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Libre
prestation de service, programmes
internationaux d'assurance et taxes
d'assurance
La
directive n° 88/57 du 22 juin 1988 a fixé
les modalités d'application de la libre
prestation de service (LPS) et la loi
n° 89.1014 du 31 décembre 1989 en a
fixé les modalités d'application.
Ce
principe a été introduit dans le Code des
Assurances par la loi n° 94-5 du 4 janvier
1994.
Selon
ces termes (art. L 362-2 C.Ass.), "
Toute entreprise d'assurance communautaire
établie dans un Etat membre autre que la
France peut couvrir ou prendre sur le
territoire de la République Française, en
libre prestation de service à partir de cet
établissement, des risques ou des
engagements conformément aux agréments qui
lui ont été accordés par les autorités
de contrôle de son Etat d'origine, sous réserve
que le Ministre chargé de l'Economie et des
Finances ait préalablement reçu de ces
derniers les informations requises".
La
LPS trouve son application en matière de programmes
internationaux d'assurance, puisqu'
ainsi, une entreprise ayant des filiales
à l'étranger peut se procurer une
couverture globale optimale de ses risques
et maîtriser les garanties de ses filiales.
Vis à vis des assureurs, elle peut négocier
des tarifs plus compétitifs en présentant une
" automutualisation " des
risques.
Dans
les programmes dits " non intégrés
", des polices sont souscrites
localement par les filiales et la police de
la maison mère (police " umbrella
") intervient en cas de non garantie
(Différence de conditions - DIC) ou
d'insuffisance de capitaux (Différence de
limites - DIL).
Dans
les programmes dits " intégrés ",
tant la mise en place que la gestion du
programme sont coordonnés par la maison mère.
La police qui est ici appelée " Master
" intervient également en DIC/DIL par
rapport aux polices locales. L'aspect DIL
est cependant plus important car les textes
de garantie de ces dernières sont sensées
être identiques à celui de la police
" Master " quant aux garanties de
base.
L'intérêt
d'avoir une police locale " intégrée
" permet de s'acquitter des taxes
locales d'assurances, par le paiement à une
filiale locale de l'assureur de la police
" Master ".
De
la même façon, le paiement " local
" des sinistres permet de respecter le
principe indemnitaire ; alors qu'il serait
assimilé à des revenus imposables s'il était
effectué directement par l'assureur de la
" Master ".
Une
telle police étant amenée à garantir des
risques situés dans plusieurs pays étrangers,
il faut concilier le paiement de la prime
auprès de l'assureur du pays d'émission de
la police, avec l'article 25 de la directive
n° 88/57 du 22 juin 1988, qui édicte que
" tout contrat d'assurance conclu en
LPS est exclusivement soumis au régime
fiscal de l'Etat membre de situation du
risque ".
Il
appartient donc aux entreprises d'assurance
d'assurer la perception des impôts
indirects sur les contrats souscrits en LPS
et de les redistribuer.
Ainsi,
la prime d'un contrat émis en France
couvrant des sites en Espagne, Allemagne,
Belgique, dont la prime est payée par les
filiales espagnoles, allemandes et belges
selon des quote-parts, doit voir appliquer
la taxe locale à chaque quote-part de
prime.
Un
non respect de ces règles exposant l'assuré
à un redressement fiscal permettrait à ce
dernier d'engager la responsabilité
professionnelle de l'assureur ou de son
intermédiaire (courtier).
E.D
publié
le 15/01/01
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