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Réponse
ministérielle Pierre LASBORDES en date du 18 mai 2004
relative à l'assujettissement à la TVA des
organismes de formation professionnelle (JO AN, Question
n°27396)
Rappel
de la question posée M. Pierre Lasbordes
M.
Pierre Lasbordes avait par une question en date du 27
octobre 2003 attiré l'attention de M. le ministre de
l'économie, des finances et de l'industrie sur les
conditions d'exonération de la TVA des prestations
dispensées à des demandeurs d'emplois par des
associations loi 1901 reconnues par l'autorité
administrative dont relèvent leurs actions, et
s'exerçant dans le cadre de marchés publics.
Il
souhaitait connaître la position du Gouvernement sur
l'assujettissement à la TVA des prestations
d'accompagnement s'inscrivant dans le cadre d'un
dispositif proposé par l'ANPE, et plus
particulièrement celles conduisant à
l'établissement d'un bilan de compétences des
personnes en recherche d'emploi.
Réponse
du ministre :
En
pratique, il apparaît que les actions de formation
professionnelle et les prestations qui leur sont
étroitement associées (information, orientation,
évaluation,...), réalisées sous l'égide des
pouvoirs publics et qui ont pour objet l'insertion
professionnelle des demandeurs d'emplois, sont
fréquemment financées par des subventions.
Si ces
subventions publiques ne constituent ni la
contrepartie d'opérations réalisées au profit de la
partie versante, ni le complément du prix
d'opérations imposables, elles ne sont pas imposables
à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Dans le
cas contraire, ces subventions sont en principe
imposables mais leur imposition effective à la TVA
dépend du caractère lucratif des activités de
l'association bénéficiaire des subventions.
L'instruction
administrative, publiée le 15 septembre 1998 au
bulletin officiel des impôts sous la référence 4
H-5-98, a précisé le régime fiscal des
associations.
Elle
conforte le principe selon lequel les associations qui
ont une gestion désintéressée et qui ne
concurrencent pas les organismes du secteur lucratif,
en exerçant la même activité dans des conditions
similaires, ne sont pas soumises aux impôts
commerciaux.
D'une
manière générale, le caractère concurrentiel de
l'activité s'apprécie sur la base d'un critère
géographique.
Afin
d'obtenir des précisions sur l'application de ces
principes à leur cas particulier, les associations de
formation professionnelle sont invitées à se
rapprocher des correspondants associations de leur
département qui disposent d'indications détaillées
en vue de définir leur régime fiscal.
Cela
étant, les associations dont l'activité est
lucrative peuvent bénéficier de l'exonération de
TVA prévue à l'article 261-1-4-4°-a du code
général des impôts, sous réserve de disposer d'une
attestation délivrée par la Direct
ion régionale du
travail, de l'emploi et de la formation
professionnelle, dont elles relèvent, reconnaissant
qu'elles remplissent les conditions fixées pour
exercer leur activité dans le cadre de la formation
professionnelle.
A cet
égard, l'exonération de TVA s'applique également
aux prestations légalement assimilées à des actions
de formation, telles que les bilans de compétence.
La réponse
ministérielle est éditée sur le site :
http://www.assemblee-nationale.fr
publié
le 24/05/04
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