéfice net imposée à un taux réduit de l'impôt
sur les sociétés, comme c'est le cas pour les
petites et moyennes entreprises.
Cette
discrimination est importante : pour une PME qui
réalise un bénéfice fiscal total de 136000 ¤, dont
28 % est soumis à un taux réduit d'impôt sur les
sociétés de 25%, la participation des salariés
s'élève à 10000 E. Sans la disposition
particulière prévue à l'article L. 442-2 du code du
travail, ce montant serait de 18000 E, soit une
majoration de 80 %.
L'objet
de cette proposition de loi est de mettre fin à cette
différence de traitement injustifiée.
Elle
vise à promouvoir la participation des salariés au
gouvernement de leur entreprise et à réduire la
rigidité structurelle du marché du travail
français, en accord avec les préconisations les plus
récentes de la Commission européenne.
L'exposé
des motifs et la proposition de loi sont disponibles
à partir de l'adresse :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/propositions/pion0726.pdf
N.B
publié
le 14/04/03
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