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Fiscalité sociale
Assurance maladie, complémentaire...
 

Réponse ministérielle Dupont en date du 5 décembre 2002 et relative au régime fiscal applicable aux cotisations à une complémentaire santé (Question n°03794)

Rappel de la question posée par Mr Jean-léonce Dupont

M. Jean-Léonce Dupont avait, par une question en date du 7 novembre 2002, attiré l'attention du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les inégalités dans l'accès aux soins générées par le régime fiscal applicable aux cotisations de certaines catégories de personnes souscrivant à une complémentaire de santé. 

Il rappelle que les personnes qui souscrivent à une mutuelle santé à titre individuel, contrat collectif non obligatoire dans l'entreprise, les fonctionnaires, les demandeurs d'emploi, les étudiants et retraités ne peuvent pas déduire de leur revenu imposable le montant de la cotisation versée à leur mutuelle contrairement aux artisans, commerçants, professions libérales ou salariés bénéficiant d'une garantie obligatoire de leur entreprise. 

Il lui demandait donc quelles mesures il comptait prendre pour en finir avec cette inégalité qui conduit de trop nombreuses personnes à renoncer aux soins faute de moyens financiers suffisants.

Réponse du ministre

La déduction du revenu imposable des cotisations de prévoyance complémentaire n'est admise que sous certaines conditions et dans certaines limites : ces cotisations doivent être versées dans le cadre de l'exercice d'une activité professionnelle et au titre d'un contrat d'assurance de groupe s'il s'agit de travailleurs non salariés, ou revêtir un caractère obligatoire en vertu d'un accord collectif ou d'une décision unilatérale de l'employeur s'il s'agit des salariés. 

En effet, l'adhésion à un régime de prévoyance complémentaire a alors pour objet essentiel de garantir aux intéressés, en cas de maladie ou d'invalidité conduisant à l'interruption de l'activité professionnelle, le versement pendant la période correspondante d'un revenu de remplacement en complément des prestations en espèces servies par les régimes de base de sécurité sociale. 

En contrepartie, ces prestations complémentaires sont soumises à l'impôt sur le revenu. 

Les cotisations versées auprès d'un organisme de prévoyance complémentaire dans le cadre d'une adhésion individuelle et facultative constituent, pour leur part, un emploi du revenu d'ordre personnel, consenti librement par le contribuable afin, le plus souvent, de compléter en cas de maladie les prestations en nature servies par la Sécurité sociale. Ces versements n'ouvrent donc droit à aucun avantage fiscal mais, en contrepartie, les prestations servies, le cas échéant, par les organismes de prévoyance complémentaire sous forme de rentes ne sont pas soumises à l'impôt sur le revenu. 

Cela dit, la loi n° 99-641 du 27 juillet 1999 portant création d'une couverture maladie universelle (CMU) permet, depuis le ler janvier 2000, à l'ensemble de la population qui en est encore exclue de bénéficier des prestations en nature d'un régime de base d'assurance maladie et maternité (CMU de base) et offre aux personnes disposant des ressources les plus faibles une couverture complémentaire gratuite en matière de santé assortie d'une dispense d'avance de frais (CMU complémentaire). 

La CMU représente un effort budgétaire important en faveur de l'accès aux soins des personnes les plus démunies, complété par la mise en place d'une aide à la souscription de contrats de couverture complémentaire maladie (" aide à la mutualisation ") au bénéfice des personnes dont les ressources sont de peu supérieures au plafond de ressources de la CMU complémentaire. 

Cela étant, afin de conforter davantage encore l'égal accès de tous aux soins médicaux, le Premier ministre a annoncé, dans le cadre de sa déclaration de politique générale du 3 juillet 2002, la mise en place d'une aide permettant aux personnes qui en sont démunies de bénéficier d'un régime de protection complémentaire au titre du risque maladie. 

La forme de cette aide fait actuellement l'objet d'une étude par les services concernés et aucune piste n'est à ce stade écartée.

Réponse éditée par l'Assemblée Nationale et disponible à partir du site www.assemblee-nationale.fr

 N.B

publié le 09/12/02

                                                           

Réponse ministérielle Lagorsse en date du 14 novembre 2002 et relative au régime fiscal applicable aux cotisations versées à une complémentaire santé (Question n°03138, JO Sénat)

Rappel de la question posée par Mr Roger Lagorsse

Mr Roger Lagorsse avait, par une question en date du 17 octobre 2002, attiré l'attention du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les inégalités générées par le régime fiscal applicable aux cotisations des personnes salariées souscrivant à une complémentaire santé. 

En dépit de la mise en place de la CMU, de profondes inégalités subsistent en matière d'accès aux soins. En effet, seule la souscription à une complémentaire santé détermine et conditionne un véritable accès de tous aux soins. Pourtant, seule une partie des Français peut déduire du revenu imposable le montant de la cotisation versée à leur mutuelle. 

Cette inégalité fiscale pourrait disparaître par l'instauration d'un dispositif fiscal octroyant, pour toute personne adhérant à une complémentaire santé, soit une diminution d'impôts, soit un crédit d'impôts sous la forme du versement d'une prime pour les personnes non imposables. Une telle mesure aurait pour effet d'inciter les personnes, qui faute de complémentaire santé renoncent aux soins, à s'affilier à un organisme relevant de la solidarité. Il lui demandait donc de lui faire connaître les suites qui pourraient être réservées à cette mesure. 

Réponse du ministre

La déduction du revenu imposable des cotisations de prévoyance complémentaire n'est admise que sous certaines conditions et dans certaines limites : ces cotisations doivent être versées dans le cadre de l'exercice d'une activité professionnelle et au titre d'un contrat d'assurance de groupe s'il s'agit de travailleurs non salariés, ou revêtir un caractère obligatoire en vertu d'un accord collectif ou d'une décision unilatérale de l'employeur s'il s'agit des salariés.

En effet, l'adhésion à un régime de prévoyance complémentaire a alors pour objet essentiel de garantir aux intéressés, en cas de maladie ou d'invalidité conduisant à l'interruption de l'activité professionnelle, le versement pendant la période correspondante d'un revenu de remplacement en complément des prestations en espèces servies par les régimes de base de sécurité sociale.

En contrepartie, ces prestations complémentaires sont soumises à l'impôt sur le revenu. Les cotisations versées auprès d'un organisme de prévoyance complémentaire dans le cadre d'une adhésion individuelle et facultative constituent, pour leur part, un emploi du revenu d'ordre personnel, consenti librement par le contribuable afin, le plus souvent, de compléter en cas de maladie les prestations en nature servies par la sécurité sociale.

Ces versements n'ouvrent donc droit à aucun avantage fiscal mais, en contrepartie, les prestations servies, le cas échéant, par les organismes de prévoyance complémentaire sous forme de rentes ne sont pas soumises à l'impôt sur le revenu.

Cela dit, la loi n° 99-641 du 27 juillet 1999 portant création d'une couverture maladie universelle (CMU) permet, depuis le 1er janvier 2000, à l'ensemble de la population qui en est encore exclue de bénéficier des prestations en nature d'un régime de base d'assurance maladie et maternité (CMU de base) et offre aux personnes disposant des ressources les plus faibles une couverture complémentaire gratuite en matière de santé assortie d'une dispense d'avance de frais (CMU complémentaire).

La CMU représente un effort budgétaire important en faveur de l'accès aux soins des personnes les plus démunies, complété par la mise en place d'une aide à la souscription de contrats de couverture complémentaire maladie (" aide à la mutualisation ") au bénéfice des personnes dont les ressources sont de peu supérieures au plafond de ressources de la CMU complémentaire.

Cela étant, afin de conforter davantage encore l'égal accès de tous aux soins médicaux, le Premier ministre a annoncé dans le cadre de sa déclaration de politique générale du 3 juillet 2002 la mise en place d'une aide permettant aux personnes qui en sont démunies de bénéficier d'un régime de protection complémentaire au titre du risque maladie.

La forme de cette aide fait actuellement l'objet d'une étude par les services concernés et aucune piste n'est à ce stade écartée.

Réponse éditée par l'Assemblée Nationale et disponible à partir du site www.assemblee-nationale.fr

 N.B

publié le 18/11/02

                                                           

Réponse ministérielle Biwer Publiée dans le JO Senat du 05/09/2002 page 1976, relative à la question de la déductibilité fiscale, soit sous forme de déduction du revenu brut imposable, soit sous forme de crédit d'impôt, des primes payées par les titulaires de contrats individuels d'assurance maladie complémentaire

Une récente enquête du Centre de recherche, d'étude et de documentation en économie de la santé est venue le rappeler : les couvertures complémentaires santé de qualité sont aujourd'hui inaccessibles pour des millions de Français. 

La couverture maladie universelle (CMU), si elle constitue un progrès réel, n'apporte cependant qu'une réponse partielle en raison des importants effets de seuil qu'elle génère. 

Par ailleurs, des craintes réelles apparaissent relativement au coût du risque assumé par les mutuelles les plus engagées dans cette démarche de solidarité, c'est pourquoi d'autres mesures doivent être prises pour favoriser l'accès aux couvertures qu'elles assument. Une mesure comme la déductibilité fiscale des couvertures mutualistes permettrait de renforcer les possibilités d'accès aux garanties proposées. Elle rétablirait, en outre, l'équilibre entre les offres de ces mutuelles et celles de certains contrats groupes assurés par les entreprises, et de certains contrats privés bénéficiant déjà d'une telle déductibilité, d'une part, et, d'autre part, un crédit d'impôt pour les non-imposables, dans un souci d'équité. 

Il a été demandé au ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées de préciser la suite qu'il envisage de réserver à ces propositions qui permettraient de contribuer à assurer à chaque Français, quel que soit le montant de ses revenus, la possibilité de se protéger efficacement et de façon solidaire, au moyen d'un dispositif fiscal incitatif.

Le 5 septembre 2002 une réponse ministérielle apporté la réponse suivante : 

Le plafond maximal de ressources pour être éligible à la CMU complémentaire est de 562,00 euros (3 686,48 F) par mois pour une personne seule au 15 février 2002, alors que le montant mensuel de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et du minimum vieillesse-minimum invalidité était de 569,38 euros (3 734,89 F). 

Pour limiter les effets de seuil, un avenant à la convention d'objectifs et de gestion (COG), signé entre l'Etat et la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) le 7 mars 2002, précise la création d'une aide à la mutualisation destinée à améliorer la couverture maladie des personnes dont les ressources sont comprises entre le plafond de la CMU complémentaire et le plafond majoré de 10 %. 

La mise en oeuvre de ce dispositif pourrait intervenir à l'automne 2002. 

La question de la déductibilité fiscale, soit sous forme de déduction du revenu brut imposable, soit sous forme de crédit d'impôt, des primes payées par les titulaires de contrats individuels d'assurance maladie complémentaire est l'une des voies envisagées pour favoriser une meilleure couverture complémentaire. 

Une telle mesure nécessite au préalable une expertise approfondie et doit, en tout état de cause, faire l'objet d'une disposition en loi des finances.

 O.de.M

publié le 23/09/02

 


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