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Instruction
fiscale du 12 janvier 2005 relative
aux conditions de mise en oeuvre de
l'article 57 du CGI en présence de
situations de sous capitalisation des
filiales de sociétés étrangères (BOI 14
O-2-05, n°8 du 12 janvier 2005)
Par
deux décisions du 30 décembre 2003, le
Conseil d’Etat a jugé que :
-
les dispositions de l’article 212-1° du
CGI, destinées à s’opposer, notamment,
aux situations de sous-capitalisation de
filiales françaises de sociétés-mères étrangères,
étaient incompatibles avec le principe
communautaire de liberté d’établissement
institué par l’article 52 du traité CE
devenu 43 CE (cf. arrêt n° 233894, SARL
COREAL GESTION) et, par ailleurs, tenues en
échec par des clauses de non-discrimination
contenues dans les conventions
internationales lorsque celles-ci ne réservent
pas expressément la possibilité d’en
faire application (cf. arrêt n° 233894, SA
ANDRITZ) ;
-
les dispositions de l’article 57 du CGI
n’étaient pas susceptibles d’être
invoquées pour remettre en cause le
principe même de la déductibilité, par
une filiale, des intérêts se rapportant à
la fraction, estimée excessive, de son
endettement auprès de sa société-mère étrangère
(cf. arrêt n° 233894, précité).
L’administration
a décidé de se rallier aux solutions ainsi
dégagées par la Haute Assemblée. Elle
vient de publier une instruction précisant
les hypothèses dans lesquelles les
dispositions des articles 212 et 57 du code
général des impôts conservent toute leur
valeur pour assurer la défense des affaires
contentieuses.
L'instruction
est éditée à l'adresse :
http://alize.finances.gouv.fr/dgiboi/boi2005/13RCPUB/textes/13o205/13o205.pdf
publié
le 24/01/05
Réponse
ministérielle BOURG-BROC du 27 janvier 2003
relative à la politique fiscale applicable
à l'implantation d'entreprise étrangères
sur le territoire national (JO AN, question
n°2450)
Rappel
de la question posée par Mr Bruno
Bourg-Broc
M. Bruno
Bourg-Broc avait par une question en date du
9 septembre 2002, appelé l'attention du
Premier ministre sur l'annonce médiatique,
le 12 juillet 2001, d'un rapport
tendant à favoriser l'implantation
d'entreprises et d'experts étrangers sur le
territoire, remis à son prédécesseur par
M. Michel Charzat. Il
souhaitait savoir ce qu'il en était de
cette proposition.
Réponse
du ministre
Les
propositions faites dans le rapport sur
l'attractivité du territoire remis en
juillet 2001 par le député Michel Charzat
ont, pour parties, été retenues pour l'élaboration
de la loi de finances pour 2002.
Ainsi, la réduction
d'impôt pour souscription au capital des
sociétés non cotées a été reconduite
pour cinq ans. Le régime juridique des
fonds communs de placement à risque (FCPR)
a été modernisé et les fonds communs de
placement dans l'innovation (FCPI) sont
devenus éligibles aux plans d'épargne en
action (PEA).
Les PEA ont
par ailleurs été ouverts aux titres des
sociétés européennes et leur plafond
relevé de plus de 30 % soit 120 000 euros.
Enfin, la loi
de finances pour 2002 a modernisé les
dispositifs fiscaux prévus en faveur des
fusions, scissions et apports partiels
d'actif. Soucieux de renforcer l'économie
française et la position de la France comme
acteur de premier plan, le Gouvernement a
demandé, au début du mois de juin dernier,
un avis au Conseil économique et social sur
les moyens d'améliorer l'attractivité de
l'économie française au service de la
croissance et de l'emploi.
Dans sa déclaration
de politique générale présentée devant
l'Assemblée nationale le 3 juillet 2002, le
Gouvernement s'est engagé à renforcer
l'attractivité de notre territoire. La
baisse des charges, qui permet de soutenir
l'emploi, constitue la clé de voûte de la
stratégie gouvernementale. Le Gouvernement
est déterminé à engager un abaissement
global des charges sociales et la
simplification des procédures.
Un projet de
loi relatif aux salaires, au temps de
travail et au développement de l'emploi, présenté
en conseil des ministres le 18 septembre
dernier, est en discussion au Parlement
depuis le 2 octobre 2002.
Le
Gouvernement entend également rétablir
l'unité du SMIC, alléger les charges des
entreprises et assouplir le dispositif des
35 heures. Il a clairement indiqué qu'il
voulait créer les conditions d'une
croissance forte et durable en menant parallèlement
à la baisse des charges la baisse des impôts
qui permet de soutenir l'activité et
l'initiative. La réduction annoncée de 5 %
de l'impôt sur le revenu a été rendue
effective dès 2002 dans le cadre de la loi
de finances rectificative pour 2002 adoptée
le 6 août 2002. La loi de finances pour
2003 intègre cette baisse dans le barème
de l'impôt sur le revenu et l'amplifie en
appliquant une réduction supplémentaire de
1 %.
Le
Gouvernement a également affirmé sa volonté
de renforcer la compétitivité des
entreprises en proposant de mener à son
terme la suppression totale de la part
salariale de la taxe professionnelle (TP)
effective en 2003, d'alléger la TP des
professions libérales et travailleurs indépendants,
d'exonérer de cette taxe les
investissements utilisés pour la
recherche.
Il a proposé
de supprimer sur trois ans la contribution
des institutions financières.
Le
Gouvernement entend également faire de la
création d'entreprises une des priorités
de son action.
Le projet de
loi « agir pour l'initiative économique »
qui vise à faciliter la création et la
transmission d'entreprises sera présenté
en début d'année au Parlement. I
l vise
notamment à rendre la création
d'entreprise moins coûteuse, plus rapide et
plus simple et se donne pour objectif la création
d'un million d'entreprises nouvelles sur
cinq ans.
Réponse
éditée par l'Assemblée Nationale et
disponible à partir du site www.assemblee-nationale.fr
N.B
publié
le 03/02/03
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