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Traitement fiscal du concours d’un fonctionnaire civil à des travaux de recherche

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Question :

Quel est le régime fiscal des sommes versées par une entreprise à des fonctionnaires civils dans le cadre d’une convention de concours scientifique prévue à l’article L. 413-8 du code de la recherche ?


Réponse :

En application des dispositions de l’article L. 413-8 du code de la recherche, les fonctionnaires civils des services publics et entreprises publiques définis à l’article L. 112-2 du même code (établissements publics d’enseignement supérieur, établissements publics de recherche, entreprises publiques) peuvent être autorisés, pendant une période de temps limitée fixée par voie réglementaire, à apporter leur concours scientifique à une entreprise qui assure, en exécution d’un contrat conclu avec une personne publique ou une entreprise publique, la valorisation des travaux de recherche qu’ils ont réalisés dans l’exercice de leurs fonctions.

Le fonctionnaire autorisé à apporter son concours scientifique à une entreprise est rémunéré directement par cette dernière au titre de ce concours mais il n’est pas pour autant salarié de cette entreprise. Le montant des honoraires correspondant est également limité par voie réglementaire.

I. S’agissant de l’éligibilité de ces dépenses dans la base de calcul du crédit d’impôt recherche :

Conformément aux dispositions du II de l’article 244 quater B du code général des impôts, sont notamment éligibles au crédit d’impôt recherche :

- les dépenses de personnel afférentes aux chercheurs et techniciens de recherche directement et exclusivement affectés à ces opérations ;

- les dépenses exposées pour la réalisation d’opérations de recherche confiées à des organismes de recherche publics ou à des universités (ces dépenses sont retenues pour le double de leur montant à la condition qu’il n’existe pas de liens de dépendance entre l’entreprise qui bénéficie du crédit d’impôt et l’organisme ou l’université) ;

- ou encore les dépenses exposées pour la réalisation d’opérations de recherche confiées à des organismes de recherche privés agréés par le ministre chargé de la recherche, ou à des experts scientifiques ou techniques agréés dans les mêmes conditions.

Un fonctionnaire autorisé à apporter son concours scientifique à une entreprise ne peut être considéré comme appartenant au personnel de cette entreprise. Par conséquent, sa rémunération et ses honoraires ne peuvent être assimilés à une dépense de personnel éligible au crédit d’impôt recherche.1

En revanche, sous réserve que la prestation rendue par le fonctionnaire à l’entreprise puisse être considérée comme une opération de recherche scientifique et technique au sens de l’article 49 septies F de l’annexe III au code général des impôts, les sommes que cet agent du service public, intervenant alors à titre privé en tant qu’expert scientifique, facture à l’entreprise peuvent ouvrir droit au crédit d’impôt au titre des dépenses confiées auprès d’un expert scientifique agréé en application du d bis du II de l’article 244 quater B du même code. Ces fonctionnaires doivent donc solliciter un agrément auprès des services du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche pour que l’entreprise privée avec laquelle ils collaborent puisse intégrer le coût de leur prestation de recherche scientifique et technique précitée dans l’assiette de son crédit d’impôt recherche.

II. Sur le régime fiscal des sommes versées à ces chercheurs :

En application de l’article 92 du code général des impôts, sont imposés dans la catégorie des bénéfices non commerciaux les bénéfices provenant de toutes occupations, exploitations lucratives et sources de profits ne se rattachant pas à une autre catégorie de bénéfices ou de revenus.

Compte tenu des caractéristiques de l’intervention menée par les chercheurs dans l’entreprise privée, les honoraires sont perçus en contrepartie de l’exercice d’une activité non commerciale et sont ainsi imposables dans la catégorie des bénéfices non commerciaux. En effet, l’article L. 413-9 du code de la recherche ne permet pas au fonctionnaire collaborateur « ni d’exercer des fonctions de dirigeant ni d’être placé dans une situation hiérarchique » au sein de l’entreprise. En conséquence, le chercheur n’est pas dans un état de subordination, condition nécessaire pour qualifier fiscalement les revenus de traitements et salaires.

III. Sur les règles applicables en matière de TVA :

En application des dispositions de l’article 256 A du code général des impôts, une personne a la qualité d’assujetti à la TVA dès lors qu’elle effectue de manière indépendante une activité économique.

Les personnes qui agissent de manière indépendante sont celles notamment qui exercent une activité sous leur propre responsabilité et qui jouissent d’une totale liberté dans l’organisation et l’exécution des travaux qu’elle comporte.

Il s’ensuit qu’au regard des modalités d’exercice de l’activité de consultance, les chercheurs ne peuvent pas se voir reconnaître la qualité d’assujetti à la TVA au titre de cette activité.

1 L’administration admet (DB 4 A 4113 n° 8) que les dépenses afférentes aux personnels de recherche dont l’entreprise n’est pas l’employeur mais qui sont mis à sa disposition par une autre entreprise puissent être éligibles au crédit d’impôt à la double condition que les personnels considérés soient des chercheurs et techniciens de recherche directement et exclusivement affectés aux opérations de recherche et que les charges correspondantes soient facturées par l’employeur pour le montant exact effectivement supporté par lui (salaires et charges sociales des personnels concernés). Cette tolérance n’est toutefois pas transposable en tant que telle aux conventions de concours scientifique dès lors qu’au cas particulier, ce n’est pas la personne publique ou l’entreprise publique employeur qui reçoit les sommes versées par l’entreprise en contrepartie de la mise à disposition de son agent mais ce dernier directement.

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Rescrit fiscal du 19 mai 2009

N°2009/36


Publié le mercredi 20 mai 2009

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