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Une fiscalité
lisible et stable pour les transmissions
d’entreprises Le président de la République
a plaidé le 5 mars au Sénat pour une
fiscalité "simple, lisible et stable" sur
les transmissions et les reprises
d’entreprises, proposant notamment qu’un
repreneur puisse déduire de son revenu les
intérêts des emprunts consentis pour acheter
une société.
"J’ai demandé à
Christine Lagarde et à Hervé Novelli, dans
le cadre de la loi de modernisation de
l’économie du printemps, de faire adopter un
certain nombre de mesures importantes", a
déclaré le chef de l’Etat devant
l’Association des moyennes entreprises
patrimoniales (ASMEP).
La fiscalité ne
doit pas décourager le repreneur à prendre
des risques. "La moindre des choses, c’est
qu’il puisse déduire de son revenu les
intérêts des emprunts qu’il a consentis pour
acheter son entreprise", a affirmé le
Président, rappelant que le marché de la
transmission des entreprises est estimé à
700 000 dans les 10 ans à venir, toutes
tailles confondues.
Baisse des
droits de mutation Le président de la
République a aussi indiqué vouloir réduire
le coût fiscal de l’achat d’une entreprise.
"Aujourd’hui, le régime fiscal applicable
conduit à taxer plus fortement les cessions
de petites entreprises, des Sarl, alors que
les sociétés anonymes bénéficient d’un
régime plus favorable", a-t-il souligné,
demandant au Gouvernement de réfléchir à des
propositions très fortes sur le sujet.
2000 nouvelles
entreprises de taille moyenne d’ici à 2012
Nicolas Sarkozy a aussi jugé nécessaire de
créer une nouvelle catégorie d’entreprises
dans la classification française, pour
permettre de développer les entreprises
ayant entre 250 et 5 000 salariés. Ces
entreprises de taille moyenne (ETM)
viendront s’ajouter aux TPE (très petites
entreprises, entre 0 et 20 salariés), aux
PME (petites et moyennes entreprises, entre
20 et 250 salariés), et aux grandes
entreprises de plus de 5 000 salariés, déjà
existantes.
Cette mesure
doit accompagner l’émergence de 2000
nouvelles entreprises de 500 personnes et
plus d’ici à 2012.
"Notre
faiblesse, a expliqué Nicolas Sarkozy, est
double : nos grands groupes sont très
anciens, il y en a moins de 10 % qui ont
moins de dix ans" et "nos entreprises de
plus petite taille ont un mal fou à devenir
des entreprises moyennes". Regrettant que la
société française ait "tourné le dos au
capitalisme familial", il a rappelé que
moins de 10 % des transmissions en France
étaient familiales, contre 58 % en Allemagne
et 72 % en Italie.
Le communiqué du
gouvernement est disponible à l'adresse :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/chantiers/entreprises_852/environnement_reglementaire_fiscal_1006/une_fiscalite_lisible_stable_59445.html
publié le 24/03/08
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