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Fiscalité communautaire
Imposition sur les sociétés
 

Communiqué de la Commission européenne du 2 mai 2007 présentant un rapport sur l'état d'avancement des travaux préparatoires engagés concernant l'assiette commune consolidée pour l'impôt des sociétés (ACCIS) (IP/07/593)

Après un premier rapport d'activité établi en 2006 (IP/06/448), la Commission européenne a adopté une deuxième communication relative aux progrès réalisés en ce qui concerne l'assiette commune consolidée pour l'impôt des sociétés (ACCIS). 

La Commission, dans sa communication, attire l'attention des autres institutions de l'UE sur le travail accompli et restant à accomplir au niveau des experts, en recensant les problèmes qui se posent ainsi que les différentes options permettant de les résoudre, avant de présenter sa proposition formelle en 2008. 

Grâce à l'ACCIS, les entreprises pourraient calculer leur base imposable selon une même règle pour l'ensemble de leurs activités dans l'UE, plutôt que selon les 27 régimes fiscaux existants, ce qui permettrait de simplifier les procédures, de renforcer l'efficacité des entreprises et de réduire leurs coûts de mise en conformité (IP/04/1091). 

L'assiette consolidée serait distribuée entre les États membres conformément à un mécanisme de répartition équitable convenu, qui fera également partie de la proposition. 

Les États membres conserveront la pleine souveraineté en matière de recettes fiscales, étant donné qu'ils continueront à fixer leurs propres taux d'imposition nationaux. 

La Commission a confirmé qu'elle ne ferait aucune proposition en ce qui concerne l'harmonisation des droits d'imposition.

Le communiqué est disponible à l'adresse :

http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/07/593&format=HTML&aged=0&language=fr&guiLanguage=fr

publié le 14/05/07

                                                          

Arrêt de la CJCE (aff C-22/03) du 10 mars 2005, relatif à l'imposition des rassemblements de capitaux

La directive 69/335/CEE du Conseil, du 17 juillet 1969, concernant les impôts indirects frappant les rassemblements de capitaux, doit être interprétée en ce sens qu'elle ne s'oppose pas à la perception, à la charge des établissements de valeurs mobilières, d'une taxe, telle que celle en cause au principal, portant sur les bénéfices bruts tirés d'activités en rapport avec ces valeurs.

publié le 17/04/05

                                                          

Publication d'une étude commanditée par la commission européenne relative au au régime fiscal de la société européenne  (Communiqué de la commission européenne en date du 16 septembre)

La Direction générale de la Fiscalité et de l’Union douanière de la Commission européenne vient de publier une « Étude analysant les questions potentielles de concurrence et de discrimination concernant un projet pilote de consolidation fiscale européenne pour le statut de la Société européenne (Societas Europaea)» , préparée par le Bureau fiscal européen de Deloitte. L’étude, qui n’exprime pas nécessairement le point de vue de la Commission européenne, est destinée à alimenter le débat sur un éventuel régime fiscal européen pour les sociétés constituées sous la forme de Société européenne (voir également page sur la fiscalité des entreprises).

L'étude est disponible à partir de l'adresse :

http://www.europa.eu.int/comm/taxation_customs/publications/reports_studies/taxation/report_deloitte.pdf

publié le 20/09/04

                                                          

Communiqué de la Commission européenne en date du 9 septembre 2004 relative à la publication des résultats d'une étude relative aux coûts de mise en conformité ("compliance costs") des entreprises européennes. (IP/04/1091). 

La commission européenne a publié les résultats d'une étude relative aux coûts de mise en conformité ("compliance costs") des entreprises européennes

L'étude est basée sur un questionnaire portant sur les coûts de mise en conformité en matière de fiscalité des sociétés et de TVA dans l'UE que la Commission a envoyé à plus de 2000 entreprises en septembre 2003 via le Panel d'Entreprises européennes.

Cette étude confirme le besoin d'une proposition de la Commission visant à permettre aux sociétés de calculer leur bénéfice imposable selon une même règle pour l'ensemble de leurs activités dans l'UE. Ceci leur permettrait d'éviter les coûts qui résultent de l'existence de 25 systèmes d'imposition des sociétés différents dans l'UE. Elle met en également en évidence la nécessité  d'un système de guichet unique pour la TVA.

Le communiqué est édité sur le site: 

http://www.europa.eu.int/comm/taxation_customs/french/whatsnew_fr.htm

publié le 20/09/04

                                                          

Proposition de directive du Conseil du 1er avril 2004 relative au régime fiscal commun applicable aux paiements d'intérêts et de redevances effectués entre des sociétés associées d'États membres différents (Bruxelles, le 01.04.2004, n° 2004/0076 )

La directive du Conseil 2003/49/CE du 3 juin 2003 concernant le régime fiscal commun applicable aux paiements d'intérêts et de redevances effectués entre des sociétés associées d'États membres différents prévoit la suppression de l'imposition de ces paiements dans l'Etat membre d'où ils proviennent, mais s'assure que ces paiements sont soumis à l'impôt une fois dans un Etat membre. L'application de la directive précitée est susceptible d'engendrer des difficultés budgétaires pour la République tchèque, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Slovaquie au vu des taux de retenue à la source appliqués en vertu de la législation interne et des conventions fiscales sur le revenu et sur la fortune, et des recettes fiscales qui en découlent. Ces pays adhérents devraient dès lors être autorisés, sur une base provisoire, jusqu'à la date d'application visée à l'article 17, paragraphes 2 et 3 de la Directive du Conseil 2003/48/CE du 3 juin 2003 en matière de fiscalité des revenus de l'épargne sous forme de paiements d'intérêts, à ne pas appliquer certaines dispositions de la directive 2003/49/CE relatives, dans le cas de la Lettonie et de Lituanie, aux paiements d'intérêts et de redevances, et, dans le cas de la République tchèque, de la Pologne et de la Slovaquie, uniquement aux paiements de redevances. 

Le texte de la proposition de directive est édité sur le site :

http://europa.eu.int/eur-lex/fr/com/pdf/2004/com2004_0243fr01.pdf

publié le 12/04/04

                                                          

Directive "intérêts et redevances" : La Commission européenne a proposé d'élargir le champ d'application de la directive communautaire prévoyant la suppression des retenues à la source sur les paiements d'intérêts et de redevances entre des sociétés associées d'États membres différents (2003/49/CEE)

La Commission européenne a proposé d'élargir le champ d'application de la directive communautaire prévoyant la suppression des retenues à la source sur les paiements d'intérêts et de redevances entre des sociétés associées d'États membres différents (2003/49/CEE), de manière à se qu'elle s'applique à un plus large éventail de sociétés, comprenant la société européenne (voir IP/01/1376) et la société coopérative européenne (voir IP/03/1071). 

À la demande du Conseil de ministres de l'Union européenne, la proposition supprimerait également une lacune, en veillant à ce que la directive ne s'applique pas aux sociétés exonérées de l'impôt sur les intérêts et redevances perçus. La proposition est conforme à la stratégie de la Commission pour la future politique fiscale de l'Union européenne, présentée en 2001 (voir IP/01/737), dans laquelle la Commission se prononçait sur le fait que la double imposition due au seul caractère transfrontalier d'une activité économique était inacceptable, mais que sa suppression ne devait pas ouvrir la porte à la fraude et à l'évasion fiscales, de même que toute coordination plus approfondie des systèmes fiscaux des États membres ne devait pas donner naissance à des non-impositions non souhaitées. 

Cette proposition serait une importante mesure supplémentaire en vue de la suppression de toute forme de double imposition et d'autres obstacles fiscaux auxquels se heurtent aujourd'hui les entreprises lorsqu'elles exercent leur liberté de mener des activités transfrontalières dans le marché intérieur a déclaré Frits Bolkestein, commissaire chargé de la fiscalité. 

Dans le même temps, cette proposition apporterait une modification nécessaire à la directive, en veillant à ce qu'elle ne donne pas lieu à une fraude fiscale. 

La proposition 

Les éléments principaux de la proposition de la Commission visant à améliorer le fonctionnement de la directive "intérêts et redevances" sont les suivants: 

Premièrement, la proposition actualise la liste des sociétés à laquelle la directive s'applique pour couvrir de nouvelles entités juridiques particulières, notamment certaines coopératives et sociétés sans capital actions, sociétés mutuelles, caisses d'épargne, fonds et associations exerçant des activités commerciales. La nouvelle liste inclut la société européenne et la société coopérative européenne, qui peuvent être créées à partir de 2004 et de 2006 respectivement, pour permettre aux sociétés et coopératives exerçant leur activité dans plus d'un État membre de pouvoir s'établir comme une entité unique régie par le droit communautaire. L'élargissement du champ d'action proposé correspond aux modifications récemment adoptées par le Conseil en ce qui concerne la directive sur l'imposition des dividendes versés par les filiales à leurs maisons mères, ainsi qu'aux changements à apporter à la directive sur les fusions proposés par la Commission (voir IP/03/1418). 

Deuxièmement, la proposition indiquerait clairement que les États membres ne sont tenus d'accorder les avantages de la directive "intérêts et redevances" que lorsque les paiements d'intérêts ou de redevances concernés ne sont pas exonérés de l'impôt sur les sociétés au niveau du bénéficiaire. Sont notamment concernées les sociétés qui payent l'impôt sur les sociétés, mais bénéficient d'un régime fiscal national particulier exonérant les intérêts ou redevances reçus de l'étranger. Dans ce cas, l'État de la source ne serait pas obligé d'accorder l'exonération de retenue à la source. C'est le Conseil de ministres qui a demandé l'exclusion des sociétés exonérées du champ d'application de la directive, à l'occasion de l'adoption de la directive, en juin 2003 (voir IP/03/787). La Commission propose que les États membres mettent en œuvre ces changements à compter du 31 décembre 2004. 

Contexte 

La directive 2003/49/CEE, entrée en vigueur au 1er janvier 2004, vise à supprimer les retenues à la source sur les paiements d'intérêts et de redevances effectués entre sociétés associées d'États membres différents. Le fait d'imposer à la source dans un État membre, que ce soit par retenue à la source ou par voie de rôle, les intérêts ou les redevances versés à des sociétés établies dans un autre État membre peut poser des problèmes aux entreprises exerçant des activités transfrontalières. Ces retenues peuvent en particulier se traduire par de fastidieuses formalités, des charges de trésorerie et parfois une double imposition. Les sociétés associées doivent être liées entre elles par la détention d'au moins 25 % du capital. 

La directive entend supprimer la double imposition et non pas faciliter la non-imposition. Elle contient donc des dispositions destinées à ne pas priver les États membres de la possibilité de prendre des mesures pour lutter contre la fraude ou les abus. C'est ainsi qu'un État membre peut notamment retirer le bénéfice de la directive à certaines sociétés. C'est pour cette raison également que le Conseil a demandé à la Commission de faire en sorte que la présente proposition exclue du bénéfice de la directive les sociétés qui sont en fait exonérées de l'impôt sur les sociétés pour les paiements d'intérêts ou de redevances perçus. 

Des dispositions transitoires ont été prévues pour la Grèce et le Portugal en ce qui concerne tant les intérêts que les redevances et pour l'Espagne en ce qui concerne les redevances, afin d'atténuer l'incidence immédiate de la directive sur le budget de ces pays. En vertu de ces dispositions, la Grèce et le Portugal n'appliqueront pas la directive avant l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2005, de la directive 2003/48/CE sur la fiscalité de l'épargne, et l'Espagne n'appliquera pas la directive aux paiements de redevances avant cette même date. 

Ensuite, la Grèce et le Portugal seront autorisés, pendant une période transitoire de huit ans, à appliquer sur les paiements d'intérêts et de redevances un impôt à la source qui ne devra pas excéder 10 % au cours des quatre premières années et 5 % au cours des quatre années restantes. L'Espagne sera autorisée, pendant une période transitoire de six ans qui débutera à la même date du 1er janvier 2005, à appliquer sur les paiements de redevances un taux d'imposition qui ne devra pas excéder 10 %. 

Le texte de la proposition de la Commission de directive du Conseil modifiant la directive 2003/49/CE du 3 juin 2003 concernant un régime fiscal commun applicable aux paiements d'intérêts et de redevances effectués entre des sociétés associées d'États membres différents est disponible sur le site Internet Europa : 

http://europa.eu.int/comm/taxation_customs/french/whatsnew_fr.htm

 http://www.europa.eu.int/rapid/start/cgi/guesten.ksh?p_action.getfile=gf&doc=IP/04/105|0|RAPID&lg=FR&type=PDF

Le texte de la proposition (COM(2003)841 du 30/12/2003) 

Edité sur le site www.europa.eu.int

publié le 16/02/04

                                                           

Fiscalité des entreprises : la Commission propose de modifier la directive relative au régime fiscal applicable aux dividendes versés entre sociétés mères et filiale 

La Commission européenne a proposé de modifier la directive concernant le régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales d'États membres différents de la Communauté européenne (90/435/CEE). 

Proposition de DIRECTIVE DU CONSEIL modifiant la directive 90/435/CEE du Conseil concernant le régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales d'États membres différents (COM (2003) 462(01))

http://europa.eu.int/eur-lex/fr/com/pdf/2003/com2003_0462fr01.pdf

Elle propose en particulier d'élargir son champ d'application à un plus grand nombre de sociétés, un abaissement de 25 à 10% du seuil minimal de participation entre sociétés pour ouvrir le droit à ses avantages fiscaux et l'amélioration des mécanismes prévus pour prévenir la double imposition

communiqué édité sur le site www.europa.eu.int

publié le 15/09/03

                                                           

Centres de coordination en Belgique: la Commission approuve en partie le nouveau régime et ouvre une enquête approfondie à l'égard du maintien de certaines exonérations fiscales

La Commission européenne a décidé aujourd'hui d'approuver partiellement le nouveau régime des centres de coordination destiné à remplacer l'ancien régime, jugé incompatible avec le marché commun le 17 février dernier (Cf. IP/03/242). 

L'approbation porte sur l'essentiel de la nouvelle méthode de détermination forfaitaire des revenus des centres de coordination, soumis à l'impôt des sociétés. La Commission a en revanche décidé d'ouvrir une enquête approfondie à l'égard de diverses mesures d'exonérations fiscales qui existaient dans l'ancien régime et que la Belgique a maintenues. 

Le Commissaire Monti s'est félicité de la mise en place d'un nouveau régime: "Le nouveau régime belge constitue une avancée positive par rapport à l'ancien régime, mais le maintien de certaines exonérations doit être soumis à enquête publique avant que la Commission puisse se prononcer de façon définitive". 

La Commission a décidé aujourd'hui d'approuver partiellement le nouveau régime des centres de coordination. Pour déterminer les revenus imposables des centres, la Commission marque ainsi son accord de principe sur le recours à la méthode forfaitaire dite " cost plus " et sur la façon dont cette méthode est désormais appliquée. La Commission estime que le nouveau " cost plus " n'est pas une aide dans la mesure où, contrairement à l'ancien régime, la base imposable des centres est calculée sur l'ensemble de leurs coûts de fonctionnement, en y appliquant un taux de marge adéquat. En outre, les dispositions de la loi du 24 décembre 2002 garantissent que les décisions anticipées individuelles rendues au sujet de la méthode forfaitaire ne pourront pas, en soi, aboutir à une modération d'impôt. 

En l'absence de modération d'impôt - donc d'avantage économique - la Commission considère que la nouvelle méthode cost plus proposée par la Belgique n'est pas une aide. Si la méthode forfaitaire n'est pas - en soi - une source d'avantages, la Commission s'interroge en revanche sur l'absence de taxation dont semblent bénéficier en Belgique les avantages dits "anormaux ou bénévoles" consentis aux centres de coordination. 

En effet, ces avantages anormaux ou bénévoles - paiement des prestations du centre au-dessus de la valeur de marché par exemple - sont généralement imposés de manière automatique lorsque la société qui les reçoit est soumise au régime fiscal normal. La Commission exprime également des doutes quant à la compatibilité des exonérations de précompte mobilier et de droit d'apport, accessibles aux seuls centres de coordination - ou aux groupes auxquels ils appartiennent. 

Ainsi la Commission considère à ce stade que ces diverses mesures d'exonération remplissent cumulativement les quatre critères qui définissent une aide d'Etat: Elles semblent en effet constituer (1) des avantages économiques, (2) octroyés au moyen de ressources d'Etat, (3) à certaines entreprises seulement - les centres - et, en raison du caractère multinational des groupes auxquels ces centres appartiennent, (4) menaçant la concurrence et les échanges intra-communautaires. La décision d'ouverture de la procédure formelle d'examen expose les arguments de la Commission et donne à l'Etat belge la possibilité de faire valoir ses commentaires. Une fois publiée au Journal officiel, cette décision donnera également la possibilité aux tiers concernés d'exprimer leur opinion sur les interrogations de la Commission 

Centres de coordination 

Les centres de coordination sont des entreprises établies en Belgique, faisant partie d'un groupe multinational, qui ont pour objet exclusif la prestation de certains services - financement, gestion de trésorerie, comptabilité, conseil, etc. - à d'autres entreprises du même groupe. Depuis 1983, par dérogation au régime fiscal commun, le revenu imposable des centres de coordination était déterminé forfaitairement sur la base des frais encourus (méthode dite "cost plus"). 

Les centres de coordination étaient en outre exonérés de précompte immobilier, de droit d'apport et ne devaient pas retenir le précompte mobilier sur les revenus distribués. Après avoir considéré en 1984(1) que ce régime était compatible avec le droit communautaire, la Commission a récemment révisé son jugement à la lumière de sa Communication sur les aides fiscales(2), dans le cadre d'un exercice de grande envergure visant quinze régimes fiscaux dans plusieurs États membres. Au terme de ses investigations, la Commission a décidé le 17 février 2003 que ce régime n'était plus compatible avec les règles applicables en matière d'aides d'Etat et que la Belgique devait y mettre fin. 

Pour l'essentiel, la Commission critiquait l'exclusion de certains frais de la base imposable, qui réduisait de manière artificielle la charge fiscale des centres de coordination, ainsi que les diverses exonérations fiscales accordées aux centres ou aux entreprises multinationales dont ils font partie. Suite aux critiques formulées tant par la Commission, que par le groupe Code de conduite du Conseil sur la fiscalité des entreprises, la Belgique a notifié le nouveau régime qui fait l'objet de la décision de ce jour. 

Méthode forfaitaire 

Comme l'ancien régime, les nouvelles dispositions prévoient que les revenus des centres, imposables à l'impôt des sociétés, sont calculés selon une méthode forfaitaire dite "cost plus". En pratique, la base imposable correspond à un pourcentage forfaitaire des frais de fonctionnement du centre. Le recours à cette méthode, recommandée par l'OCDE dans certaines circonstances, n'est pas critiqué en tant que tel par la Commission. Elle permet en effet aux entreprises et à l'administration fiscale de se mettre d'accord sur le niveau normal des prix pratiqués dans les transactions entre sociétés d'un même groupe, évitant ainsi des discussions voire des contentieux interminables. 

Néanmoins, dans l'ancien régime, le pourcentage de marge était fixé indépendamment de l'activité exercée et ne s'appliquait pas à tous les coûts. Dans ces circonstances, la méthode offrait aux centres de coordination l'avantage d'une imposition réduite par rapport aux autres sociétés soumises, elles, au régime fiscal de droit commun. 

Le nouveau régime prend place dans le cadre d'un régime général de " ruling " (décision anticipées) destiné avant tout à donner une plus grande sécurité juridique aux entreprises. Ces décisions anticipées sont rendues par le Service public fédéral Finances, sur la base d'un dossier introduit par le contribuable. Pour autant que les opérations se réalisent comme décrites par le contribuable, l'administration fiscale s'engage pour cinq ans sur le traitement fiscal qu'elle réservera à ces opérations. En particulier, les centres connaissent, à l'avance et pour chacune de leurs activités, quels taux de profit seront jugés raisonnables par l'administration.

communiqué édité sur le site www.europa.eu.int

http://europa.eu.int/rapid/start/cgi/guesten.ksh?p_a

ction.gettxt=gt&doc=IP/03/558|0|RAPID&lg=FR;

O.de.M

publié le 17/03/03

                                                           

Communiqué de la commission européenne en date du 4 mars 2003 relative à la fiscalité des sociétés dans l'union européenne

La Commission européenne a engagé des consultations ouvertes sur deux projets concernant la fiscalité des sociétés dans l'Union européenne.

Le premier projet porte sur une éventuelle utilisation des normes comptables internationales (IAS) comme base de définition d'une assiette d'imposition paneuropéenne consolidée applicable aux sociétés.

Cette consultation qui clôture le 4 avril 2003 porte sur l’application des normes comptables internationales en 2005 et les implications pour l’introduction d'une assiette consolidée de l'impôt sur les sociétés couvrant l'ensemble de leurs activités dans l'Union européenne. Elle s'adresse aux représentants des milieux professionnels, entreprises, administrations fiscales, professionnels de la fiscalité et de la comptabilité, universitaires en matière fiscale et comptable.

Le second est un projet pilote d'«imposition dans l'État membre d'origine» à destination des petites et moyennes entreprises – le principe étant de leur permettre de rendre compte des bénéfices qu'elles réalisent au niveau européen dans une déclaration d'impôt unique, soumise à l'État membre dans lequel elles ont leur siège principal. Cette consultation clôture le 31 mars 2003.

Ce travail exploratoire fait suite à l'étude et à la communication de la Commission sur la fiscalité des sociétés, rendues publiques le 23 octobre 2001. 

L'objectif est de trouver des solutions qui permettent de supprimer les obstacles et l'inefficacité résultant de l'application de quinze jeux différents de règles fiscales dans l'Union européenne.

Pour rappel, dans sa communication d'octobre 2001, la Commission a répertorié un certain nombre de mesures à prendre pour supprimer les entraves fiscales aux échanges transfrontaliers du marché intérieur. Elle étudie actuellement ces mesures avec les États membres. Cependant, elle a également conclu que, à plus long terme, les États membres devraient accepter d'autoriser les sociétés européennes à utiliser une assiette consolidée unique pour calculer l'impôt grevant les bénéfices qu'elles réalisent au niveau européen. 

La Commission considère en effet que la coexistence, dans le marché intérieur, de quinze jeux différents de règles de calcul de l'assiette d'imposition, outre qu'elle génère des coûts de conformité, pose de nombreux problèmes, tels que l'impossibilité de compenser des pertes sur une base transfrontalière, les prix de transfert et la double imposition. 

Sa communication présentait un certain nombre d'options pour parvenir à l'assiette unique, dont les options suivantes:

- l'imposition dans l'État membre d'origine – qui permette à un groupe multinational de calculer le montant de ses bénéfices imposables pour toutes les opérations qu'il a réalisées dans l'Union européenne conformément aux règles fiscales de l'État membre où son siège principal est établi, dès lors appelé «État membre d'origine»;

- une assiette d'imposition commune (consolidée) – qui permette à un groupe multinational de calculer le montant de ses bénéfices imposables pour toutes les opérations qu'il a réalisées dans l'Union européenne conformément à un nouveau jeu de règles fiscales applicables dans toute l'UE.

Vous pouvez retrouver ces consultations à l'adresse :

http://europa.eu.int/comm/taxation_customs/taxation/consultations_fr.htm

Le communiqué est disponible à l'adresse : 

http://www.europa.eu.int/comm/taxation_customs/french/whatsnew_fr.htm

 N.B

publié le 17/03/03

                                                           

Réponse de la commission européenne publiée le 26 juin 2002 et relative à la fiscalité des sociétés (Question E- 3150/01)

Rappel de la question posée par Mr Brice Hortefeux en date du 14 novembre 2001

Malgré le marché unique, malgré l'euro, la diversité des fiscalités appliquées aux entreprises dans les quinze États membres se maintient, voire augmente. 

La tendance risque même de s'accentuer avec l'élargissement de l'Union. Des écarts importants jusqu'à 30 % existent dans les taux effectifs d'imposition des sociétés à l'échelle de l'UE. 

La modélisation économétrique suggère que ces écarts sont principalement attribuables aux disparités des taux légaux nationaux d'imposition plutôt qu'aux différences des assiettes de l'imposition.

1. Face à la persistance des ces disparités qui coûtent cher aux acteurs économiques et portent atteinte à leur compétitivité, la Commission envisage-t-elle de faire une proposition ?

2. La Commission a-t-elle l'intention de s'attaquer enfin aux obstacles les plus flagrants qui entravent le marché unique: le réseau d'accords bilatéraux de double imposition, les coûts administratifs en hausse, et l'absence de règles fiscales qui font de la société européenne, adoptée le mois dernier après trois décennies de négociations, une coquille vide ?

 

Réponse donnée par M. Frits Bolkestein au nom de la Commission en date du 21 décembre 2001 et publiée au journal officiel des communautés européennes le 26 juin 2002 (n° C147 E)

Dans sa communication du 23 octobre 2001: Vers un marché intérieur sans entraves fiscales Une stratégie pour permettre aux entreprises d'être imposées sur la base d'une assiette consolidée de l'impôt sur les sociétés couvrant l'ensemble de leurs activités dans l'Union, la Commission définit une stratégie globale pour surmonter les problèmes auxquels se heurte actuellement le marché intérieur en raison de la coexistence de 15 régimes fiscaux différents au sein de la Communauté.

Cette communication se fonde, en la complétant, sur l'étude de la Commission concernant la Fiscalité des sociétés dans le marché intérieur.

Dans cette communication, la Commission attire l'attention sur le fait que les différences entre les taux d'imposition effectifs sont importantes au sein de la Communauté et que le taux d'imposition global national constitue le principal facteur déterminant la différence entre niveaux de taxation. Dans le même temps, cette communication souligne que l'étude de la Commission a omis d'analyser l'évolution des taux d'imposition effectifs au cours du temps et les effets de la concurrence fiscale. Les calculs n'ont pas non plus évalué l'ampleur des pertes de bien-être éventuelles associées aux différences actuelles des taux d'imposition effectifs des sociétés dans les États membres.

C'est pourquoi, à l'heure actuelle, il n'existe pas de preuves convaincantes justifiant que la Commission recommande des actions spécifiques en matière de rapprochement des taux d'imposition nationaux des sociétés ou la fixation d'un taux d'imposition minimal des sociétés.

La communication susmentionnée définit en détail quelles actions doivent et peuvent de manière réaliste être mises en oeuvre afin de surmonter les obstacles à l'activité économique transfrontalière dans la Communauté qui résultent de l'impôt sur les sociétés.

Ces actions couvrent, entre autres, tous les problèmes expressément signalés par l'Honorable Parlementaire.

La Commission conduira en priorité ces actions qui, sauf application éventuelle de la procédure de coopération renforcée, exigent toutes l'approbation unanime des États membres.

N.B

publié le 29/07/02

                                                           

Conférence sur la fiscalité des entreprises en Europe, "Vers un marché intérieur sans entraves dans le domaine de la fiscalité des entreprises"

La Commission européenne a organisé une conférence européenne à Bruxelles les 29 et 30 avril 2002 afin de stimuler un débat large et approfondi sur le futur de la fiscalité des entreprises en Europe. 

Dans sa communication au Conseil et au Parlement européen du 23 octobre 2001 (COM (2001) 582), la Commission a présenté une stratégie ambitieuse visant à créer un marché intérieur sans entraves fiscales. Aux yeux de la Commission, il faudra doter les sociétés d'une assiette consolidée de l'impôt sur les sociétés pour les activités qu'elles déploient dans l'Union européenne afin d'atteindre cet objectif très important et essentiel pour faire de l'Union européenne l'économie la plus compétitive au monde, comme l'a indiqué le Conseil européen qui s'est tenu à Lisbonne en mars 2000

Une réforme aussi fondamentale de la politique de l'Union européenne en matière de fiscalité des entreprises exige bien évidemment que l'on procède à de vastes consultations et discussions préparatoires avec l'ensemble des parties concernées. 

La Commission lance dès lors un large débat sur cette question et la Conférence européenne sur la fiscalité des entreprises en constituera l'une des clés de voûte. 

Cette conférence, programmée sur un jour et demi, a permis aux représentants de haut niveau des États membres de l'Union européenne et des pays candidats, aux chefs d'entreprises, aux opérateurs économiques, aux fiscalistes de haut niveau, aux partenaires sociaux et aux universitaires d'examiner les mérites respectifs des approches globales proposées et de leurs différentes composantes, telles qu'elles ont été proposées dans la communication. 

Les travaux devrait aider la Commission à se prononcer sur la meilleure façon de faire progresser le projet. Le programme de la conférence consiste en un ensemble de sessions ciblées sur la nécessité de procéder à une réforme de la fiscalité des entreprises dans l'Union européenne, le choix de l'approche, les moyens à mettre en oeuvre pour établir une base fiscale commune et l'organisation pratique de la transition. 

Toutes ces sessions devraient clarifier un certain nombre de questions telles que la forme à donner de préférence à l'assiette consolidée de l'impôt des sociétés dans l'Union européenne, son application facultative ou contraignante dans les États membres, la façon de réaliser la base d'imposition commune des sociétés, la question de savoir si un "noyau d'imposition commun" serait suffisant et si la" répartition au prorata" constituerait un progrès pour l'Union européenne ainsi que bien d'autres. 

De nombreuses personnalités éminentes telles que M. Cristobal MONTORO ROMERO, ministre espagnol des finances, M. DELLA VEDOVA, membre du Parlement européen et rapporteur de la commission des affaires économiques et monétaires pour la communication de la Commission sur la fiscalité des entreprises (Parlement européen), M. DE BUCK secrétaire général de l'UNICE, M. GABAGLIO, président de la Confédération européenne des syndicats et M. BOLKESTEIN, membre de la Commission, ont figuré parmi les orateurs et apporteront leur appui à ces débats importants. 

D'autres fiscalistes de haut niveau provenant des administrations fiscales des Etats membres, des entreprises et de bureaux-conseils ont été invités à participer aux discussions des différents groupes. 

Si vous souhaitez obtenir des informations complémentaires concernant la Conférence européenne sur la fiscalité des entreprises, il vous est loisible de consulter les liens suivants: · 

Programme de la conférence · 

Contributions au débat

document tiré du site de la Commission européenne : http://europa.eu.int/comm/index_fr.htm

O.de.M

publié le 06/05/02

                                                           

Fiscalité des sociétés : la Commission propose une assiette consolidé unique de l'impôt (Communication de la Commission au Conseil, au Parlement Européen et Conseil Économique et Social : "Vers un marché intérieur sans entraves fiscales - une stratégie pour permettre aux entreprises d'être imposées sur la base d'une assiette consolidée de l'impôt sur les sociétés couvrant l'ensemble de leurs activités dans l'Union".)

La Commission européenne vient de présenter une stratégie en matière de fiscalité des entreprises dans l'Union. La Commission est convaincue que les régimes d'imposition des sociétés de l'UE n'ont pas réussi à s'adapter à des évolutions comme la mondialisation, l'intégration économique du marché intérieur et l'Union économique et monétaire. Une nouvelle approche est indispensable. Des écarts importants - jusqu'à 30% - existent dans les taux effectifs d'imposition des sociétés à l'échelle de l'UE. La modélisation économétrique suggère que ces écarts sont principalement attribuables aux disparités dans les taux légaux nationaux d'imposition plutôt qu'aux différences dans l'assiette de l'imposition. La Commission reste cependant convaincue que la fixation des taux de l'impôt sur les sociétés est une question qui relève de la compétence des États membres. La Commission a par ailleurs identifié un certain nombre d'obstacles fiscaux entravant l'activité économique transfrontalière dans le marché intérieur. Elle estime qu'une action communautaire est nécessaire pour les supprimer et propose une stratégie à deux niveaux. La Commission prévoit un certain nombre de mesures ciblées portant sur des questions comme l'extension des directives sur les dividendes et les fusions, la compensation transfrontalière des pertes, les prix de transfert et les conventions en matière de double imposition. Cependant, la Commission est persuadée qu'à plus long terme, les entreprises doivent se voir offrir la possibilité d'être imposées sur la base d'une assiette consolidée de l'impôt sur les sociétés couvrant l'ensemble de leurs activités dans l'UE, de façon à échapper aux inefficacités coûteuses qui résultent actuellement de la coexistence de 15 corps de règles fiscales distincts. Dans son étude, la Commission présente plusieurs approches envisageables pour définir une assiette consolidée et elle projette d'ouvrir un débat large et détaillé sur ce dossier.

S'exprimant sur cette stratégie, M. Frits Bolkestein, membre de la Commission chargé de la fiscalité, a déclaré: "La politique de l'Union en matière de fiscalité des sociétés doit apporter sa contribution à la réalisation de l'objectif que nous nous sommes fixés, qui est de faire de l'Union l'économie la plus compétitive du monde à l'horizon 2010. La Commission vient aujourd'hui de présenter un programme clair d'initiatives communautaires visant à supprimer les problèmes d'ordre fiscal auxquels sont confrontées les entreprises opérant dans le marché intérieur et à poser les fondations d'une base consolidée d'imposition des sociétés dans l'UE".

I. La fiscalité des sociétés doit s'adapter à  l'évolution de son environnement

La Commission est convaincue que la réforme de la fiscalité des sociétés dans l'UE est une condition essentielle à la réalisation de l'objectif énoncé lors du Conseil européen de Lisbonne de mars 2000 et confirmé lors du sommet de Stockholm de mars dernier, qui est de faire de l'Union l'économie de la connaissance la plus compétitive et dynamique du monde d'ici à 2010. L'environnement économique a profondément évolué au cours de la dernière décennie, sous l'effet d'une vague de fusions et acquisitions internationales, de l'émergence du commerce électronique, de la mobilité croissante des facteurs économiques et des difficultés qui en ont résulté pour définir et conserver l'assiette de l'impôt sur les sociétés. Les entreprises restent tenues de se conformer à 15 corps de règles fiscales différentes et à une multitude de conventions fiscales, ce qui entraîne des coûts considérables. Il faut éviter que les règles en matière d'imposition des sociétés ne soient dépassées et faire en sorte de les transformer en instrument au service des objectifs de l'UE.

II. Taux effectifs d'imposition des sociétés : d'importantes variations dans l'UE

L'étude de la Commission présente les résultats d'une analyse approfondie des taux d'imposition effectifs. Ceux-ci ont été estimés en recourant à une méthode qui repose sur certaines hypothèses concernant l'environnement économique et qui ne peut, pour des raisons méthodologiques, prendre en compte tous les éléments pertinents des régimes d'imposition. De plus, la valeur précise d'un taux d'imposition effectif dans un État membre donné dépend des hypothèses, méthodologiques ou autres, qui ont été retenues, ainsi que des caractéristiques du projet d'investissement. La méthode appliquée ne débouche donc pas sur des valeurs universellement valables, mais elle permet néanmoins de tirer un certain nombre d'enseignements généraux particulièrement précieux. 

C'est ainsi que la Commission a pu constater que, même si la fiscalité n'est qu'un déterminant parmi d'autres des décisions d'investissement et de financement, l'importance des écarts dans les taux d'imposition effectifs selon les États membres réclamait une analyse approfondie. Les variations sont d'une grande ampleur, tant au niveau de la charge fiscale effective supportée par les investisseurs résidents des différents États membres qu'à celui du traitement par un pays donné des investissements en provenance ou à destination des autres États membres. L'intervalle de variation peut en fait atteindre et même dépasser 30 points de pourcentage. L'analyse de la Commission tend à suggérer que c'est le taux d'imposition légal, plutôt que la base d'imposition, qui est le déterminant majeur du niveau du taux effectif, en particulier lorsque la rentabilité augmente. 

L'étude de la Commission n'a pas analysé l'évolution des taux d'imposition effectifs dans le temps, ni les effets de la concurrence fiscale ou des écarts de taux sur l'efficacité économique. C'est pourquoi la Commission a conclu que le niveau d'imposition - le taux d'imposition dans le contexte qui nous occupe - est une question qui relève de la compétence des États membres et qu'elle ne recommande donc pas une action communautaire portant sur la fixation des taux. La Commission entend néanmoins suivre attentivement l'évolution des niveaux effectifs d'imposition des entreprises dans les États membres afin de mieux appréhender les effets dynamiques des réformes en cours.

 

III. Question fiscales transfrontalières

La Commission a identifié un certain nombre de domaines dans lesquels les systèmes d'imposition des sociétés entravent l'activité économique transfrontalière dans le marché intérieur et nuisent de ce fait à la compétitivité internationale des entreprises de l'UE. 

Les principaux problèmes peuvent être résumés comme suit: 

  • La coexistence de 15 corps distincts de règles fiscales pour la détermination de la base imposable dans le marché intérieur, outre qu'elle génère des coûts de conformité, cause de nombreux problèmes au niveau de l'imposition des transactions intragroupe ("prix de transfert") et accroît les risques de double imposition.

  • Les flux transfrontaliers de revenus et les opérations de restructuration sont souvent frappées par une imposition supplémentaire. Les directives "mères -filiales" et "fusions" (90/435/CEE et 90/434/CEE) n'ont pas permis de résoudre tous les problèmes dans ce domaine. 

  • Les possibilités de compensation transfrontalière des pertes restent très limitées, et il est fréquent que des groupes soient imposés sur les profits réalisés dans un pays du marché intérieur sans pouvoir parallèlement prendre en compte les pertes subies dans un autre pays. 

  • Les mécanismes visant à atténuer la double imposition résultant d'activités transfrontalières, qu'il s'agisse des conventions de double imposition bilatérales ou de la convention de 1990 visant à éliminer les divergences d'appréciation entre administrations nationales en ce qui concerne l'ajustement des transferts de bénéfices entre sociétés associées (la "convention d'arbitrage" -90/ 436/CEE) ne fonctionnent pas de manière satisfaisante.

IV. Une stratégie à deux niveau pour supprimer les obstacles

La Commission a identifié un certain nombre d'initiatives qui permettraient d'éliminer, ou du moins de réduire, l'impact négatif de ces obstacles sur les activités transfrontalières.

Initiatives prenant la forme de mesures ciblées

  • La Commission formulera des orientations sur les arrêts importants de la Cour de justice en vue de faciliter une application conforme au traité et à la législation communautaire. En 2001, la Commission a déjà entamé un programme de réunions avec les États membres sur ce thème et elle se propose de le poursuivre et de le renforcer. 

  • La Commission présentera des modifications aux directives "mères-filiales" et "fusions", accompagnées d'orientations détaillées concernant leur application et leur mise en oeuvre. En 1993, la Commission avait déjà présenté des propositions visant à modifier ces directives (en élargissant leur champ d'application pour couvrir toutes les formes de sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés), mais elle estime aujourd'hui que ces directives doivent également être étendues et améliorées de façon à couvrir un éventail plus large d'impôts et de transactions. Leur champ d'application devra en outre couvrir les sociétés qui seront à l'avenir régies par le statut de la société européenne (connu sous son nom latin de "societas europeae", SE) adopté le 8 octobre dernier par le Conseil de ministres de l'UE (cf IP/01/1376). 

  • La Commission retirera sa proposition de directive de 1990, qui visait à permettre aux entreprises de prendre en compte les pertes subies par leurs établissements permanents et filiales situés dans d'autres États membres, et qui s'est révélée inacceptable pour les États membres. Afin de surmonter les réserves des États membres à l'égard de toute initiative communautaire dans ce domaine, la Commission se propose de lancer, en 2002, une série de réunions techniques préparatoires avec les États membres en vue d'élaborer une nouvelle proposition améliorée, au champ d'application éventuellement plus large, et de faire rapport sur ses intentions législatives avant la fin de 2003. 

  • La Commission propose la création d'un "Forum conjoint de l'UE sur les prix de transfert" avec les États membres au premier semestre 2002. L'objectif serait d'améliorer la coordination entre États membres, et entre États membres et entreprises, au niveau de l'imposition des transactions transfrontalières intragroupe. Il existe en effet un risque de double imposition lorsque deux États membres ne parviennent pas à un accord sur les prix de transfert entre deux sociétés associées. De plus, les États membres ont tendance à imposer aux entreprises des exigences de documentation de plus en plus lourdes pour les prix de transfert. Ce forum pourrait examiner un certain nombre de questions qui n'exigent pas l'adoption d'une législation, par exemple les accords préalables sur les prix, les exigences de documentation et les méthodologies d'établissement des prix de transfert, dans le cadre des orientations de l'OCDE en la matière. 

  • En 2003, la Commission présentera une proposition de directive visant à reconduire et à améliorer la convention d'arbitrage et à soumettre ses dispositions à l'interprétation de la Cour de justice. 

  • En 2004, la Commission entend publier une communication sur les conventions en matière de double imposition qui soulignera la nécessité d'adapter certaines dispositions des conventions bilatérales entre États membres calquées sur la convention modèle de l'OCDE afin de les rendre plus conformes aux principes du traité CE. L'objectif est de parvenir à terme à une version communautaire de la convention modèle de l'OCDE et de son commentaire qui satisferait aux exigences spécifiques de l'appartenance à la Communauté, voire même d'élaborer une convention UE multilatérale. 

  • La Commission veillera à ce que la législation communautaire actuelle en matière d'imposition des sociétés s'appliquera pleinement aux sociétés qui, à partir de 2004, seront constituées conformément au statut de la société européenne. Parallèlement, elle s'attachera à évaluer les possibilités d'appliquer aux SE le futur régime général d'imposition des sociétés et la future base consolidée d'imposition des sociétés couvrant l'ensemble de leurs activités dans l'UE dont les caractéristiques sont discutées ci-dessous.

 

une base consolidée d'imposition des sociétés

Même si les différentes mesures ciblées permettront un certain nombre de progrès en matière de suppression des obstacles fiscaux, la Commission est consciente que le problème fondamental, à savoir la coexistence de 15 régimes fiscaux différents dans le marché intérieur, continuera à subsister. La Commission considère donc que la définition d'une base consolidée d'imposition des sociétés couvrant l'ensemble de leurs activités dans l'UE serait une solution potentiellement capable d'améliorer l'efficacité, la simplicité et la transparence des régimes d'impôt sur les sociétés, en particulier en réduisant les coûts de mise en conformité. 

L'institution d'une base d'imposition consolidée permettrait aux entreprises ayant des activités transfrontalières et internationales dans l'UE de calculer le revenu de l'ensemble du groupe conformément à un corps unique de règles et d'élaborer des comptes consolidés à des fins fiscales. La Commission est donc persuadée qu'à long terme, la logique recommande d'orienter la politique de fiscalité des sociétés dans cette direction.

Pour ce faire, l'étude de la Commission a identifié plusieurs approches techniques envisageables, en particulier les suivantes: 

  • L'imposition selon les règles de l'État de résidence (les groupes de sociétés auraient la possibilité de calculer la base imposable correspondant à l'ensemble de leurs activités menées à l'échelle communautaire conformément au code des impôts de leur État membre de résidence). 

  • Une base d'imposition (consolidée) commune (les groupes de sociétés auraient la possibilité de calculer la base imposable correspondant à l'ensemble de leurs activités menées à l'échelle de l'UE conformément à un nouveau code commun de l'impôt des sociétés qui serait applicable dans la totalité de l'UE). 

La consolidation au niveau de l'UE est la caractéristique clé de toutes les approches envisagées. La création d'un tel système exigera également que tous les participants se mettent d'accord sur un mécanisme de répartition permettant , pour une société donnée, d'allouer une fraction de la base consolidée d'imposition à chaque État membre concerné, celui-ci l'imposant à son taux légal national. Il s'agit d'un projet particulièrement complexe et ambitieux. Le traité de Nice prévoit aujourd'hui la possibilité d'une "coopération renforcée" entre sous-groupes d'États membres souhaitant avancer dans un domaine particulier, mais l'intégralité des avantages attachés à une base d'imposition consolidée ne pourra être obtenue que si tous les États membres participent. 

La Commission engagera un dialogue structuré avec toutes les parties prenantes dans le cadre d'une importante conférence européenne sur la fiscalité des sociétés qu'elle se propose d'organiser l'année prochaine pour l'aider à déterminer la meilleure façon de mener ce projet à son terme. À la suite de la conférence, et après un débat élargi au niveau de l'UE, la Commission entend faire rapport en 2003 sur ses conclusions quant aux politiques à mettre en oeuvre.

Document à consulter :

Le texte intégral de la communication intitulée "Vers un marché intérieur sans entraves fiscales - une stratégie pour permettre aux entreprises d'être imposées sur la base d'une assiette consolidée de l'impôt sur les sociétés couvrant l'ensemble de leurs activités dans l'Union"

Cette communication développe de manière détaillée, dans le domaine particulier de la fiscalité des sociétés, les priorités générales définies par la Commission en mai 2001 ("politique fiscale de l'Union européenne- priorités pour les prochaines années" - cf IP/01/737)

Elle s'appuie sur les résultats d'une étude exhaustive de la fiscalité des sociétés dans le marché intérieur que les services de la Commission ont réalisée avec l'aide de deux panels d'experts

 

Communiqué de presse de la Commission (DG Fiscalité et Union Douanière sur le site : http://www.europa.eu.int/comm/taxation_customs/index_fr.htm

O.de.M

publié le 25/02/02

 


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