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Réponse
Ministérielle Briand en
date du 26 août 2002 et relative à la
fiscalité des opérations de désamiantage
réalisées par des bailleurs de locaux
commerciaux. (Question n° 8)
Rappel
de la question posée par Mr Xavier Briand
M. Philippe
Briand avait, par une question en date du
1er juillet 2002, appelé l'attention de M.
le ministre délégué au budget et à la réforme
budgétaire sur l'absence de prise en
compte, par les services fiscaux, au titre
de la déductibilité du revenu foncier déclaré
par les bailleurs de locaux commerciaux ou
professionnels, de travaux destinés à protéger
ces locaux des effets de l'amiante.
Il lui
rappelait qu'en ses articles 14 (I-a) et 31
(I-1er), la loi de finances pour 2002 prévoit
une telle déduction.
Or, il semble
que dans bien des cas cette déduction ait
été remise en cause parce que de tels
travaux ont été considérés comme de
simples travaux d'amélioration, et parce
que la loi de finances pour 2002 n'incluait
pas les travaux effectués avant son entrée
en vigueur.
Il lui
demandait donc, au nom du civisme dont font
preuve ces bailleurs de locaux
professionnels ou commerciaux en effectuant
de tels travaux, et dans un souci d'équité
fiscale entre contribuables, s'il ne serait
pas souhaitable d'étendre le bénéfice de
cette mesure aux litiges en cours à la date
d'entrée en vigueur de la loi de finances
pour 2002.
Réponse
du ministre
En matière
de traitement des immeubles contre
l'amiante, une distinction est faite entre
la nature des travaux réalisés.
Les opérations
de recherche et d'analyse de nocivité de
l'amiante constituent des dépenses
d'entretien et sont donc déductibles des
revenus fonciers.
A l'inverse,
les travaux d'enlèvement de l'amiante ou
destinés à assurer son innocuité ont le
caractère de travaux d'amélioration.
Ces derniers
n'étaient jusqu'à présent déductibles
que si le local était affecté à
l'habitation au moment de la réalisation
des travaux.
L'article
14 de la loi de finances pour 2002, codifié
à l'article 31(I,1°, b bis) du code général
des impôts, a ajouté aux dépenses d'amélioration
déductibles, pour leur montant réel, du
revenu foncier des bailleurs de locaux
professionnels ou commerciaux, les dépenses
de travaux destinés à protéger ces locaux
des effets de l'amiante.
Ces nouvelles
dispositions s'appliquent à compter de
l'imposition des revenus fonciers de l'année
2001.
Les dépenses
concernées sont déductibles au titre de
(année au cours de laquelle leur paiement
est intervenu. Il n'est pas envisagé d'étendre
le bénéfice de cette mesure aux litiges en
cours à la date d'entrée en vigueur de la
loi de finances pour 2002. Une telle
disposition ôterait tout effet incitatif à
la mesure et instaurerait une inégalité
entre les citoyens qui auraient déduit à
tort une charge de cette nature et ceux qui
auraient respecté la législation.
publié
le 02/09/02
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