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Quand les DAF deviennent repreneurs d’entreprise

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Quand les DAF deviennent repreneurs d’entreprise

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Lors d’une conférence organisée conjointement avec la DFCG dans le cadre de leur congrès annuel Financium, Pascal Ferron, vice-président de Baker Tilly France, a animé avec Frédéric Bouleuc, associé de Baker Tilly France, une table ronde composée de plusieurs directeurs administratifs et financiers qui ont un jour sauté le pas pour devenir repreneurs d’entreprise, qui envisagent de le faire ou encore qui ont l’habitude d’assister leur groupe dans le cadre d’acquisitions.

- Qu’est-ce qui les a poussés à changer de vie ?
- Quelles sont les difficultés qu’ils ont rencontrées ?
- En quoi leurs compétences techniques comptables ou financière les ont-elles aidés, ou, au contraire, freinés dans le processus ?

La variété de leurs expériences, qu’ils agissent pour leur propre compte ou pour le compte de leur groupe dans le cadre d’une croissance externe, témoigne du challenge que représente la reprise d’entreprise. Mais un constat s’impose : si c’était à refaire, aucun n’hésiterait. Ils se lanceraient même plus tôt dans l’aventure...




Pour un directeur administratif et financier, se lancer dans la reprise d’entreprise est un challenge important. Tous reconnaissent que leur mode de vie et leur manière de travailler ont été profondément bouleversés.


Savoir évaluer les risques pour s’en affranchir

Le « métier » de repreneur d’entreprise commence pour les DAF des grands groupes qui ont pour mission de gérer les projets de reprise d’entreprise. Selon Geneviève Bosquet, DAF chez EADS, l’esprit cartésien ne suffit plus. Il faut comprendre le business, le projet. Certes les techniques financières, les méthodes d’évaluation vont grandement faciliter le dialogue avec les banquiers pour le financement. Mais lorsqu’il reprend une entreprise, le DAF doit mettre toute son expérience au service du projet. Certes cela peut concerner la compréhension des flux, l’optimisation fiscale, les prix de transfert ; mais il peut être amené à faire preuve de créativité et d’innovation. Dans ce cas, le DAF, de business partner, doit devenir business maker. Pour Geneviève Bosquet, la légendaire prudence du DAF n’est pas antinomique avec la reprise d’entreprise ; le DAF devra bien évaluer les risques pour essayer ensuite de s’en affranchir.

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Prendre le lead

Un DAF n’est pas toujours reconnu pour être le meilleur des communicants... Lorsqu’il est en poste, deux solutions s’offrent à lui : soit il se cantonne dans son rôle « comptable », soit il prend le lead avec le PDG, et c’est alors l’occasion de révéler sa fibre entrepreneuriale en devenant lui-même entrepreneur au sein de son entreprise.

C’est ce qu’a fait Christophe Rémy, avant de reprendre sa première « boîte », un restaurant à la Défense, tout en étant toujours en poste. Sa motivation : conquérir son indépendance financière pour ne pas dépendre du bon vouloir de ses employeurs.

Il a pris ainsi moins de risques financiers ; en revanche il a dû, pour réussir, travailler trois à quatre fois plus que ses collègues. Depuis lors, il a monté un fonds qui investi dans les PME industrielles du domaine aéronautique. Un véritable challenge en totale adéquation avec sa passion.


Savoir briser les dogmes

Selon Pascal Ferron, qui le répète systématiquement à tout repreneur : « Les dogmes, cela rassure tout le monde et en matière de reprise d’entreprise, il y a trop d’acteurs qui sont pétris de dogmes. Le repreneur qui veut réussir doit se lancer sans aucun dogme dans la tête et va devoir briser ceux des autres ! Reprendre c’est refuser les dogmes ! ».

Ainsi, Philippe Savajols, repreneur d’Isospace, a brisé les deux dogmes les plus répandus en matière de reprise d’entreprise.

Alors qu’il avait démarré sa carrière de financier-analyste-manager chez Standards & Poors, il a repris sa première société dans un secteur d’activité qu’il ne connaissait absolument pas et à 100 000 lieues de son univers précédent : une société installatrice d’aménagement de bureaux en région parisienne : « Il y a toujours une approche métier forte. On pose des cloisons, des moquettes, on fait de la peinture, alors que, comble de l’ironie, je n’étais absolument pas bricoleur. J’ai pris le temps de faire une introspection personnelle, et d’identifier ce que je savais faire, ce que j’aimais faire, et surtout ce que je pouvais apporter à l’équipe. Car l’entreprise que vous rachetez a vécu avant vous. Si on n’apporte aucune valeur ajoutée, il faut chercher une autre cible ».

Depuis il en a repris une autre, consolidant la première, et il cherche toujours à faire de la croissance externe. Deuxième dogme : pour reprendre une entreprise, il faut beaucoup d’argent. Philippe Savajols a réussi à reprendre sa société cible avec un apport à sa mesure. « Ce qui change, c’est que ce sont vos propres sous.  » Christophe Rémy, quant à lui, a réussi à investir moins de 2 % pour reprendre son restaurant. Il a gardé son emploi, a levé un peu plus de 2 millions d’euros. Son associé, qui, lui, connaissait bien le secteur de la restauration, a pris 30 % des parts et c’est lui qui fait « tourner la boutique ». Christophe a mis en place des outils de gestion et de reporting, des processus de management ; c’était sa contribution au business.


Savoir négocier et convaincre

Frédéric Bouleuc a racheté son cabinet d’expertise comptable à Paris, avec un cabinet membre de Baker Tilly en Bourgogne, après avoir exercé les fonctions de DAF et être passé par l’un des big du secteur. Fort de sa propre expérience, il accompagne aujourd’hui des DAF et des dirigeants qui reprennent une première entreprise. Selon lui, le plus important est de savoir convaincre le cédant, qui recherche un repreneur qui a les mêmes valeurs que lui, et qui va conserver son personnel. Il doit être persuadé que vous serez capable d’oublier vos comportements de salarié et que vous saurez « mettre les mains dans le cambouis ». Il faut savoir être patient, le séduire, le convaincre.

De l’avis général, avant la reprise, les qualités de négociateur sont essentielles, car le repreneur doit négocier avec le cédant, avec le banquier et les financeurs, avec toutes les parties prenantes. Il faut faire jouer l’esprit d’équipe, être clair sur ce qu’on est prêt à « lâcher » ou pas. Il faut également savoir accepter que l’opération ne se fasse pas, ou avoir des plans B, comme par exemple modifier le périmètre de la reprise en ne reprenant pas toutes les activités.


Prendre en compte le facteur temps

Un DAF est habitué à la rigueur, au respect des délais... Lorsqu’il prend la décision de reprendre une entreprise, il prévoit deux mois pour définir sa cible, quatre mois pour la trouver, trois mois pour négocier, et l’affaire sera bouclée. Or la réalité est souvent très différente... Tout prend toujours plus de temps que prévu.

Et l’entourage a souvent du mal à comprendre. Philippe Savajols reconnaît avoir perdu des amis dans le processus. Au début, tous clament leur admiration devant cet esprit entrepreneurial. Mais au bout de quelques mois, leur idole est devenue à leurs yeux un futur looser dont ils s’éloignent.


Savoir accepter la perte du statut social

La perte de son statut social a été pour Philippe Savajols une véritable épreuve.

Cadre dynamique, il pouvait exhiber une superbe carte de visite avec un logo reconnu, il prenait l’avion 6 à 8 fois par mois, côtoyait le « gratin ». Avoir un projet de reprise, c’est aussi accepter de redevenir un anonyme, avec jean et baskets. Aujourd’hui il fait 500 km par mois, mais en scooter ! Pendant les négociations, et après la reprise pendant un certain temps, on a moins d’argent. Certes la reprise est un projet familial et il est primordial que le conjoint soit un soutien. Toutefois il est assez courant qu’au bout de quelques mois une certaine impatience émerge... En conséquence face à son conjoint, sa famille, ses amis, et vis-à-vis de soi-même, il faut savoir mettre son amour-propre dans sa poche.


Toujours garder son énergie

Le meilleur conseil, pour Geneviève Bosquet, est de savoir garder son énergie, de conserver intact son enthousiasme, contre vents et marées. Un repreneur convaincu finira toujours par réussir.

Tous les DAF repreneurs présents ont les mêmes constats : reprendre une entreprise, c’est difficile, cela suppose beaucoup de remises en causes personnelles, beaucoup de résistance sur le long terme pour convaincre et négocier, puis, lorsqu’on est à la tête de sa « boîte », beaucoup de travail, une grande capacité à appréhender très rapidement les enjeux, les fonctionnements, les priorités.

Mais c’est une expérience formidablement enrichissante que tous recommenceraient sans hésiter. Et Pascal Ferron de conclure que « c’est certainement la plus grande aventure humaine à laquelle les entrepreneurs peuvent se confronter. Ce sont des risques, de l’adrénaline, du pur bonheur ! ».


www.bakertillyfrance.com

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Communiqué du 28 janvier 013

Publié le mercredi 30 janvier 2013

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