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Instruction du
5 mars 2001 (BOI A-3-01), évaluation
et provisionnement des stocks d'éditeurs.
L'administration
fiscale vient apporter des aménagements au régime dérogatoire de
l'évaluation et du provisionnement des stocks des éditeurs, en
distinguant les matières premières, des ouvrages en cours de
fabrication et des ouvrages imprimés.
L'administration fiscale, constatant
les évolutions notamment technologiques et commerciales du secteur
de l'édition, apporte des aménagements au régime dérogatoire de
l'évaluation et du provisionnement des stocks des éditeurs.
Ainsi, conformément au droit commun
du 3 de l'article 38 du CGI, les stocks doivent être évalués
soit au prix de revient, soit au cours du jour de clôture de
l'exercice s'il est inférieur au premier.
L'instruction applique ces
dispositions aux éditeurs, tout en tenant compte des
particularité de ce secteur d'activité.
Pour ce faire, l'administration
distingue les matières premières, les ouvrages en cours de
fabrication, les ouvrages édités et les ouvrages réimprimés.
Tout d'abord, les matières premières
" seront évaluées selon les règles de droit commun ".
Ensuite, les ouvrages en cours de
fabrication " seront évalués au prix de revient ",
en application de la règle de l'état d'avancement des travaux à
la clôture de l'exercice. Constituent le prix de revient, les frais
de production matérielle, les droits d'auteurs réglés au forfait
et les dépenses engagées en prévision des réimpressions (il
convient de se rapporter à l'instruction pour le détail complet de
chaque élément cité précédemment).
Désormais, les frais constatés
avant la phase industrielle, tout comme ceux relatifs aux services
de presse et à la fabrication ainsi qu'à l'envoi des spécimens,
ne sont plu pris en compte dans les stocks mais déductible des résultats
de l'exercice pendant lequel ils ont été réalisés.
Il est à relevé que
l'administration fiscale adopte quant aux ouvrages de troisième catégorie
(encyclopédies, dictionnaires) la position du plan comptable de l'édition.
En ce qui concerne les ouvrages édités,
ils " seront en principe évalués à la date de l'inventaire,
au prix de revient constitué par les éléments visés " pour
les ouvrages en cours de fabrication. Un régime dérogatoire
autorise l'évaluation au cours du jour, " forfaitairement fixé[e]
à 2 % du prix de revient de l'ouvrage tel que définie " précédemment,
sans justifications spéciales ou sur justifications spéciales,
selon que la vie normale de l'ouvrage, telle que définie dans
l'instruction est terminée ou non.
Dans la deuxième hypothèse, les
justifications spéciales sont constituée par la certitude de la mévente
de l'ouvrage, notamment pour des circonstances comme l'insuccès,
les changements de mode ou la perte de débouchés.
Enfin, les ouvrages réimprimés "
seront, à la date de l'inventaire évalués, en principe, au prix
de revient de la réimpression ". Néanmoins, lorsque la mévente,
telle que définie précédemment, de l'ouvrage est certaine les
ouvrages peuvent " être évalués au cours du jour fixé
forfaitairement à 2 % du prix de revient de l'ouvrage tel que définie
" pour les ouvrages en cours de fabrication.
Les éditeurs pourront, en cas de mévente
probable, constituer des provisions à chaque clôture d'exercice
appartenant à la vie normale de l'édition.
Quant aux ouvrages édités, ils
pourront faire l'objet de provision pour dépréciation dans les
deux cas suivants :
- lorsque qu'au cours d'un
exercice, les ventes d'un ouvrage n'auront pas dépassé pas
un certain seuil comparativement aux stocks de ce même exercice,
" la provision sera déterminée en fonction d'un pourcentage
d'exemplaires restant invendus à la clôture de cet exercice, selon
les modalités définies dans " un tableau de l'instruction.
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Niveau des
ventes de l'exercice en pourcentage du stock initial |
Niveau de provision, en pourcentage de la
quantité de l'ouvrage restant invendue à la clôture de
l'exercice |
| inférieur à 5% |
100% |
| compris entre 5% et 10% |
80% |
| compris entre 10% et 30% |
70% |
| compris entre 20% et 30%50% |
50% |
- lorsque la cadence effective
d'un ouvrage aura été inférieure au cours de l'exercice écoulé
à la cadence moyenne de vente d'un ouvrage de même catégorie au
cours de sa vie normale.
publié le 16/04/01
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