L’article 98 de la loi de finances pour 2004, a instauré un crédit d’impôt en faveur des entreprises qui réalisent certaines dépenses permettant à leurs salariés ayant des enfants à charge de mieux concilier leur vie
professionnelle et leur vie familiale (dit « crédit d’impôt famille »), codifié à l’article 244 quater F du CGI.
(Consultez notre article sur les commentaires administratifs publiés en 2004 - BOI 4 A-11-04)
Jusqu’au 31 décembre 2008 six catégories de dépenses étaient éligibles au crédit d’impôt famille et étaient prises en compte, sans distinction entre elles, à hauteur de 25% pour la détermination du crédit d’impôt plafonné à 500.000 €.
Le législateur (Art 96 de la LF pour 2009) a aménagé ce crédit d’impôt en le recentrant sur les dépenses de garde des enfants.
Cet aménagement avait pour but d’inciter les entreprises à investir dans la création de crèche afin, notamment, de pallier aux lacunes des pouvoirs publics quant à la création de structures d’accueils des jeunes enfants
Ainsi, depuis le 1er janvier 2009, les dépenses sont réparties en trois catégories bénéficiant chacune d’elles d’un taux spécifique.
La première de ces catégories vise les dépenses ayant pour objet de financer la création et le fonctionnement d’établissements mentionnés aux deux premiers alinéas de l’article L 2324-1 du Code de la santé publique et assurant l’accueil des enfants de moins de trois ans de leurs salariés, sont prises en compte à hauteur de 50% de leur montant.
(Consultez notre article sur les commentaires administratifs publiés en 2009 - BOI 4 A-9-09)
Interrogée dans le cadre d’un rescrit, l’administration fiscale vient d’apporter des précisions quant aux dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt famille.
Elle souligne notamment que « ne sont pas éligibles au crédit d’impôt les dépenses engagées par une entreprise ne comprenant aucun personnel salarié au sens du droit du travail ou dont seul le personnel non salarié a recours au service de crèche. »