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Doctrine administrative
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Réponse ministérielle relative au plan du gouvernement pour favoriser le développement des entreprises à forte croissance "Gazelles".  (Réponse ministérielle ROUBAUD, JOAN du 7 novembre 2006, question n°97251) 

Rappel de la question

M. Jean-Marc Roubaud appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le développement des petites et moyennes entreprises dans notre pays. La France manque d'environ 10 000 « gazelles », ces PME à forte croissance, qui grossissent deux à trois fois plus vite que celles du même secteur d'activité, d'après un rapport du conseil d'analyse économique, commandé par le Premier ministre. Si les créations d'entreprises ont été plus nombreuses en France depuis cinq ans, peu ont franchi rapidement le cap des 300 salariés, la plupart stagnant autour de 80 ou se faisant racheter. À elles seules, les 2 000 « gazelles » françaises (sur 1,2 million de PME) sont à l'origine de plus de la moitié des emplois créés par les PME depuis dix ans. Pour favoriser leur croissance, le rapport préconise d'adapter la fiscalité (un taux d'impôt sur les sociétés de 18 % sur le premier million de bénéfice imposable dans la limite de 5 % du chiffre d'affaires), de simplifier certaines formalités administratives et de tester la « flexisécurité » en matière sociale. Le 1er mai dernier, le Gouvernement avait lancé un plan pour favoriser le développement de ces gazelles. En conséquence, il lui demande lui faire connaître sa position à ce sujet et de lui faire savoir l'évolution de ce plan. - Question transmise à M. le ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat et des professions libérales.

Réponse du ministre

Afin de favoriser le maintien de la croissance économique et encourager la multiplication des réussites, le Gouvernement a choisi en mai 2006 d'identifier 2 000 entreprises de 5 à 250 salariés affichant la plus forte augmentation de leur chiffre d'affaires sur deux années successives (2003 et 2004). Ces 2 000 « Gazelles 2005 » ont d'ores et déjà reçu un diplôme leur permettant de bénéficier, outre de la reconnaissance officielle de leur réussite, de mesures concrètes mises en oeuvre par les pouvoirs publics. À ce titre, elles pourront accéder à des programmes spécifiques de partenaires, notamment des investisseurs et partenaires bancaires, mais également des associations et réseaux d'appui aux entrepreneurs. Parallèlement à cette première opération de sélection et labellisation de 2 000 « Gazelles 2005 », le Gouvernement a annoncé la création, à partir du 1er janvier 2007, d'un statut d'entreprise de croissance pour les PME qui connaissent deux années de suite une forte croissance de leur masse salariale. Ce statut permettra de lever les obstacles à la croissance des PME qui ont montré un fort potentiel en neutralisant les surcoûts liés à cette croissance. Pour prolonger de façon optimale la croissance de ces entreprises, le Gouvernement a inscrit dans le projet de loi de finances 2007 un nouveau mécanisme d'écrêtement de l'impôt sur les sociétés et de décalage des cotisations sociales des nouveaux embauchés. Ce régime fiscal de la PME de croissance devrait favoriser prioritairement l'embauche et l'investissement. En outre, les banques ont été invitées à réaliser un effort de transparence sur les encours de crédits en faveur des PME. Par ailleurs, pour assurer le développement du financement des entreprises par fonds propres, un programme d'investissement dans les PME de 2 milliards d'euros, annoncé par le Président de la République, sera mis en oeuvre très prochainement à travers la création de France Investissement. Enfin, un programme de soutien aux réseaux locaux d'investisseurs de proximité (business angels) a été lancé afin de faciliter le développement des associations qui constituent des partenaires privilégiés des gazelles. Onze réseaux implantés sur l'ensemble du territoire national viennent d'être sélectionnés. En contrepartie d'une aide financière du ministère des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat et des professions libérales, ces réseaux s'engagent à tripler d'ici à trois ans le nombre d'entreprises auxquelles ils apportent leur soutien technique et financier.

La réponse ministérielle est disponible à l'adresse : 

http://questions.assemblee-nationale.fr/q12/12-97251QE.htm

publié le 13/11/06

                                                          

Réponse ministérielle Kerguéris Publiée dans le JO Senat du 05/09/2002 page 1947, relative à l'avenir du Fonds de soutien à l'expression radiophonique 

Les préoccupations des radios locales associatives quant au devenir du Fonds de soutien à l'expression radiophonique (FSER) qui vient à échéance le 31 décembre 2002. 

Le fonds de soutien à l'expression radiophonique (FSER), alimenté par une taxe parafiscale versée par les médias audiovisuels ayant des ressources publicitaires, est aujourd'hui redistribué aux radios locales associatives, d'une part sous forme de subventions de fonctionnement, d'autre part sous forme de majoration subordonnée à l'appréciation de la commission du fonds de soutien. 

Le Gouvernement JOSPIN avait confié au président de la commission du fonds de soutien à l'expression radiophonique une mission devant aboutir à la remise d'un rapport avant la fin de l'année 2001 en vue du renouvellement du décret n° 97-1263 du 29 décembre 1997 portant création du FSER. 

Or, la loi n° 2001-1275 du 28 décembre 2001 des finances pour 2002 prévoit " un dispositif transitoire d'extinction des taxes parafiscales " et il semble impossible qu'un nouveau décret intervienne avant le 31 décembre prochain. 

Compte tenu des nouveaux impératifs, le ministre précédent avait annoncé la transformation du FSER en un compte d'affectation spéciale financé, lui aussi, par les recettes publicitaires des radios et télévisions commerciales, avec la prorogation pour une année du décret actuel afin de laisser le temps à la concertation. 

Face aux préoccupations des radios locales associatives, il a été demandé au ministre de la Culture s'il compte envisager le prorogation d'un an du décret actuel et, plus généralement, et si des mesures sont à l'étude afin de permettre le soutien aux radios associatives locales. 

Le 5 septembre 2002 une réponse ministérielle apporté la réponse suivante : 

Le fonds de soutien à l'expression radiophonique est chargé de la gestion de l'aide publique aux radios locales associatives prévue par le décret n° 97-1263 du 29 décembre 1997 pris en application de l'article 80 de la loi du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication. Cet article prévoit, au profit des services de radiodiffusion sonore par voie hertzienne édités par une association et accomplissant une mission de communication sociale de proximité lorsque leurs ressources commerciales sont inférieures à 20 % de leur chiffre d'affaires total, une aide financée par une taxe parafiscale assise sur les sommes payées par les annonceurs pour la diffusion, par voie de radiodiffusion ou de télévision, de leurs messages publicitaires. 

Ces aides sont attribuées par une commission composée de onze membres nommés pour trois ans par arrêté du ministre de la culture et de la communication. Ainsi, en 2001, cette commission a attribué plus de 21 millions d'euros d'aides, qui prennent trois formes : subvention d'installation, subvention de fonctionnement et aide à l'équipement. Le décret n° 97-1263 du 29 décembre 1997 régissant le fonds de soutien arrivant à échéance fin 2002, il est donc effectivement nécessaire que soit sécurisée la base juridique de ce fonds. Cette nouvelle base juridique devra notamment tenir compte de la modification apportée par la loi du 1er août 2000 à l'article 80 de la loi du 30 septembre 1986 qui dispose désormais expressément que ne peuvent bénéficier des aides du FSER que les radios associatives ayant des recettes publicitaires inférieures à 20 % de leur chiffre d'affaires et accomplissant une mission de communication sociale de proximité. 

En outre, en application de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances, la taxe parafiscale prélevée sur les régies publicitaires devrait devenir une imposition de toutes natures au plus tard à la fin de l'année 2003. Les modalités d'affectation de cette source de financement devront être définies pour assurer la pérennité de ce fonds de soutien. Plusieurs radios, ainsi que leurs organes représentatifs, ont récemment exprimé leurs craintes quant à la pérennité du FSER dans le cadre de ces nouvelles dispositions législatives. 

Très attaché à l'expression des radios associatives, qui participent au pluralisme de l'information, il est assuré que des dispositions garantissant un financement pérenne des radios associatives seront prises, mes services et ceux du ministère de l'économie et des finances étudiant actuellement les différentes formules possibles à cet effet.

publié le 23/09/02

 


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