|
Instruction fiscale du 2 octobre 2006
relative à la déduction spécifique en faveur
des logements vacants remis en location.
Article 46 de la loi n° 2006-872 du 13
juillet 2006 portant engagement national
pour le logement (BOI 5 D-3-06 n° 161 du 2
octobre 2006)
L’article 46 de
la loi portant engagement national pour le
logement (n° 2006-872 du 13 juillet 2006)
met en place une nouvelle déduction
spécifique temporaire en faveur des
logements vacants remis en location.
Codifiée au n du
1° du I de l’article 31 du code gé néral des
impôts (CGI), cette déduction du revenu
s’applique aux logements :
- qui ont donné
lieu, au titre de l’année qui précède celle
de la conclusion du bail, au versement de la
taxe annuelle sur les logements vacants ;
- et qui sont
donnés en location entre le 1er janvier 2006
et le 31 décembre 2007.
Elle est égale à
30 % des revenus bruts perçus jusqu’au 31
décembre de la deuxième année qui suit celle
de la conclusion du bail.
http://alize.finances.gouv.fr/dgiboi/boi2006/5FPPUB/textes/5d306/5d306.pdf
publié
le 16/10/06
Réponse
ministérielle Denis Merville
relative les réductions d'impôt accordées
pour des dépenses de travaux sur
l'habitation principale (JO AN du 17
novembre 2003, question n° 20257)
Rappel
de la question posée par M.Denis Merville
M. Denis
Merville avait, par une question en date du
16 juin 2003, appelé l'attention du
ministre délégué au budget et à la réforme
budgétaire sur les réductions d'impôt
accordées pour des dépenses de travaux sur
l'habitation principale.
Trois catégories
de dépenses ouvrent droit à réduction
d'impôt ; les dépenses de grosses réparations,
d'amélioration et de ravalement.
Ces travaux
doivent être réalisés par une entreprise
et donner lieu à l'établissement d'une
facture. Ils doivent concerner une
habitation principale, achevée depuis au
moins dix ans et située en France.
Les articles 199 sexies
et suivants et 200 ter du code général
des impôts prévoient que le montant global
des dépenses pour gros travaux est plafonné
et majoré selon le nombre de personnes à
charge.
Aussi, il
souhaitait connaître les moyens mis à la
disposition des particuliers quant à
l'information sur les nombreuses conditions
exigées en ce domaine.
Réponse
du ministre
Le crédit
d'impôt pour dépenses d'entretien ou de
revêtement de surfaces prévu par l'article 200
ter du code général des impôts s'est
appliqué aux dépenses payées jusqu'au 31 décembre 2000.
La réduction
d'impôt pour dépenses de gros travaux réalisés
dans l'habitation principale des
contribuables prévue par l'article 199
sexies D du code général des impôts,
qui concernait notamment les dépenses de
grosses réparations, d'amélioration et de
ravalement, a cessé de s'appliquer aux dépenses
facturées à compter du 15 septembre 1999
au profit d'une baisse du taux de la TVA sur
les travaux d'amélioration, de
transformation, d'aménagement et
d'entretien des locaux à usage d'habitation
achevés depuis plus de deux ans.
Corrélativement,
l'article 200 quater du code général
des impôts a institué un crédit d'impôt
sur le revenu en faveur des contribuables
qui supportent des dépenses relatives à
l'acquisition de gros équipements entre le
15 septembre 1999 et le 31 décembre 2002,
de matériaux d'isolation thermique et
d'appareils de régulation de chauffage
entre le 1er octobre 2001 et le 31 décembre 2002
et d'équipements de production d'énergie
utilisant une source d'énergie renouvelable
entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2001,
lorsque ces équipements sont fournis dans
le cadre de travaux bénéficiant du taux réduit
de TVA.
La loi de
finances pour 2003 a prorogé jusqu'au 31 décembre 2005
la période d'application de ce crédit
d'impôt. Le plafond des dépenses ouvrant
droit à l'avantage fiscal pour la période
du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2005
est de 4 000 euros pour une personne célibataire,
veuve ou divorcée et de 8 000 euros pour un
couple marié soumis à imposition commune.
Cette somme est majorée de 400 euros
pour le premier enfant et chacune des autres
personnes à charge.
Cette
majoration est fixée à 500 euros pour
le deuxième enfant et à 600 euros par
enfant à partir du troisième. Les supports
d'information habituels, telles les
instructions administratives, consultables
sur le site internet du ministère (www.minefi.gouv.fr),
sont à la disposition des particuliers qui
souhaitent se renseigner.
La réponse
ministérielle est éditée sur le site :
http://www.assemblee-nationale.fr
publié
le 24/11/03
Instruction
du 13 août 2002 ( BOI n°143, 5 d-7-02)
relative aux
charges déductibles des dépenses de
promotion et de publicité afférentes aux
monuments historiques
Les frais
de promotion et de publicité afférents à
des monuments historiques ouverts au public
et procurant des recettes imposables dans la
catégorie des revenus fonciers, sont
désormais déductibles pour leur montant
réel et ne sont plus réputés compris dans
la déduction forfaitaire de 14 %.
La présente
instruction précise les conditions de mise
en œuvre de cette mesure.
Les
propriétaires des immeubles historiques qui
procurent des recettes imposables dans la
catégorie des revenus fonciers pratiquent
sur les revenus bruts de ces propriétés une
déduction forfaitaire de 14 % qui
représente l’amortissement, les frais de
gestion et l’assurance. Toutefois, les
primes d’assurances payées depuis le 1er
janvier 2001, afférentes aux immeubles
historiques ouverts au public et procurant
des recettes imposables, sont déductibles
des revenus fonciers pour leur montant réel
dans les conditions prévues par l’instruction
du 22 janvier 2002 (BOI 5 D-1-02).
Les dépenses
de promotion et de publicité d’un
monument historique constituent des frais de
gestion couverts par la déduction
forfaitaire et ne peuvent donc pas être
déduites pour leur montant réel.
Compte
tenu toutefois de la spécificité d’un
monument historique, il a été décidé d’admettre
la déduction pour leur montant réel des
frais de promotion et de publicité
afférents à ces immeubles, s’ils sont
effectivement ouverts au public et procurent
des recettes imposables dans la catégorie
des revenus fonciers.
Les frais
de promotion et de publicité s’entendent
notamment :
- des frais d’édition
de dépliants publicitaires et d’achat d’espaces
publicitaires ;
- des frais
relatifs aux prospections promotionnelles
tels les contacts avec les agences de
voyages ou les frais de réception et de
tournées promotionnelles ;
- le cas
échéant, les rémunérations versées à
un salarié affecté à la promotion du
monument au titre de son activité
promotionnelle et les charges sociales
correspondantes.
Les
immeubles historiques concernés par cette
mesure sont les immeubles classés monuments
historiques, les immeubles inscrits à l’inventaire
supplémentaire ou les immeubles ayant fait
l’objet d’un agrément ministériel.
Sont
considérés comme ouverts au public, pour l’application
de la présente mesure, les immeubles que le
public est admis à visiter au moins :
- soit
cinquante jours par an, dont vingt cinq
jours fériés au cours des mois d’avril
à septembre inclus ;
- soit
quarante jours pendant les mois de juillet,
août et septembre.
Lorsque
les conditions définies ci-dessus sont
remplies, les dépenses de promotion et de
publicité sont déductibles en totalité du
revenu foncier procuré par l’immeuble
historique, que celui-ci soit occupé ou non
par son propriétaire.
La présente
mesure s’applique à compter de l’imposition
des revenus de 2002 ainsi que pour le
règlement des litiges en cours.
publié
le 26/08/02
|