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Conclusions de l’Avocat général dans les
affaires C-277/05
relative au régime de TVA applicable aux
sommes versées d’avance pour une prestation
de services hôteliers et que le prestataire
a conservées en conséquence du désistement
du client en faveur duquel une réservation a
été faite
Les articles 2,
point 1, et 6, paragraphe 1, de la sixième
directive, doivent être interprétés en ce
sens que des sommes versées à titre d’arrhes
dans le cadre de contrats de vente portant
sur des prestations de services hôteliers
assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée
doivent être regardées, lorsque l’acquéreur
fait usage de la faculté de dédit qui lui
est ouverte et que ces sommes sont
conservées par le vendeur, comme rémunérant
la prestation de réservation et, comme
telles, soumises à la taxe sur la valeur
ajoutée.
Les conclusions
sont disponibles à l'adresse :
http://curia.europa.eu/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=fr
publié le 18/09/06
Réponse
préliminaire de la Commission E-2551/02FR
du 24 octobre 2002
donnée par M. Bolkestein au nom de la
Commission et relative au taux réduit de
TVA. pour la restauration
Le Parlement
européen a adopté le 14 mai 2002 un texte
(Rapport Torres Marques) intitulé Tourisme
européen :
"Résolution
du Parlement européen sur la communication
de la Commission au Conseil, au Parlement
européen, au Comité économique et social
et au Comité des régions sur une approche
coopérative pour l'avenir du tourisme
européen" (P5_TA (2002) 0222).Ce texte
précise (paragraphe. 46) que le Parlement
européen "demande à la Commission de
faire, dans les plus brefs délais, des
propositions permettant d'inclure la
restauration, et éventuellement d'autres
services touristiques qui ne seraient pas
encore éligibles à cette mesure, à la
liste des secteurs d'activité pouvant
bénéficier, à titre pérenne, de
l'application d'un taux réduit de TVA, afin
de développer l'emploi dans ces domaines,
de moderniser ces professions, et de mieux
positionner le tourisme européen face à la
concurrence internationale;"
Il a été
demandé à la Commission si elle pouvait
indiquer quelle suite elle a donnée à
cette demande du Parlement européen ?
Dans une
réponse préliminaire P-2697/02FR
donnée par M. Bolkenstein au nom de la
Commission le24 octobre 2002 il a été
précisé que la Commission avait
déjà annoncé dans sa communication sur la
nouvelle stratégie TVA et rappelé dans le
rapport sur les taux réduits adopté en
octobre 2001, son intention de procéder
à une révision globale de la structure des
taux réduits dans le courant du premier
semestre 2003.
Dans ce
cadre, le secteur de la restauration ainsi
que toutes les demandes catégorielles en
vue d'obtenir un taux réduit seront
examinés.
Toutefois,
avant de procéder à cette révision
globale, la Commission a l'obligation de
remettre un rapport sur les effets de
l'application d'un taux réduit de TVA à
certains services à forte intensité de
main d'œuvre.
Pour rappel,
en 1999, le Conseil a adopté la directive
1999/85/CE du Conseil du 22 octobre 1999
pour permettre l'application d'un taux
réduit de TVA à certains services à forte
intensité de main d'œuvre .
Dans ce
cadre, les services de restauration auraient
pu bénéficier de la possibilité d'un taux
réduit, si lors de la négociation de cette
directive, le Conseil n'avait pas modifié
la proposition de la Commission.
En effet, la
Commission avait rédigé sa proposition
initiale de manière à laisser aux Etats
membres, dans le choix des secteurs visés,
un maximum de flexibilité, dès lors que
ces secteurs répondaient aux conditions
prévues. Dans ce contexte, les services de
restauration auraient pu bénéficier de
cette expérience.
Le Conseil
a préféré adopter une liste courte et
précise, et n'a pas jugé opportun d'y
introduire la restauration. Ce secteur
bénéficie toutefois d'un taux réduit dans
certains Etats membres mais à titre de
dérogation transitoire (accordée lors de
la négociation de l'annexe H de la sixième
directive 77/388/CEE du Conseil, du 17 mai
1977, en matière d'harmonisation des
législations des Etats membres relatives
aux taxes sur le chiffre d'affaires -
Système commun de taxe sur la valeur
ajoutée : assiette uniforme) .
La
directive 1999/85/CE a été adoptée à
titre expérimental en vue de vérifier les
effets d'une baisse du niveau des taux de
TVA sur l'emploi. Cette expérience, prévue
pour trois ans, doit prendre fin le 31
décembre 2002. Les Etats membres
participant à cette expérience doivent
soumettre à la Commission pour le 1er
octobre 2002, un rapport dans lequel ils
évaluent les effets de l'allégement de la
TVA sur ces services, en termes de création
d'emplois et de diminution de l'économie
souterraine.
Ensuite, la
Commission soumettra au Parlement et au
Conseil un rapport d'évaluation global et
proposera, le cas échéant, des mesures
adéquates permettant de décider du taux
futur de TVA applicable aux services à
forte intensité de main-d'œuvre. Compte
tenu des délais induits par cet exercice
d'évaluation et par le processus de
décision qui peut en découler, la
Commission a adopté une proposition de
directive prorogeant pour une année cette
expérience.
Réponse
éditée par le Parlement et disponible à
partir du site www.europa.eu.int
publié
le 04/01/02
Communiqué
du ministère des Finances relatif à la
saisine de la commission européenne d'une
demande de l'Etat français d'appliquer le
taux réduit de TVA à la restauration.
"
Francis MER, ministre de l'Économie, des
Finances et de l'Industrie a remis
aujourd'hui une lettre au Commissaire européen
Frits Bolkestein, demandant à la Commission
européenne d'autoriser la France à
appliquer à la restauration le taux réduit
de TVA (5,5 %).
Dans sa
lettre, la France demande que, dès les
prochaines discussions communautaires
relatives aux directives sur la TVA, la
restauration soit inscrite au nombre des
services qui peuvent bénéficier du taux réduit.
L'hôtellerie-restauration
est un secteur qui participe à part entière
au dynamisme de l'économie de notre pays et
recèle un potentiel élevé de créations
d'emplois. Il est en concurrence avec
d'autres activités, en particulier la vente
à emporter de produits de restauration, qui
bénéficient dès à présent du taux réduit
de TVA.
Le
Gouvernement souhaite donc que la
restauration puisse bénéficier au plus tôt
de ce taux réduit de TVA ". (Communiqué
du ministère de l'économie des Finances et
de l'industrie en date du 5 juin 2002).
Cette demande
répond à une demande pressante des
professionnels de la restauration qui dernièrement
(le lundi 4 juin 2002) ont participé à une
journée de mobilisation pour réclamer une
TVA à 5,5% pour l'ensemble de la
profession. En effet, durant toute la journée,
plusieurs enseignes de la restauration ainsi
que des restaurants indépendants ont remis
à leurs clients des additions allégées de
5%, ainsi qu'un dépliant informatif.
Cette démarche
du gouvernement vise ainsi à mettre fin à
la distinction opérée par la réglementation
fiscale entre la fourniture de repas à
consommer sur place, assujettie pour
l'essentiel de son activité au taux normal
de la taxe sur la valeur ajoutée à 19,6%
et la vente à emporter qui bénéficie du
taux de TVA à 5,5 %.
Pour aller
plus loin :
- Proposition
de loi du Sénat relative à l'abaissement
du taux de TVA dans le secteur de la
restauration : http://www.senat.fr/leg/ppl00-027.html
- Proposition
de loi présentée par M. André ASCHIERI, député
et enregistré à la Présidence de
l'Assemblée nationale le 16 juillet 2001
visant à favoriser le développement de
l'emploi dans la restauration par
l'extension à l'ensemble de ce secteur du
taux réduit de TVA : http://www.fiscalonline.com/vl_tva_restauration.htm
publié
le 10/06/02
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