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Doctrine administrative
Impôt sur les sociétés
 

Instruction fiscale du 13 février 2007 commentant  les nouvelles dispositions relatives au crédit d'impôt en faveur des entreprises qui exposent des dépenses pour la formation de leurs dirigeants (BOI 4 A-3-07, n°25) 

L’article 3 de la loi n° 2005-882 du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises, codifié à l’article 244 quater M du code général des impôts, a instauré un crédit d’impôt en faveur des entreprises qui exposent des dépenses pour la formation de leurs dirigeants. 

e crédit d’impôt est égal au produit du nombre d’heures passées par le chef d’entreprise en formation par le taux horaire du salaire minimum de croissance (SMIC). Ce crédit d’impôt est plafonné à la prise en compte de quarante heures de formation par année civile et par entreprise. 

La présente instruction a pour objet de commenter ces nouvelles dispositions qui s’appliquent aux formations suivies par les dirigeants au cours des exercices clos à compter du lendemain de la date de publication du décret d’application au Journal officiel, soit le 26 août 2006. 

Il est précisé que, le crédit d’impôt étant calculé par année civile, les formations suivies par un dirigeant en 2005 peuvent ouvrir droit au crédit d’impôt si l’exercice ouvert en 2005 est clos à compter du 26 août 2006. 

En revanche, si cet exercice est clos avant cette date, seules les formations suivies au cours de l’année civile 2006 pourront ouvrir droit au crédit d’impôt.

L'instruction fiscale est disponible à l'adresse :

http://alize.finances.gouv.fr/dgiboi/boi2007/4FEPUB/textes/4a307/4a307.pdf

publié le 19/02/07

                                                          

Instruction fiscale du 29 décembre 2006 relative aux modalités de calcul des acomptes d'impôt sur les sociétés  (BOI 4 H-6-06, n°216) 

L’article 1er de la loi de finances rectificative pour 2005 modifie les modalités de calcul des acomptes d’impôt sur les sociétés prévues au 1 de l’article 1668 du CGI sur trois points. 

En premier lieu, pour les petites et moyennes entreprises bénéficiant du taux réduit prévu au b du I de l’article 219 du CGI, le résultat du dernier exercice clos servant de base au calcul des acomptes dus à compter du 1er janvier 2006 n’a plus à être diminué des plus-values de cession d’éléments d’actif imposées à ce même taux. 

En deuxième lieu, l’article 1er précité étend, pour les acomptes dus à compter du 1er janvier 2006, aux sociétés préexistantes mais nouvellement soumises à l’impôt sur les sociétés, la dispense de versement d’acomptes au titre de leur premier exercice ou de leur première période d’imposition dont bénéficient déjà les sociétés nouvellement créées. 

En troisième lieu, le montant du dernier acompte ne peut être inférieur à la différence : 

- pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est compris entre un et cinq milliards d’euros au cours du dernier exercice clos, entre, d’une part, deux tiers de l’impôt sur les sociétés estimé au titre de l’exercice correspondant au résultat prévisionnel imposable au taux de 33,1/3 % et au résultat net prévisionnel de la concession de licences d’exploitation de brevets et d’inventions brevetables imposable au taux de 15 % et, d’autre part, le montant des acomptes déjà versés ; 

- pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est supérieur à cinq milliards d’euros au cours du dernier exercice clos entre , d’une part, 80 % de l’impôt sur les sociétés estimé au titre de l’exercice correspondant au résultat prévisionnel imposable au taux de 33,1/3 % et au résultat net prévisionnel de la concession de licences d’exploitation de brevets et d’inventions brevetables imposable au taux de 15 % et, d’autre part, le montant des acomptes déjà versés.

L'instruction est disponible à l'adresse :

http://alize.finances.gouv.fr/dgiboi/boi2006/4FEPUB/textes/4h606/4h606.pdf

publié le 08/01/07

                                                           

Instruction fiscale du 16 mars 2006 commentant  les dispositions issues de l'article 21 de la loi de finances pour 2006 ayant modifié le régime de l'IFA (BOI 4 A-9-06, n°49) 

L’article 21 de la loi de finances pour 2006 a modifié le régime de l’imposition forfaitaire annuelle (IFA). D’une part, la possibilité d’imputer l’IFA sur l’impôt sur les sociétés est supprimée et est remplacée par un mécanisme de déductibilité de cette dernière. D’autre part, le chiffre d’affaires à prendre en considération pour déterminer l’IFA due est le chiffre d’affaires hors taxes. Enfin, le barème de l’IFA actuellement en vigueur est aménagé. Désormais, les entreprises dont le chiffre d’affaires hors taxes est inférieur à 300 000 euros sont exonérées d’IFA. Par ailleurs, une nouvelle tranche est créée pour les entreprises dont le chiffre d’affaires hors taxes est supérieur à 500 000 000 euros. Ces dispositions sont applicables aux IFA dues à compter du 1er janvier 2006.

L'instruction fiscale est disponible à l'adresse :

http://alize.finances.gouv.fr/dgiboi/boi2006/4FEPUB/textes/4a906/4a906.pdf

publié le 27/03/06

                                                           

Réponse Ministérielle Cornut-Gentille en date du 21 janvier 2002 relative aux mesures prises par le gouvernement pour rapprocher la fiscalité française des entreprises de la moyenne fiscale européenne, afin de ne pas pénaliser les entreprises françaises face à leurs concurrentes européennes (Question, n° 68299).

Rappel de la question posée par Mr François Cornut-Gentille

Mr François Cornut-Gentille avait attiré l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la réforme de la fiscalité pesant sur les sociétés.Il précisait dans sa question que à l'échelle de l'Union européenne, des écarts importants, pouvant aller jusqu'à 30 %, existent entre les taux effectifs d'imposition des sociétés.

Selon la Commission européenne, ces écarts sont principalement dus aux disparités dans les taux légaux nationaux d'imposition plutôt qu'aux différences dans l'assiette d'imposition.

Cette situation crée des tensions à l'intérieur du territoire de l'Union, pouvant se traduire notamment par des délocalisations internes d'entreprises ou par des différentiels importants de coûts de production.

Compte tenu du niveau élevé des prélèvements pesant sur les entreprises et de la détérioration des fondamentaux économiques, la France est contrainte de réformer en profondeur sa fiscalité sur les entreprises.

En conséquence, il lui demandait de préciser les mesures prises par le Gouvernement pour rapprocher la fiscalité française des entreprises de la moyenne fiscale européenne, afin de ne pas pénaliser les entreprises françaises face à leurs concurrentes européennes.

 Réponse du Ministre

S'agissant du taux nominal d'imposition des bénéfices, la France se situe actuellement, avec un taux de 36,43 %, à un niveau proche de la médiane des pays membres de l'Union européenne qui est de 34 %.

Toutefois, dans le cadre de la loi de finances pour 2001, le Gouvernement a résolument engagé une politique de réduction des taux d'imposition des sociétés dans une mesure compatible avec le nécessaire respect des équilibres budgétaires. Ceci s'est concrétisé notamment par la suppression en trois ans de la contribution additionnelle égale à 10 % de l'impôt sur les sociétés qui a été réduite à 6 % en 2001 et à 3 % en 2002 et qui devrait être supprimée à compter de 2003. Le taux d'imposition de la généralité des entreprises aura ainsi été ramené de 41,67 % en 1997 à 33 1/3 % en 2003, auquel s'ajoute, pour les plus grandes entreprises, une contribution sociale égale à 3,3 % de la fraction de l'impôt qui excède 763 000 euros.

Par ailleurs, le taux d'imposition des petites entreprises a été abaissé, dans la limite de 38 120 euros de bénéfice, de 33 1/3 % à 25 % pour les exercices ouverts en 2001, puis à 15 % pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2002. Cet allégement concerne toutes les entreprises réalisant moins de 7 630 000 euros de chiffre d'affaires et qui sont contrôlées directement ou indirectement par des personnes physiques.

Ces mesures ont été partiellement financées par des mesures d'élargissement de l'assiette telles que la baisse du taux de l'avoir fiscal pour les dividendes perçus par des sociétés ne bénéficiant pas du régime des sociétés mères et la réduction d'un quart de point des coefficients d'amortissement dégressif.

La France conserve néanmoins, compte tenu du niveau actuel de ces coefficients, l'un des régimes d'amortissement les plus compétitifs de l'Union européenne qui lui confère un avantage significatif en particulier par rapport à l'Allemagne.

En outre, dans le cadre de la loi de finances rectificatives pour 2001, le Parlement a adopté sur proposition du Gouvernement une mesure destinée à accompagner ponctuellement l'effort d'investissement des entreprises, qui consiste à majorer de 30 % l'amortissement, au titre des douze premiers mois, des biens éligibles à l'amortissement dégressif acquis ou commandés entre le 17 octobre 2001 et le 31 mars 2002.

Ces mesures répondent à l'objectif d'améliorer la compétitivité des entreprises françaises et sont donc de nature à répondre aux préoccupations exprimées par l'auteur de la question.

publié le 18/03/02

 


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