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Fiscalité communautaire
Taxes diverses
 

Communiqué de la Commission européenne du 12 janvier 2006 informant que la Commission européenne a décidé d'adresser à la République française un avis motivé pour non communication des mesures de transposition en droit interne de la directive 2003/96/CE restructurant le cadre communautaire de taxation des produits énergétiques et de l'électricité (IP/06/30) 

La Commission européenne a décidé d'adresser à la République française un avis motivé, deuxième étape de la procédure d'infraction prévue à l'article 226 du traité CE, pour non communication des mesures de transposition en droit interne de la directive 2003/96/CE restructurant le cadre communautaire de taxation des produits énergétiques et de l'électricité. Elle a également décidé de saisir la Cour de justice à l'encontre de l'Allemagne pour défaut de transposition de cette même directive.

Le communiqué est disponible à l'adresse : 

http://europa.eu.int/comm/taxation_customs/index_fr.htm

publié le 23/01/06

                                                           

Accises: la Commission propose d'harmoniser la fiscalité du gazole professionnel

Afin de garantir une meilleure protection de l'environnement et de remédier aux importantes distorsions de concurrence qui existent, dans l'UE, sur les marchés libéralisés des transports routiers, la Commission européenne a présenté une proposition qui prévoit d'harmoniser progressivement les taux d'accises appliqués par les États membres sur le gazole professionnel et d'aligner les accises minimales sur le gazole non-professionnel et l'essence sans plomb. 

La proposition institue un taux pivot de 350 € pour 1 000 litres à partir du 1er janvier 2003, qui serait indexé sur l'inflation; la marge de variation des États membres par rapport au taux pivot serait progressivement réduite de manière à aboutir à un taux unique harmonisé d'ici 2010. 

Par ailleurs, le taux d'accises minimal sur l'essence sans plomb serait appliqué, d'ici 2006, au gazole non-professionnel étant donné qu'une taxation plus basse du gazole - comme c'est le cas actuellement - ne se justifie pas du point de vue de la protection de l'environnement. 

En outre, la proposition prévoit de faire passer le taux minimal actuellement appliqué à l'essence sans plomb de 287 € (niveau actuel) à 360 € pour tenir compte de l'inflation. Lorsque le taux d'accises minimal sur le gazole professionnel dépassera 360 € dans le cadre de l'harmonisation progressive de la fiscalité, il devra également être appliqué au gazole non-professionnel et à l'essence sans plomb. Ainsi, le taux d'accises minimal sur le gazole non-professionnel et l'essence sans plomb ne sera jamais inférieur à celui appliqué sur le gazole professionnel et sera en permanence indexé sur l'inflation. L'approche commune relative à la fiscalité des accises sur le gazole utilisé par les transporteurs routiers et les autocaristes est l'un des objectifs énoncé dans le Livre blanc de la Commission sur la politique européenne des transports à l'horizon 2010.

"Les divergences considérables qui existent actuellement entre les taux d'accises appliqués par les États membres sur le gazole utilisé par les entreprises de transport routier entraînent d'importantes distorsions de la concurrence au sein du marché intérieur, surtout depuis la libéralisation totale de ce secteur en 1998" a déclaré Frits Bolkestein, commissaire européen chargé de la fiscalité. "La proposition de la Commission contribuerait à la mise en place d'un cadre général approprié pour ce qui est de la taxation des produits énergétiques et à la protection de l'environnement en encourageant une utilisation plus rationnelle des carburants".

Le Conseil de ministres de l'UE examine depuis plusieurs années la proposition présentée par la Commission en 1997 concernant un système commun d'imposition des produits énergétiques. À l'occasion du Conseil européen, qui a eu lieu à Séville en juin dernier, la Présidence espagnole a proposé des lignes directrices afin d'orienter clairement les futurs travaux relatifs à la proposition de taxe sur l'énergie. Lors du Conseil, les États membres ont insisté sur la nécessité de prévoir un régime fiscal particulier pour le transport routier de marchandises et de voyageurs afin de compenser les augmentations de prix du carburant tout en reconnaissant qu'il était indispensable de lutter contre les importantes distorsions de concurrence provoquées par les taux d'accises différents appliqués par les États membres. Au début de l'année, la Commission a présenté une proposition communautaire visant à résoudre ce problème.

La proposition fait une distinction entre le gazole professionnel, utilisé par des véhicules de plus de 16 tonnes et par des autobus et des autocars d'une capacité de plus de 9 personnes, d'une part, et le gazole utilisé par les particuliers. Jusqu'ici, le même taux d'accises communautaire est appliqué à ces deux catégories de gazole. Les taux d'accises différents appliqués par les États membres sur le gazole entraînent des distorsions de la concurrence sur le marché international des transports routiers. Par ailleurs, des études ont montré que le transport international routier de marchandises est effectué, pour l'essentiel, par des véhicules de plus de 16 tonnes; en ce qui concerne le transport de passagers, les autocars de tourisme ont généralement une capacité de plus de 9 personnes.

Gazole professionnel

La proposition prévoit d'augmenter le taux d'accises minimal sur le gazole (qui s'élève actuellement à 245 € pour 1 000 litres) de façon à obtenir un taux harmonisé commun (taux pivot) à l'horizon 2010. Il est proposé de fixer ce taux pivot à 350 € en 2003, qui sera indexé chaque année sur l'inflation mesurée par l'indice des prix à la consommation. Entre 2003 et 2010, les taux appliqués par les États membres devront s'inscrire dans une marge de fluctuation de 100 € autour du taux pivot. Cette marge de fluctuation décroîtra de 28 € chaque année par l'augmentation de la limite inférieure et de la baisse de la limite supérieure de 14 € chacune. En 2009 et 2010, la marge de fluctuation sera réduite de 30 € par l'augmentation de la limite inférieure et de la baisse de la limite supérieure de 15 € chacune. Ceci conduira à un taux harmonisé (marge de fluctuation nulle) en 2010. Le taux pivot, indexé sur l'inflation, serait alors d'au moins 410 €.

La directive de 1992 relative aux taux d'accises fixe un seuil mais pas de plafond; les taux minimaux n'ont pas été réévalués en fonction de l'inflation depuis. Les États membres ont décidé de suivre des approches très divergentes dans ce cadre; c'est pourquoi les taux d'accises actuellement appliqués sur le gazole vont de 245 € à près de 750 € pour 1 000 litres selon les États membres. Le taux prévu de 350 € est supérieur au taux moyen appliqué actuellement sur le gazole dans les États membres (343 €) conformément à la recommandation du Livre blanc de la Commission sur la politique des transports. Par ailleurs, ce taux serait indexé sur l'inflation de façon à ce que sa valeur ne s'effrite pas au fil du temps.

La Commission propose d'harmoniser les accises sur le gazole professionnel car l'application de taux minimaux ne suffirait pas à mettre fin aux distorsions qui existent sur les marchés du transport de marchandises et de voyageurs. Les entreprises de transport de marchandises et de voyageurs assurant des activités transfrontalières ou opérant dans un autre État membre utilisent généralement des véhicules dotés de grands réservoirs, ce qui leur permet de profiter des taux d'accises sensiblement différents appliqués par les États membres sur le gazole en ravitaillant leurs véhicules dans les États membres où les accises sont les plus basses et de réduire ainsi leurs dépenses de fonctionnement.

Cette forme de tourisme fiscal entraîne une perte de recettes fiscales pour les États membres; par ailleurs, les détours faits pour profiter d'un avantage qui n'existerait pas si le taux d'accises était uniforme ont des conséquences négatives sur l'environnement.

Les États membres, comme le Royaume-Uni, qui appliquent actuellement sur le gazole un taux d'accise 1,5 fois supérieur au taux pivot communautaire, seraient autorisés à appliquer un taux en dehors de la marge de fluctuation pendant une durée de sept ans à compter de 2003; ils seraient toutefois tenus d'adopter un plan de convergence visant à faire entrer leur taux dans la marge de fluctuation le 31 décembre 2009 au plus tard. Dans la pratique, la capacité de chaque État membre à atteindre des objectifs élevés en matière de protection de l'environnement ou à encaisser des recettes supplémentaires en appliquant des taux d'accises sur les carburants sensiblement plus élevés que ceux des pays voisins est quelque peu limitée par le fait que les entreprises de transport routier international de marchandises et de voyageurs de ces pays peuvent tout simplement acheter leur carburant dans un pays limitrophe.

La période de transition de sept ans (20032010) permettrait aux États membres qui appliquent un taux d'accises bas sur le gazole d'augmenter progressivement ce taux sans que la situation financière des entreprises concernées en soit affectée. En outre, elle limiterait les pertes de recettes pour les budgets des États membres devant réduire le taux actuel de leurs accises.

Gazole non-professionnel et essence sans plomb

La proposition présentée vise également à inciter les États membres à faire converger, à partir de 2006, la fiscalité du gazole non-professionnel vers celle du carburant utilisé pour les véhicules particuliers. Actuellement, le taux d'accises minimal sur le gazole (245 € pour 1 000 litres) est inférieur à celui qui est appliqué à l'essence sans plomb (287 € pour 1 000 litres). Cette différence de taxation ne se justifie toutefois pas du point de vue de la protection de l'environnement.

Par conséquent, la directive proposée prévoit de rapprocher progressivement les taux d'accises minimaux sur le gazole non-professionnel et sur l'essence sans plomb. À compter du 1er janvier 2003, le taux d'accises minimal sur l'essence sans plomb passera de 287 € à 360 € pour tenir compte de l'inflation depuis 1992 (date à laquelle le seuil de 287 € avait été fixé) et celui appliqué au gazole non-professionnel sera porté de 245 € à 302 €. Ces augmentations sont conformes aux orientations proposées par la Présidence espagnole lors du Conseil européen de Séville, qui prévoient d'indexer sur l'inflation tous les taux minimaux fixés dans la directive de 1992 (voir MEMO/02/121). Le taux d'accises minimal appliqué sur le gazole non-professionel serait ensuite aligné sur le taux d'accises minimal sur l'essence sans plomb (qui s'élève à 360 €) d'ici 2006.

La proposition dispose en outre que le taux d'accises minimal appliqué sur le gazole non-professionnel et l'essence sans plomb ne sera jamais inférieur à celui du gazole professionnel. Par conséquent, lorsque le taux d'accises le plus bas appliqué au gazole professionnel dépassera 360 € dans le cadre du rapprochement progressif vers le taux pivot, il deviendra également le taux minimum appliqué au gazole non-professionnel et à l'essence sans plomb, qui sera indexé en permanence sur l'inflation à l'instar du taux pivot appliqué au gazole professionnel.

Contexte

Le poste "carburants" représente, en moyenne, entre 15% et 20% des frais de fonctionnement des entreprises de transport routier. Le pourcentage du carburant dans le coût de fonctionnement augmente avec la taille du véhicule. Puisque les accises constituent presque 60% du prix du gazole à la pompe (hors TVA), elles représentent 10% à 12% des frais de fonctionnement des entreprises de transport routier de marchandises. Le poste "carburants" représente de 10% à 15% des frais de fonctionnement des entreprises de transport routier de personnes.

Le nombre de véhicules particuliers fonctionnant au gazole a fortement augmenté depuis le début des années 90 comme le démontre la croissance des ventes annuelles de ces véhicules: ils représentaient 43% des immatriculations en 2001 contre moins de 20% en 1990.

La présente proposition vise à modifier les directives communautaires 92/81/CEE et 92/82/CEE concernant l'harmonisation des structures des droits d'accises sur l'essence au plomb, l'essence sans plomb et le gazole ainsi que les taux d'accises minimaux sur ces produits.

Le texte intégral de la proposition est disponible sur le site Europa à l'adresse suivante:

Communiqué sur http://europa.eu.int

http://europa.eu.int/rapid/start/cgi/guesten.ksh?p_action.gettxt=gt&doc=I

P/02/1134|0|RAPID&lg=FR&display=

Proposition de la Commission concernant l'harmonisation des taxes frappant le gazole professionnel

Texte de la proposition (Version provisoire) sur http://europa.eu.int à l'adresse :

http://europa.eu.int/comm/taxation_customs/proposals/taxation/diesel/fr.pdf

publié le 29/07/02

                                                           

Décision du conseil de l'UE en date du 7 mars 2002 autorisant le Luxembourg à appliquer un taux différencié de droits d'accise en faveur du gazole à faible teneur en soufre, conformément à l'article 8, paragraphe 4 de la directive 92/81/CEE. COM(2002) 113.

Exposé des motifs

Présentation de la demande

Par lettre du 3 décembre 2001, le Luxembourg a fait part à la Commission de son souhait d'instaurer un taux différencié de droits d'accise sur le gazole routier ne contenant pas plus de 50 particules par million (ppm) de soufre, conformément à l'article 8, paragraphe 4 de la directive 92/81/CEE du Conseil concernant l'harmonisation des structures des droits d'accise sur les huiles minérales

Par gazole à faible teneur en soufre, il convient d'entendre le gazole qui en ce qui concerne la teneur en soufre satisfait aux spécifications techniques environnementales (50 ppm) telles que définies pour ce carburant par la directive 98/70/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 octobre 1998 concernant la qualité de l'essence et des carburants diesel

Selon le Luxembourg, la réduction d'accise proposée vise à favoriser la consommation de carburant plus respectueux de l’environnement. 

Les accises seraient augmentées de 15 euros par 1000 litres pour le gazole routier contenant plus de 50 ppm de soufre. Concrètement, le taux de 246,65 euros/1000 l actuellement pratiqué sur le carburant gazole ne devrait plus s’appliquer qu’au gazole à faible teneur de soufre, tandis que pour le gazole routier contenant plus de 50 ppm de soufre, un nouveau taux de 261,65 euros serait introduit. L’introduction du taux différencié devrait conduire à la disparition rapide du marché du gazole routier contenant plus de 50 ppm de soufre, dont le prix à la pompe augmenterait de 0,7 LUF/l, soit 0,02 euro/l. 

Le Luxembourg demande que la mesure puisse entrer en vigueur le 1er janvier 2002 pour expirer le 1er janvier 2004.

Le Luxembourg estime que la différenciation d’accise en cause ne constitue pas une aide d’état, notamment parce qu’elle est de portée générale, s’appliquant à tous les consommateurs, indifféremment des secteurs économiques.

Evaluation par la commission

Conformément à l'article 8, paragraphe 4 de la directive 92/81/CEE du Conseil concernant l'harmonisation des structures des droits d'accise sur les huiles minérales, le Conseil, statuant à l'unanimité sur proposition de la Commission, peut autoriser tout État membre à introduire des exemptions ou des réductions supplémentaires des droits d'accise pour des raisons de politiques spécifiques. Par lettre du 3 décembre 2001, le Luxembourg a demandé l'autorisation d'appliquer un taux d'accise différencié au gazole routier à faible teneur en soufre (50 ppm) à partir du 1er janvier 2002.

Conformément à la directive 92/81/CEE, les autres États membres ont été informés de la demande du Luxembourg.

La différenciation fiscale sera introduite au moyen d’une augmentation de 15 euros pour 1000 l de l’accise frappant le gazole routier contenant plus de 50 ppm de soufre.

Le taux de 246,65 euros/1000 l actuellement pratiqué sur le carburant gazole ne s’appliquera qu’au gazole à faible teneur de soufre, tandis que pour le gazole routier contenant plus de 50 ppm de soufre sera affecté d’un nouveau taux de 261,65 euros.

La Commission note que les taux d’accises différenciés respecteront donc les minima communautaires visés à l’article 5 de la directive 92/82/CEE 3 .

Après un examen approfondi, reconnaissant l'importance des mesures d'incitation fiscale pour promouvoir l'utilisation de carburants améliorés, la Commission constate que la réduction d'accise sera d'application générale, c'est-à-dire que tout consommateur qui s'approvisionnera en essence à faible teneur en soufre au Luxembourg pourra effectivement profiter de cette diminution.

Par ailleurs, ces carburants seront disponibles en qualité satisfaisante et en quantité suffisante. La dérogation poursuit un objectif environnemental : l’avantage de la mesure en terme de qualité de l’air notamment est établi. La période d’application de la réduction d’accise est limitée dans le temps.

De plus, la date d’expiration de la mesure est fixée au 31 décembre 2003, alors que l’utilisation obligatoire de ce type de carburant interviendra normalement le 1er janvier 2005 selon la directive 98/70/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 octobre 1998 concernant la qualité de l'essence et des carburants diesel.

Toutefois, l’économie du système prévu à l’article 8 paragraphe 4 de la directive 92/81/CEE indique que les demandes ont trait à des dérogations qui ne peuvent en principe entrer en vigueur qu’après leur autorisation par le Conseil, sans préjudice de l’application d’autres éléments du droit communautaire.

Dès lors, la Commission entend proposer une date d’entrée en vigueur prenant en compte le temps nécessaire à l’adoption de la proposition de décision d’autorisation par le Conseil, soit le 1er avril 2002.

Finalement, la Commission note que le Conseil a autorisé une différentiation d’accise en faveur du gazole routier 50 ppm aux Pays-Bas et en Irlande.

De plus, le Conseil a autorisé des dérogations similaires pour les carburants (essence et gazole) 50 ppm en Allemagne et en Belgique.

La décision 2000/283/CE du 10.4.2000 précise que l’Allemagne est autorisée à appliquer, du 1.11.2001 au 31.12.2002, un taux différencié de droit d'accise aux carburants présentant une teneur en soufre de 50 ppm au maximum, à condition que soient respectées les obligations de la directive 92/82/CEE du Conseil du 19.10.1992 concernant le rapprochement des taux d'accises sur les huiles minérales, notamment pour ce qui est du taux minimal de droit d'accise prévu à ses articles 4 et 5.

Décision

Conformément à l'article 8, paragraphe 4 de la directive 92/81/CEE du Conseil, la Commission propose au Conseil de décider que le Luxembourg est autorisé à appliquer une différenciation du taux d’accise, d’un montant maximal de 15 euros par 1000 litres, en faveur du gazole à faible teneur en soufre (50ppm) utilisé comme carburant à partir du 1er avril 2002 et jusqu’au 31 décembre 2003.

Proposition de décision du Conseil

Le Luxembourg a demandé l'autorisation d'appliquer un taux d'accise différencié au gazole à faible teneur en soufre (50 ppm) utilisé comme carburant.

Les autres États membres ont été informés de la demande du Luxembourg.

La différenciation fiscale sera introduite au moyen d’une augmentation de 15 euros par 1000 litres de l’accise frappant le gazole routier contenant plus de 50 ppm de soufre. Les taux d’accises effectifs restent supérieurs au minimum communautaire applicable, conformément à la directive 92/82/CEE du Conseil du 19 octobre 1992 concernant le rapprochement des taux d'accises sur les huiles minérales 10 .

La dérogation demandée poursuit un objectif environnemental : l’avantage de la mesure en terme de qualité de l’air notamment est établi.

Le gazole à faible teneur en soufre satisfait aux spécifications techniques environnementales (50 ppm) telles que définies par la directive 98/70/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 octobre 1998 concernant la qualité de l'essence et des carburants diesel et modifiant la directive 93/12/CEE du Conseil.

Conformément aux dispositions de l’article 4 de cette directive, l'utilisation de gazole 50 ppm sera en principe obligatoire à dater du 1er janvier 2005.

La date d’expiration du dispositif luxembourgeois de différenciation d’accise est le 31 décembre 2003.

Dans l’état des informations disponibles, la Commission et l'ensemble des États membres estiment que l'application d'un taux différencié de droits d'accise au gazole à faible teneur en soufre n’entraînera pas de distorsions de la concurrence contraire à l’intérêt commun ni n'entravera le fonctionnement du marché intérieur.

La Commission examine périodiquement les réductions et les exonérations afin de vérifier si elles n'entraînent aucune distorsion de la concurrence, si elles n'entravent pas le fonctionnement du marché intérieur et si elles ne sont pas incompatibles avec la politique communautaire en matière de protection de l'environnement, 

Il a été arrêté ce qui suit

Article 1 

Le Luxembourg est autorisé à appliquer, du 1er avril 2002 au 31 décembre 2003, un taux d'accise différencié au gazole à faible teneur en soufre (50 ppm) utilisé comme carburant.

Article 2

La différenciation d’accise visée à l'article 1 ne peut dépasser 15 euros par 1000 l de carburant. Les taux d’accises applicables aux gazoles utilisés comme carburant doivent respecter les obligations prévues par la directive 92/82/CEE, et notamment le taux minimum visé à l’article 5 de ladite directive.

Article 3

La présente décision expire le 31 décembre 2003.

Article 4

Le Grand Duché de Luxembourg est destinataire de la présente décision.

N.B

publié le 18/03/02

 


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