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Réponse
ministérielle Michel DELEBARRE en date du
18 mai 2004
relative à l'exonération de taxe sur les
salaires au profit des associations (JO AN,
Question n°34489)
Rappel
de la question posée M Michel Delebarre
M.
Michel Delebarre avait par une question en
date du 24 février 2004 attiré l'attention
de M. le ministre délégué au budget et à
la réforme budgétaire sur la question du
financement des associations de jeunesse et
d'éducation populaire.
En
décembre 2003, la Fédération française
des maisons des jeunes et de la culture a
lancé une pétition nationale en faveur de
l'exonération de la taxe sur les salaires.
Il apparaît en effet paradoxal que des
associations à but non lucratif, reconnues
pour leur utilité sociale, soient ainsi
soumises à cette taxe dont, dans la plupart
des cas, elles s'acquittent au moyen de
financements publics.
D'une
certaine manière, cela revient à dire que
la puissance publique lève un impôt sur
elle-même, comme elle le fait d'ailleurs
sur les activités hospitalières, l'action
sociale et les administrations.
Cette
situation pénalise fortement les structures
associatives dans la mise en oeuvre de leurs
projets éducatifs à caractère sportif,
culturel ou autre. En grevant ainsi le
budget de ces associations, le système
actuel les prive des ressources humaines
auxquelles elles aimeraient pouvoir faire
appel pour mener à bien leurs actions. Les
besoins sont réels et le gisement d'emplois
existe bien.
Aussi,
il aimerait savoir si le Gouvernement entend
ou non exonérer les associations de la taxe
sur les salaires, comme elles en ont émis
le souhait.
Réponse
du ministre :
En
application du 1 de l'article 231 du code général
des impôts, la taxe sur les salaires est
due, à raison des rémunérations versées
à leur personnel, par les personnes
physiques ou morales qui, soit ne sont pas
soumises à la taxe sur la valeur ajoutée,
soit l'ont été sur moins de 90 % de leur
chiffre d'affaires ou de leurs recettes au
titre de l'année civile précédant celle
du paiement des rémunérations.
C'est
en application de ce principe général
d'imposition que les associations,
notamment, sont redevables de la taxe sur
les salaires.
Par
suite, une exonération de cette taxe ne
pourrait être durablement, ni même légitimement
limitée au seul secteur associatif mais
serait revendiqué e, de proche en proche,
par l'ensemble des redevables de la taxe sur
les salaires.
A
terme, c'est donc le produit total de la
taxe sur les salaires, qui contribue pour
plus de 8,5 milliards d'euros au budget général
de l'État, qui serait remis en cause. Cela
étant, des mesures, d'application générale
ou spécifiques aux associations, permettent
de stabiliser ou d'alléger le poids de la
taxe sur les salaires. Ainsi, le 2 bis de
l'article 231 du code précité prévoit que
les limites des tranches du barème de la
taxe sur les salaires sont relevées chaque
année dans la même proportion que la
limite supérieure de la première tranche
du barème de l'impôt sur le revenu de
l'année précédente, ce qui permet de
stabiliser d'une année sur l'autre le poids
de cet impôt.
En
outre, les associations régies par la loi
du 1er juillet 1901 bénéficient, conformément
aux dispositions de l'article 1679 A du même
code, d'un abattement sur le montant annuel
de la taxe sur les salaires dont elles sont
redevables et qui, indexé dans les mêmes
conditions que les limites des tranches du
barème de la taxe rappelées ci-dessus, s'établit
à 5 362 euros pour les rémunérations versées
en 2004. < /p>
Cet
abattement, d'un coût budgétaire de
l'ordre de 230 millions d'euros, procure aux
associations un allégement d'impôt
substantiel puisqu'il conduit à exonérer
complètement de la taxe sur les salaires
les associations employant jusqu'à près de
six salariés occupés à temps plein et payés
au SMIC, voire plus en cas de recours au
temps partiel.
Enfin,
les rémunérations versées dans le cadre
de certains types de contrat, comme les
contrats emploi-solidarité et les contrats
emploi consolidé, sont expressément exonérées
de la taxe sur les salaires.
L'ensemble
de ces mesures, qui témoignent de
l'attention particulière portée par les
pouvoirs publics au secteur associatif, représentent
un effort budgétaire important au-delà
duquel il n'est pas possible d'aller dans le
contexte actuel.
La
réponse ministérielle est éditée sur le
site :
http://www.assemblee-nationale.fr
publié
le 24/05/04
Réponse
ministérielle Liebgott
en date du 4 novembre 2002 relative aux
associations redevables de la taxe sur les
salaires (Question n°2177, JO AN).
Rappel
de la question posée par Mr Michel Liebgott
Par une
question en date du 2 septembre 2002, Mr
Michel Liebgott avait interrogé le ministre
de l'Economie, des finances et de
l'industrie sur l'avenir de la taxe
sur les salaires pour les
associations.
Plus précisément
il lui demandait si le Gouvernement
envisageait de prévoir un dispositif
permettant d'en alléger le poids sur les
structures associatives.
Réponse
du Ministre
La taxe
sur les salaires est due, en application du
1 de l'article 231 du code général des impôts,
par les employeurs qui ne sont pas
assujettis à la taxe sur la valeur ajoutée
sur 90 % au moins de leur chiffre d'affaires
ou de leurs recettes au titre de l'année
civile précédant celle du paiement des rémunérations
versées à leur personnel.
Une
exception à ce principe général
d'imposition en faveur des associations ne
pourrait être durablement, ni même légitimement,
limitée à ces seuls organismes mais serait
revendiquée par l'ensemble des redevables
de la taxe sur les salaires.
A terme,
c'est le produit total de la taxe sur les
salaires, qui contribue à hauteur de plus
de 8 milliards d'euros au budget général
de l'Etat, qui serait remis en cause.
Une telle
exception au principe d'imposition rappelé
plus haut ne peut donc être envisagée.
Cela étant,
les associations régies par la loi du 1er
juillet 1901 bénéficient, conformément
aux dispositions de l'article 1679 A du
code général des impôts, d'un
abattement sur le montant de la taxe sur les
salaires dont elles sont redevables.
Cet
abattement, dont le montant est relevé
chaque année dans la même proportion que
la limite supérieure de la première
tranche du barème de l'impôt sur le
revenu, s'établit ainsi à 5 185 euros pour
la taxe sur les salaires due à raison des rémunérations
versées en 2002.
Cette mesure
représente un effort financier de l'Etat en
faveur du secteur associatif de l'ordre de
210 millions d'euros.
Par ailleurs,
les associations bénéficient, comme tous
les employeurs concernés, des mesures
d'exonération concernant les rémunérations
versées dans le cadre de certains contrats,
tels les contrats emploi solidarité et les
contrats emploi jeune, qui contribuent également
à alléger le poids de la taxe sur les
salaires. Ces mesures permettent de prendre
en compte la spécificité des associations.
Réponse
éditée par l'Assemblée Nationale et
disponible à partir du site www.assemblee-nationale.fr
publié
le 18/11/02
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