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Fiscalité sociale
Charges sociales
 

Instruction fiscale relative à la déductibilité du salaire du conjoint ( BOI 4 F-1-05, n°46 du 9 mars 2005)

Conformément aux dispositions de l'article 154-I du CGI la déduction du salaire du conjoint de l'exploitant individuel est subordonnée à la condition qu'il participe effectivement à l'activité et que les cotisations sociales (sécurité sociale, allocations familiales, autres prélèvements) soient acquittées. L’article 12 de la loi de finances pour 2005 prévoit que pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2005, le salaire du conjoint de l'exploitant est intégralement déductible.

L'administration commente cette mesure dans une instruction.

L'instruction est disponible à l'adresse :

http://alize.finances.gouv.fr/dgiboi/boi2005/4FEPUB/textes/4f105/4f105.pdf

publié le 21/03/05

                                                           

Réponse ministérielle François Sauvadet en date du 15 septembre 2003 relative à l'exonération de cotisations sociales des entreprises implantées dans les ZRR. 

Rappel de la question posée par Mr François Sauvadet

Mr François Sauvadet avait par une question en date du 14 juillet 2003 appelé l'attention du ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité sur les entreprises implantées en zone de revitalisation rurale (ZRR). 

Celles-ci ont bénéficié jusqu'en 2000 d'une exonération des cotisations sociales au titre de leur implantation en zone rurale et ce dispositif a ensuite été relayé par une majoration pour implantation en ZRR dans le cadre de la loi Aubry II. La loi n° 2003-47 du 17 janvier 2003 relative aux salaires, au temps de travail et au développement de l'emploi a mis en place un nouveau dispositif de réduction de cotisations sociales applicable à compter du 1er juillet 2003. 

Mais, à ce jour, il apparaît qu'aucune mesure n'est prévue pour les entreprises et établissements implantés en zone rurale, contrairement aux dispositions antérieures. 

Cela pourrait avoir des répercussions significatives sur l'emploi et sur l'activité dans les régions rurales si rien n'est corrigé rapidement. 

Il lui demandait s'il envisage de reconduire la majoration pour les implantations en ZRR au titre du nouveau dispositif.

 

Réponse du ministre

Les entreprises implantées en zones de revitalisation rurale ayant mis en place des accords de réduction du temps de travail bénéficiaient, jusqu'au 30 juin 2003, d'une majoration de l'allégement de cotisations accordé en contrepartie de la mise en place de ces accords. Cette majoration a disparu le 1er juillet 2003, tout comme l'allégement susvisé, auquel elle était liée. 

En effet, la loi n° 2003-47 du 17 janvier 2003 relative aux salaires, au temps de travail et au développement de l'emploi a créé, à cette date, une réduction générale des cotisations patronales de sécurité sociale qui se substitue aux deux mesures générales d'allégement du coût du travail mises en place depuis 1993 : la réduction dégressive de cotisations sur les bas et moyens salaires, dite « ristourne Juppé », et l'allégement mentionné ci-dessus, lié à la réduction du temps de travail.

Le Gouvernement a souhaité que cette nouvelle réduction soit déconnectée de la durée du travail. 

Dès lors, aucune des majorations de l'allégement précité, ayant pour objet d'inciter les entreprises à diminuer leur horaire collectif, n'a été reprise dans le nouveau dispositif. C'est notamment le cas de la majoration applicable dans les zones de revitalisation rurale. 

En revanche, les entreprises implantées en zones de revitalisation rurale bénéficient de cette nouvelle réduction de cotisations qui est d'application générale et sans autre condition que celle relative au niveau de rémunération perçu par le salarié. 

Pour celles ayant réduit leur temps de travail, cette réduction permet, dès le 1er juillet 2003, une exonération maximale de 26 % du salaire horaire, les cotisations patronales de sécurité sociale représentant en moyenne 30 % du salaire. 

Ainsi, outre une simplification de la gestion de la paie pour l'employeur, la mesure générale de droit commun est très favorable pour les faibles revenus. 

Par ailleurs, les entreprises implantées en zones rurales continuent à bénéficier d'une exonération totale plafonnée de cotisations patronales de sécurité sociale spécifique aux zones rurales applicable pendant douze mois pour l'embauche de salariés accroissant l'effectif de l'entreprise à cinquante salariés au plus (art. L. 322-13 du code du travail). Il n'est pas envisagé de créer d'autres dispositifs d'allégements dans ces zones.

La réponse ministérielle est éditée sur le site :

http://www.assemblee-nationale.fr

publié le 29/09/03

                                                            

Réponse ministérielle Masson en date du 21 novembre 2002 et relative à l'écart des charges sociales supportées par les entreprises entre la France et le Luxembourg (Question n°02059, JO Sénat)

Rappel de la question posée par Mr Jean-Louis Masson

Mr Jean-Louis Masson avait, par une question en date du 29 août 2002, attiré l'attention du ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité sur le fait qu'il y a un grand écart des charges sociales supportées par les entreprises entre la France et le Luxembourg. Il en résulte des problèmes importants pour les entreprises françaises dont les salariés qualifiés ont tendance à rechercher une embauche en tant que travailleurs frontaliers au Luxembourg.

Mr Masson souhaitait que le ministre lui indique les mesures qu'il envisageait de prendre pour remédier à cette situation.

Réponse du Ministre

L'article 42 du traité des Communautés européennes fonde la mise en oeuvre de la coordination des régimes nationaux de sécurité sociale des Etats membres. Le règlement (CEE) n° 1408/71 réalise cette coordination. L'article 42 du traité ne permet toutefois pas, car ce n'est pas son but, d'harmoniser les différentes législations nationales de sécurité sociale. Celles-ci, en application du principe de subsidiarité, demeurent régies par chacun des Etats, lesquels fixent notamment la nature et le niveau des prestations ainsi que leur mode de financement.

Les pouvoirs publics ont cependant consenti des efforts continus pour réduire le coût du travail pesant sur les entreprises établies en France. Ainsi, celles-ci peuvent bénéficier de nombreuses aides à l'embauche ou à l'emploi. II s'agit notamment de la réduction de cotisations patronales de sécurité sociale sur les bas salaires prévue à l'article L. 241-13 du code de la sécurité sociale pour les salaires inférieurs ou égaux à 169 fois le Smic majoré de 30 %, des exonérations pour l'embauche d'un premier salarié, ou pour l'emploi dans les zones en difficulté (zones franches urbaines, zones de re dynamisation rurale et de revitalisation urbaine).

En outre, les entreprises nouvelles de moins de 20 salariés et les entreprises de moins de 20 salariés implantées en zones de revitalisation rurale restant assujetties à la durée légale de 39 heures peuvent également bénéficier d'une exonération de cotisations familiales jusqu'en 2002.

De plus, la loi du 19 janvier 2000 relative à la réduction négociée du temps de travail a procédé à la mise en place de nouveaux allégements de charges ayant contribué en eux-mêmes à favoriser les créations d'emplois.

Le projet de loi relatif aux salaires, au temps de travail et au développement de l'emploi prévoit un nouveau dispositif ayant pour objet de permettre aux entreprises établies en France, quelle que soit la durée du travail, de bénéficier d'une baisse accrue du coût du travail sur les bas et moyens salaires.

Réponse éditée par l'Assemblée Nationale et disponible à partir du site www.assemblee-nationale.fr

 N.B

publié le 25/11/02

 


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