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Réponse
Communautaire Decourrière,
publiée le 29 août 2002 et relative à la transmission
des entreprises patrimoniales (Question n° E-0866/02)
Rappel
de la question posée par
Mr Francis Decourrière (pour la
France) à la Commission le 3 avril
2002
En
mars 1998, la Commission européenne, par le
biais d'une communication, a pressé les
gouvernements des États membres d'aménager
dans un sens favorable leurs
réglementations nationales relatives à la
transmission des entreprises patrimoniales,
arguant que les mauvaises transmissions
d'entreprises étaient préjudiciables à la
pérennité des emplois au sein de la
Communauté européenne.
Or
la mise en place de l'euro depuis janvier
2002 fait surgir en pleine lumière les
distorsions de compétitivité liées aux
réglementations juridiques et fiscales dont
souffrent les entreprises patrimoniales
françaises.
Dans
ce domaine, la législation française
semble persister dans son retard par rapport
aux autres États membres.
Lors
de la présentation de ses priorités pour
la future politique fiscale de l'Union
européenne, la Commission a rappelé
qu'elle entendait porter une attention
particulière aux problèmes fiscaux que
rencontrent les particuliers et les
entreprises opérant sur le marché
intérieur.
Questions
-
La Commission envisage-t-elle la mise en
place d'actions coordonnées pour lutter
contre les obstacles et les lacunes fiscales
dans le domaine de la fiscalité des
entreprises et notamment en matière de
transmission des entreprises patrimoniales ?
-
Compte-t-elle faire un état des lieux des
meilleures pratiques dans les États membres
suite au passage à l'euro, ainsi qu'elle
l'avait fait en 1997 ?
Réponse
donnée par M. Liikanen au nom de la
Commission le 14 mai 2002
L'action
de la Commission dans le domaine de la
transmission des entreprises remonte à
1993, date à laquelle elle a organisé un
symposium afin d'étudier la situation dans
les différents États membres et de
définir les meilleures pratiques.
La
Commission poursuit depuis lors ses travaux
en la matière et en novembre 2000, elle a
lancé un projet sur la transmission des
entreprises dans le cadre de la procédure
Best de la Direction générale Entreprises.
Un
groupe d'experts a également été créé
dans ce cadre, afin d'aider la Commission à
suivre la mise en oeuvre par les États
membres de sa recommandation 94/1069/CE, du
7 décembre 1994, sur la transmission des
petites et moyennes entreprises.
Il
appartient notamment à ce groupe
d'identifier les mesures juridiques (y
compris en matière de fiscalité) et de
soutien prises par les États membres depuis
1998, date à laquelle le premier examen a
été effectué, d'évaluer ces mesures et
de formuler des propositions d'actions
ultérieures. La Commission continue à
jouer un rôle de coordination et de
facilitation des échanges de meilleures
pratiques entre les États membres. Il
incombe à ces derniers d'apporter les
modifications nécessaires à leur
législation ou de fournir un soutien aux
transmissions d'entreprises.
Le
groupe d'experts soumettra un rapport final
d'ici à juin 2002.
Les
premières conclusions des travaux du groupe
ont déjà été exposées durant le
colloque européen sur l'entreprise
patrimoniale organisé par la présidence
espagnole le 24 février 2002. Elles sont
présentées sous la forme d'un tableau
synthétique qui indique quelles parties de
la recommandation ont été mises en oeuvre
par chacun des États membres.
Le
projet Best s'achèvera lors du séminaire
européen sur la transmission des
entreprises, qui se tiendra à Vienne, en
Autriche, du 23 au 24 sept 2002 www.transferofbusinesses.at
Au
cours de ce séminaire seront présentés le
rapport final du groupe d'experts ainsi que
des exemples de bonnes pratiques dans ce
domaine.
La
Commission poursuivra ses travaux sur la
transmission des entreprises après le
séminaire.
Les
prochaines étapes consisteront à aider les
États membres à mesurer ou à évaluer
leurs propres performances, à trouver des
solutions concrètes afin de progresser sur
le sujet, et à répondre aux propositions
formulées par le groupe d'experts.
De
plus, les travaux portant sur les entraves
et les lacunes fiscales dans le domaine de
la fiscalité des entreprises demeureront
une priorité pour la Commission, comme
indiqué dans sa communication de mai 2001
concernant les priorités pour les
prochaines années et dans la communication
d'octobre 2001 intitulée Vers un marché
intérieur sans entraves fiscales.
Toutefois,
il convient de noter que ces travaux
porteront sur des questions liées au
marché intérieur.
Quant
aux problèmes relatifs à la transmission
des entreprises patrimoniales qui se posent
dans un contexte national, ils seront
traités par le processus susmentionné.
N.B
publié
le 23/09/02
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