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Réponse ministérielle Léonce Deprez  en date du 1er décembre 2003 relative aux perspectives de l'action du Gouvernement tendant à obtenir une baisse de la TVA sur les disques et les cassettes sonores (JO AN, Question n°26654)

Rappel de la question posée par M. Léonce Deprez  

M. Léonce Deprez souligne, auprès de M. le Premier ministre l'intérêt et l'importance qui s'attachent à une baisse de la TVA sur les disques et les cassettes sonores. 

Depuis le 21 mai 2002, lors du Conseil européen des ministres de la culture et de l'audiovisuel, la France n'a cessé de réclamer cette baisse, considérant qu'il est anormal que les disques et cassettes sonores continuent à être taxés à 19,6 % alors que la TVA des autres produits culturels est de 5,5 %. 

Il lui demande les perspectives de l'action du Gouvernement tendant à obtenir une baisse effective de la TVA qui serait de nature à dynamiser ce secteur culturel alors qu'une TVA trop élevée le pénalise, notamment chez les jeunes. 

Réponse du ministre

Le ministre de la culture et de la communication tient à rappeler que la France poursuit son combat pour convaincre ses partenaires européens de la nécessité d'inscrire le disque au nombre des produits culturels pouvant bénéficier d'un taux réduit de TVA. 

Si la proposition française relative à l'inscription du disque et des cassettes enregistrées sur la liste des produits bénéfi ciant du taux réduit de TVA n'a pas à ce stade été retenue par la Commission européenne, le débat reste ouvert, le Conseil des ministres de l'UE pouvant décider de modifier le texte proposé par la commission pour ajouter ou pour retirer certains produits. 

La détermination et la mobilisation du Gouvernement français restent donc entières. 

La proposition de la commission relative à une révision générale des taux r éduits de TVA a été examinée par le « groupe des questions fiscales » au cours de trois réunions techniques (le 24 juillet, le 3 septembre et le 22 septembre). 

La France a réitéré à chaque fois sa demande concernant les disques et cassettes sonores. Lors des précédentes réunions, la Belgique, l'Italie et le Luxembourg ont soutenu officiellement la position de la France. 

Le ministre de la culture et de la communication se réjouit de ce ralliement de partenaires européens à l'initiative française. 

Ceux-ci rejoignent la France dans le constat que la baisse de la TVA peut contribuer à une plus grande diversité de l'offre, favorable à la fois à la diversité culturelle et au développement d'une industrie traversant des difficultés importantes du fait de la progression de la piraterie et de la contrefaçon. 

Au Conseil des ministres franco-allemand du 18 septembre dernier, le ministre de la culture et de la communication a insisté une nouvelle fois sur l'importance que la France attache à cette mesure. 

M. Francis Mer, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, renouvellera avec détermination auprès de ses collègues européens la demande française lors des prochains conseils ECOFIN consacrés à ce sujet. 

Surtout, la présidence italienne a retenu la demande française dans sa proposition de compromis présentée au conseil des représentants permanents du 23 octobre dernier. 

Enfin, le Parlement européen devrait, le 15 décembre prochain, dans le cadre de sa commission économique et monétaire, adopter un rapport sur la modification de la directive TVA dans lequel pourrait figurer l'inscription du disque dans l'annexe H régissant les taux réduits. 

La réponse ministérielle est éditée sur le site :

http://www.assemblee-nationale.fr

publié le 08/12/03

                                                          

Réponse ministérielle Bourg-Broc en date du 7 avril 2003 relative à la baise du taux de TVA sur les disques (JO AN, Question n°9896)

Rappel de la question posée par Mr Bourg-Broc

Mr Bruno Bourg-Broc a, par une question en date du 30 décembre 2002, demandé au ministre de la culture et de la communication le bilan de son action ministérielle pour « défendre la baisse de la TVA sur le disque auprès des pays de l'Union européenne »

Il a annoncé cette action le 11 novembre 2002, confiant de surcroît, une mission à l'un de ses prédécesseurs, chargé de « se rendre très prochainement dans les capitales européennes » pour « promouvoir » la position de la France. 

Il souligne qu'il s'agit, de surcroît, d'un engagement du Président de la République dans le cadre des élections présidentielles.

Réponse du ministre

Conformément aux engagements pris par le Président de la République, le Gouvernement français souhaite appliquer le taux réduit de TVA sur les disques et les cassettes sonores. 

Cette décision suppose son acceptation par les quinze Etats membres de l'Union européenne à travers un vote unanime du conseil ECOFIN qui réunit l'ensemble des ministres des finances de l'Union, ce vote devant être effectué sur la base d'une proposition de la Commission européenne. 

Le ministre de la culture et de la communication a défendu la baisse de la TVA lors des conseils européens des ministres de la culture et de l'audiovisuel les 21 mai 2002 et 11 novembre 2002. 

Une demande officielle a été adressée au commissaire en charge de la fiscalité, M. Frits Bolkestein, le 24 juillet dernier, que le ministre de la culture et de la communication a cosignée avec M. Francis Mer, ministre des finances, et M. Alain Lambert, secrétaire d'Etat au budget. 

Un mémorandum, adopté par le Gouvernement, illustrant la position française en faveur d'un taux de TVA réduit sur le disque et les cassettes sonores a par ailleurs été diffusé à l'ensemble de nos partenaires en septembre 2002. 

Le salon international de l'industrie musicale MIDEM, au mois de janvier, a également été l'occasion d'évoquer ce dossier avec les homologues hollandais et danois ainsi que les représentants des ministres de la culture, grec, britannique et belge. 

Pour convaincre nos partenaires européens de se rallier à la volonté de la France de permettre l'application du taux réduit de TVA sur les disques et les cassettes sonores, le Premier ministre a décidé de confier à M. François Léotard la mission de promouvoir cette mesure à Bruxelles et dans tous les pays de l'Union. 

Inspecteur général des finances, François Léotard avait obtenu en 1987, lorsqu'il était ministre de la culture, la première baisse du taux de TVA sur la musique enregistrée, ce qui s'était traduit par une croissance très forte du marché du disque et avait favorisé une plus grande diversité musicale de l'offre. 

François Léotard se rend actuellement dans les quatorze pays partenaires de l'Union pour présenter la demande du Gouvernement français aux ministres de la culture et aux ministres en charge de la fiscalité, et chercher à obtenir leur adhésion. 

Sa mission l'a d'ores et déjà conduit en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Allemagne, en Autriche, au Danemark, en Suède, en Finlande et a reçu un accueil plutôt positif. 

Parallèlement, il mène une large consultation auprès des professionnels français et européens en faveur de la baisse de la TVA sur le disque.

La réponse ministérielle éditée par l'Assemblée Nationale

http://www.assemblee-nationale.fr

 N.B

publié le 14/04/03

                                                          

Position française en faveur d’un taux de TVA réduit sur le disque et les cassettes sonores (actualité de la politique culturelle du ministère de la culture)

Conformément aux engagements pris par le Président de la République, le Gouvernement français souhaite appliquer le taux réduit de TVA sur les disques et les cassettes sonores. Cette décision suppose une autorisation de l'Union européenne, et l'adhésion des 15 Etats membres.

Le ministre de la culture et de la communication a défendu la baisse de la TVA lors du conseil européen des ministres de la culture et de l'audiovisuel du 21 mai 2002. Une demande officielle a été adressée au Commissaire en charge de la fiscalité, M.Frits Bolkestein, le 24 juillet dernier, signée par M. Jean Jacques Aillagon, mais aussi M.Francis Mer, ministre des finances, et M.Alain Lambert, secrétaire d'Etat au budget.

Le Premier Ministre a réaffirmé mercredi 23 octobre que le Gouvernement tiendrait son engagement " pour tous les jeunes qui attendent la baisse de la TVA sur le disque ", même s'il s'agit d'un dossier difficile parce qu'il faut l'accord de l'ensemble du Conseil.

M. Jean-Jacques Aillagon a réaffirmé cet engagement lors du conseil des ministres de la culture réuni à Bruxelles le 11 novembre 2002. Il a annoncé aux quinze Etats membres ainsi qu'au Commissaire européen en charge de la culture, Mme Viviane Reding, que le Gouvernement français, sur sa proposition et en plein accord avec le Ministre des finances, vient de désigner François Léotard pour promouvoir cette ambition auprès des pays de l'Union. François Léotard a été Ministre de la culture et de la communication sous le Gouvernement de Monsieur Jacques Chirac entre 1986 et 1988, puis ministre d'Etat, ministre de la Défense entre 1993 et 1995. Il a également été député européen et représentant de l'Union européenne en Macédoine en 2001. Il est aujourd'hui inspecteur général des finances et effectue à ce titre des missions de conseil et de contrôle pour le compte du Ministre des finances, Monsieur Francis Mer, et du Ministre délégué au budget et à la réforme budgétaire, Monsieur Alain Lambert.

François Léotard a été l'artisan de la première baisse de la TVA sur les disques et les cassettes sonores en 1987. Cette baisse s'était traduite par des effets extrêmement bénéfiques sur la vitalité du marché et avait permis de favoriser l'accès du plus grand nombre à la culture musicale. La nomination de cette haute personnalité confirme une nouvelle fois le caractère stratégique de ce sujet pour le Gouvernement français.

En réponse à l'intervention de la France au conseil des ministres, Mme Viviane Reding a indiqué que les arguments présentés par la France étaient étudiés attentivement par la Commission, et que celle-ci organisera un débat ouvert avec les professionnels du disque au début de l'année 2003. Les positions des États sur la TVA du disque seront sollicitées à cette occasion. Des propositions seront alors présentées au Conseil au cours du premier semestre 2003.

Le texte complet de l'intervention du Ministre ainsi que le communiqué de presse annonçant la mission confiée à M. François Léotard peuvent être téléchargés en cliquant sur le lien ci-dessous :

Le résumé et le texte intégral du mémorandum préparé par le Ministre de la culture et de la communication, adopté par le Gouvernement et diffusé à l'ensemble de nos partenaires en septembre 2002, peuvent également être téléchargés, en français et en anglais (une version allemande sera prochainement disponible), en cliquant sur les liens ci-dessous :

Position française en faveur d'un taux de TVA réduit sur le disque et les cassettes sonores :

Les principaux arguments développés dans ce mémorandum peuvent être résumés comme suit :

1 - Le disque est, à l'évidence, un produit culturel au même titre que le livre et sa consommation doit être encouragée par des prix plus bas;

2- La baisse du taux de TVA, en réduisant les prix de vente, permettra de favoriser l'accès à ce bien culturel qui joue un rôle important dans l'insertion sociale des jeunes, et l'amélioration des ventes favorisera le développement de productions plus diversifiées et plus exigeantes, sans compter la diminution de la piraterie et de la contrefaçon ;

3 - Le disque représente, en Europe et en France, un secteur économique important mais fragile. Une baisse des prix de vente ne peut que faciliter son développement, notamment celui des labels indépendants dont l'existence est absolument nécessaire au dynamisme de l'ensemble du secteur. En outre le coût de cette mesure pour les finances publiques sera modeste du fait de l'augmentation des ventes liée à la baisse des prix.

(Actualité disponible sur le site du Ministère de la culture : www.culture.gouv.fr )

O.de.M

publié le 18/11/02

                                                           

Réponse ministérielle Vidal publiée le 3 octobre 2002 et relative à la  baisse de la TVA sur les disques; (Question n°01667)

Rappel de la question posée par Mr Vidal

M. Marcel Vidal avait, par une question en date du 1er août 2002, attiré l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication à propos du projet d'abaissement du taux de TVA sur les disques. 

Il rappelait que contrairement aux disques, les livres, les journaux et les places de spectacles bénéficient du taux réduit de TVA (5,5 %) et soulignait que cette baisse permettrait de mettre tous ces biens culturels sur un pied d'égalité au regard de la fiscalité. 

Par ailleurs, pour Mr Vidal, cette mesure permettrait, non seulement de lutter contre le piratage mais également doper ce marché eu égard à la conjoncture économique actuelle.

Réponse du ministre

Une politique culturelle en matière musicale passe tout à la fois par la diffusion et la promotion du spectacle vivant, par la présence de la musique dans les médias et par la diffusion du disque, devenu en France la deuxième pratique culturelle après le livre. 

La dégradation de la rentabilité des industries musicales constatée depuis le milieu des années quatre-vingt-dix se traduit aujourd'hui par une concentration croissante du marché, à quoi s'ajoute depuis quelques années un développement considérable de la piraterie. 

Les deux phénomènes cumulés ne peuvent que nuire à l'émergence de nouveaux artistes, qui sont les valeurs sûres de demain. 

L'option de l'alignement du taux de TVA sur le taux réduit du livre préserve tout à la fois la libre concurrence, les intérêts financiers des industriels européens. qui représentant un secteur important au niveau mondial, et les intérêts culturels des consommateurs, qui peuvent faire l'acquisition de plus de biens et donc découvrir un champ plus large de créations. 

Ces éléments sont valables uniquement dans la mesure où la baisse de la TVA est répercutée sur les prix de vente de ces biens aux consommateurs. Les professionnels français, aussi bien les détaillants que les producteurs et distributeurs se sont engagés à répercuter la baisse de la TVA sur le prix public. La baisse de la TVA en France en 1987 de 33,6 % à 18,6 %, partiellement répercutée par les professionnels de l'industrie du disque a entraîné une baisse des prix au public de 8 % en 1988, et de 0,5 % en 1989 et 1990. Les ventes de phonogrammes ont progressé de 35,7 % en 1988, et la progression cumulée des ventes entre 1988 et 1990 a été de 91 %. Cette augmentation correspond toutefois à un cumul de l'effet prix avec l'arrivée du CD sur le marché en remplacement du vinyle. On peut donc s'attendre à une croissance du marché des phonogrammes, mais à un rythme inférieur. 

Concernant le piratage et la contrefaçon, la baisse de la TVA ne saurait, à elle seule, résoudre, l'ensemble des problèmes. Néanmoins, elle exercerait un levier doublement positif sur une économie fragilisée, d'une part en réduisant de façon significative (environ 10 %) l'écart de prix avec le marché parallèle, d'autre part en permettant l'amélioration des résultats de la filière du disque. 

Pour toutes ces raisons, le Gouvernement a envoyé le 24 juillet dernier un courrier au commissaire Bolkenstein, chargé du marché intérieur, relatif à la baisse de la TVA sur les phonogrammes et les cassettes sonores.

Le texte de la réponse est disponible sur le site du Sénat : www.senat.fr

 N.B

publié le 07/10/02

 


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