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Instruction fiscale du 4 mai 2006 relative
aux aménagements des dispositions relatives
aux déductions pour investissement et pour
aléas (BOI 5 E-4-06, n°75)
Les exploitants
agricoles soumis à un régime réel
d’imposition peuvent, sous certaines
conditions, opérer sur leur bénéfice, soit
une déduction pour investissement (DPI),
soit une déduction pour aléas (DPA).
L’article 67 de
la loi du 5 janvier 2006 d’orientation
agricole aménage ces dispositions sur
plusieurs points :
- le plafond
commun de la déduction pour investissement
et de la déduction pour aléas est relevé de
21.200 € à 26.000 € ;
- les conditions
d’application du complément de déduction
pour aléas en fonction du nombre de salariés
sont assouplies. La condition tenant à la
réalisation d’un bénéfice supérieur à 76 000
€ est supprimée et celle tenant à la
variation à la hausse des résultats est
ramenée de 40 % à 20 % ;
- un nouveau
complément de déduction pour aléas de 4.000
€ peut être pratiqué sous certaines
conditions ;
- l’exploitant
est autorisé à utiliser l’épargne constituée
au titre de la déduction pour aléas pour le
règlement de certaines primes ou cotisations
d’assurances ;
- la durée
d’utilisation de la déduction pour aléas en
cas de transmission à titre gratuit est
allongée.
L'administration
vient de commenter ces aménagements.
L'instruction
est disponible à l'adresse :
http://alize.finances.gouv.fr/dgiboi/boi2006/5FPPUB/textes/5e406/5e406.pdf
publié le 08/05/06
Réponse
ministérielle Gérard CHERPION en date du
16 novembre 2004
relative à la non application de la
jurisprudence Meissonnier aux titulaires de
bénéfices agricoles (JOAN, Question n°30357,
p. 9012)
Rappel
de la question posée par M. gérard
CHERPION
M.
Gérard Cherpion appelle l'attention de M.
le ministre de l'économie, des finances et
de l'industrie sur la question de la déduction
de loyer afférent à un immeuble non
inscrit à l'actif du bilan. En effet, la
position de l'administration est sur ce
point en contradiction avec une
jurisprudence récente (CE 8-7-98, n°
164657), qui accorde à l'exploitant d'une
entreprise individuelle ayant conservé dans
son patrimoine privé un immeuble affecté
à l'exploitation, le droit de déduire un
loyer du résultat de son entreprise. Il
souhaite connaître sa position à ce sujet.
Réponse
du ministre
Les exploitants agricoles bénéficient déjà,
depuis l'adoption de la loi 95-95 du
1er février 1995 de modernisation
de l'agriculture, d'un dispositif spécifique
de déduction de la rente du sol.
En effet, les dispositions de l'article L.
731-14 du code rural autorisant l'exploitant
à déduire de ses revenus professionnels le
revenu cadastral, défini aux articles 1509
et suivants du code général des impôts,
correspondant aux terres qu'il met en valeur
et dont il est propriétaire.
Cette déduction a été rendue possible
bien avant l'intervention de la
jurisprudence du Conseil d'État du 8 juillet 1998
qui rétablit ainsi l'équité entre les
non-salariés agricoles et non agricoles, même
si les conditions de déduction ne sont pas
identiques.
En effet, il convient d'observer que la mise
à disposition de terres ou d'installations
agricoles pour leur exploitation n'a pas la
même portée que l'utilisation d'un local
à des fins commerciales, comme dans le cas
examiné par la haute juridiction à travers
l'arrêt Meissonnier.
Aller au-delà des dispositions introduites
par la loi du 1er février 1995
pour les professions agricoles, en généralisant
la jurisprudence Meissonnier, n'apparaît
donc pas justifié.
De plus, une telle généralisation
conduirait à l'érosion de l'assiette des
cotisations sociales et à une dégradation
certaine des comptes du régime de
protection sociale des non-salariés
agricoles.
En effet, cette généralisation se ferait
sans réel contrôle et sans dispositif
d'encadrement, à l'inverse du dispositif prévu
par le décret n° 95-118 du 19 octobre 1995
relatif à la déduction du revenu implicite
du capital foncier de l'assiette des
cotisations sociales.
La
réponse ministérielle est éditée sur le
site :
http://www.questions.assemblee-nationale.fr/
publié
le 29/11/04
Instruction
du 27 avril 2004 (BOI 5 E-1-04 n° 71 du 26
avril 2004) relative
au régime simplifié d'imposition des
bénéfices agricoles et à la limite
d'application (Art. 21 de la loi de finances
pour 2004).
L’article
21 de la loi de finances pour 2004 relève
de 274 400 € à 350 000 € la limite du
régime simplifié d’imposition des
bénéfices agricoles. Il confirme en outre
que le changement de régime d’imposition
intervient à compter du premier exercice
suivant la période biennale de référence.
Ces
dispositions s’appliquent pour la
détermination des résultats des exercices
clos à compter du 1er janvier 2004.
instruction
publiée sur :
http://alize.finances.gouv.fr/dgiboi/boi2004/5FPPUB/textes/5e104/5e104.pdf
publié
le 28/04/04
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