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Doctrine administrative
Bénéfices industriels et commerciaux
 

Réponse ministérielle Yves BUR relative aux conditions de paiement de l'impôt sur les plus-values en cas de crédit vendeur (Réponse ministérielle Yves BUR, JOAN, JOAN du 9 mars 2003, question n°28357, p.1823) 

Rappel de la question posée par M Yves BUR

Par une question en date du 10 novembre 2003, M. Yves Bur avait attiré l'attention du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les conditions de paiement de l'impôt sur les plus-values en cas de crédit vendeur. 

En effet, lors de la vente d'une entreprise, notamment d'u n fonds de commerce ou de clientèle, le vendeur est immédiatement imposé au titre des plus-values sur la somme totale dès la date de la cession, alors qu'il n'en a perçu qu'une partie. Un étalement de la dette fiscale est certes possible mais soumis à un agrément ministériel. 

Or la taxation immédiate des plus-values peut constituer pour l'acquéreur un frein réel à la reprise d'une entreprise ; en dissuadant ainsi le vendeur d'accorder un crédit personnel à son acheteur.  ;

Par conséquent, le crédit-vendeur demeure une pratique marginale alors qu'elle peut être un recours intéressant pour les repreneurs d'entreprises artisanales et de commerce disposant de faibles moyens financiers.

C'est pourquoi, il lui demandait de bien vouloir préciser s'il entendait encourager ce type de crédit en aménageant une possibilité d'échelonnement du paiement de l'impôt sur les plus-values.

Réponse du ministre

Le Gouvernement est sensible aux préoccupations visant à favoriser et à faciliter la transmission des entreprises et notamment lorsque les parties sont convenues d'un paiement échelonné du prix de cession. 

C'est la raison pour laquelle une mesure aménageant le paiement de l'impôt afférent aux plus-values à long terme réalisées dans ces situations a été préférée à une modification législative relative à l'assiette de l'impôt qui n'aurait pas permis d'appréhender l'ensemble des situations particulières pouvant être rencontrées en matière de paiement. 

Ainsi, conformément aux engagements pris par le Gouvernement à l'occasion de la discussion de la loi pour l'initiative économique du 1er août 2003, la direction générale de la comptabilité publique a publié une instruction n° 03-056-A1 en date du 28 octobre 2003 qui donne à ses services les directives permettant d'échelonner le paiement de l'impôt selon le calendrier de paiement du prix de cession, au cours d'une période dont le terme ne peut pas excéder le 31 décembre de la deuxième année suivant celle au cours de laquelle la cession est intervenue. 

A cet effet, l'instruction autorise, sur demande écrite du contribuable formulée auprès du centre des impôts lors du dépôt de sa déclaration de revenus ou auprès du comptable du Trésor public à réception de l'avis de recouvrement, l'étalement du paiement de l'impôt sur le revenu afférent aux plus-values à long terme réalisées à l'occasion de la cession, assortie d'un crédit-vendeur, de l'ensemble des éléments de l'actif immobilisé affectés à l'exercice d'une activité professionnelle, ou d'une branche complète d'activité. 

Ce dispositif est de nature à répondre aux souhaits exprimés.

La réponse ministérielle est éditée sur le site :

http://questions.assemblee-nationale.fr/

publié le 15/03/04

                                                        

Réponse ministérielle Francis saint-Léger en date du 1er décembre 2003 relative au contenu du second projet de loi sur l'initiative économique (JO AN, question n°19430)

Rappel de la question posée par Mr Francis saint-Léger 

M. Francis Saint-Léger appelle l'attention de M. le secrétaire d'État aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation au sujet de la préparation d'un second projet de loi sur l'initiative économique. 

Il désire connaître les grandes orientations qui composeront le texte.

Réponse du ministre

Le projet de loi pour la modernisation des entreprises, du commerce et de l'artisanat, qui est en cours de préparation, viendra compléter la loi n° 2003-721 du 1er août 2003 pour l'initiative économique. 

Ce projet fait actuellement l'objet de réflexions préparatoires pou r en déterminer les principales orientations. I

l comportera des mesures de natures juridique, sociale et économique destinées à l'amélioration du statut de l'entrepreneur et de son conjoint et à favoriser le développement des entreprises. 

L'un de ses objectifs est de donner aux nouvelles formes d'activités un cadre juridique stable. 

Il s'agit de répondre à l'aspiration d'un nombre croissant de personnes qui souhaitent devenir professionnels autonomes tout en conservant un système de protection sociale de qualité. Les travaux en cours visent également à rechercher les moyens de renforcer la couverture sociale des conjoints de commerçants et d'artisans ainsi que la protection de leur patrimoine. 

Le Gouvernement entend aussi favoriser la reprise et la transmission des entreprises, notamment par le conjoint ou les ayants droits de l'entrepreneur décédé, en améliorant le cadre juridique existant. 

Des dispositions sont prévues, destinées à donner une nouvelle chance aux entrepreneurs ayant subi un échec. 

Par ailleurs, le Gouvernement est déterminé à faciliter l'accès des PME aux marchés publics et à améliorer le statut des sous-traitants.

La r éponse ministérielle est éditée sur le site :

http://www.assemblee-nationale.fr

publié le 08/12/03

 


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