Fiscal On.Line

Index des mots clés Fiscal On.Line

  RSS

Accueil Newsletter Fil d'actu Partenaires Publicité
En général
Doctrine administrative
Veille législative
Veille réglementaire
Jurisprudence
En particulier
E-Fiscalité
Fiscalité de l’innovation
Fiscalité culture & média
Fiscalité immobilière
Fiscalité et environnement
Fiscalité associative
Fiscalité financière
Fiscalité sociale
Fiscalité de l’expatriation
Fiscalité et assurance
Fiscalité communautaire
Fiscalité internationale
En pratique
Agenda fiscal
Chiffres utiles
Fiches techniques
Téléservices
Textes officiels
Nos publications interactives
Simulateurs
Réponse d’experts
Loi de Finances pour 2011
Réforme de la fiscalité du patrimoine
Réforme de la TVA immobilière
Déclaration de revenus 2010
Loi de Finances pour 2012
Loi de Finances rectificative pour 2011
L’EIRL
Le dispositif Scellier
Deuxième plan de rigueur
Loi de finances rectificative pour 2011-IV
Présidentielle 2012
Loi de finances rectificative pour 2012-I
Déclaration de revenus 2011
La réforme fiscale de François Hollande
Pour approfondir
Chroniques
Entretiens
Etudes & rapports
Corporate
Tribune
Comptes-rendus et Synthèses
La bibliothèque du fiscaliste
 
 



Personnes susceptibles de bénéficier du droit de suite après le décès de l’auteur d’une oeuvre d’art

partager cet article

La CJCE vient de rendre un arrêt dans l’affaire opposant les héritiers collatéraux de Salvador DALI et société espagnole chargée de percevoir les droits sur l’œuvre de Dalí pour le compte de l’État espagnol, relativement aux droits de suite sur les ventes des œuvres de Dalí en France


En 1859, Jean-François Millet acheva et céda son œuvre bien connue, l’Angélus. Bien des années après sa mort, à une époque où sa famille, comme beaucoup d’autres familles affectées par la première guerre mondiale, se trouvait dans une situation matérielle difficile, l’œuvre changea de mains à un prix qui permit au vendeur de s’enrichir considérablement.

Selon certains, c’est le contraste entre les deux situations qui poussa le législateur français à introduire, en 1920, un « droit de suite », en vertu duquel la vente d’œuvres d’art donne lieu au paiement d’une redevance à l’auteur ou à ses héritiers.

Ce droit s’est, depuis lors, généralisé dans d’autres systèmes juridiques.

Il a été introduit dans la Convention de Berne en 1948, à titre facultatif, et a été rendu obligatoire dans l’Union européenne par la directive 2001/84/CE (« la directive »).

Bien que le principe soit uniforme et que les taux appliqués soient harmonisés, les États membres jouissent d’une marge d’appréciation à plusieurs égards.

En l’état actuel du droit français, après la mort de l’auteur de l’œuvre, les bénéficiaires du droit de suite sont limités à ses héritiers légaux, à l’exclusion des légataires testamentaires.

Artprice

Soulignons que ce droit est inconnu de places comme New-York, Hong Kong ou Genève. Surtout, au sein même de l’UE, le Royaume-Uni a fait le choix, ouvert par la directive, de n’appliquer le droit de suite que sur les ventes d’artistes vivants. Une distorsion s’est ainsi instituée entre la place de Paris et sa rivale la plus immédiate, celle de Londres.

Sur la base du « Plan de renouveau du marché de l’art français », le ministre de la culture a proposé de d’homogénéiser les règles du droit de suite français et anglais.

A ce jour, le droit de suite français n’a pas été modifié.

Les faits de l’affaire :

L’artiste Salvador Dalí est décédé en 1989, léguant tous ses droits de propriété intellectuels à l’État espagnol par testament. En l’absence de testament, ces droits seraient passés à certains de ses héritiers collatéraux.

Conformément au droit français, les droits de suite sur les ventes des œuvres de Dalí en France ont été perçus pour le compte de ces héritiers collatéraux. Un litige est apparu entre la société espagnole chargée de percevoir les droits sur l’œuvre de Dalí pour le compte de l’État espagnol, représenté par une fondation crée par Dalí avant sa mort, et la société française de gestion collective qui a versé les droits à ses héritiers collatéraux.

Dans ce contexte, le tribunal de grande instance de Paris demande à la Cour si la limitation, par la législation française, des bénéficiaires du droit de suite aux héritiers légaux est compatible avec le droit de l’Union européenne.


Dans son arrêt de ce jour, la CJCE estime qu’à la lumière des objectifs poursuivis par la directive 2001/84, les États membres peuvent faire leur propre choix législatif pour déterminer les catégories de personnes susceptibles de bénéficier du droit de suite après le décès de l’auteur d’une oeuvre d’art.

Néanmoins, dans le cas d’espèce, il incombe à la juridiction de renvoi de tenir compte de toutes les règles pertinentes afin de déterminer la loi nationale qui régit la succession des droits de suite de Salvador Dalí et, par conséquent, le successeur effectif de ces droits.

Arrêt de la CJCE du 15 avril 2010
Aff. C‑518/08

Publié le jeudi 15 avril 2010
Autres articles associés aux mots clés : 





Outil pratique

Toute l'information sur le marché de l’art au meilleur prix

artprice

Artprice.com donne accès à des banques de données qui vous permettent de connaître le prix des oeuvres d'art dans le cadre de vos achats, ventes, déclarations d'assurance d'oeuvres d'art et investissements dans l'art.

Artprice.com est également une place de marché qui permet aux acteurs du marché de l'art de se mettre en relation, pour acheter et vendre des oeuvres d'art. En outre, Artprice.com propose des services complémentaires qui visent à rendre le marché de l'art toujours plus transparent et accessible à tous.



 



Les articles les plus lus !
Plus-values immobilières : quelles exonérations pour 2012 ?
Frédéric Brédillot va piloter la réforme fiscale
JEI : le bâton de Pellerin de la ministre de l’économie numérique
La réforme de la fiscalité des particuliers : les propositions de François Hollande
Évolution de la fiscalité dans l’Union européenne
Le plafond de la réduction d’impôt pour emploi à domicile pourrait être réduit de moitié
Plus-value de cession d’une « résidence secondaire » : définition du prix de cession exonéré
Déficit foncier et démembrement de propriété permettent de réduire l’addition
[+ ...]





Les dossiers d'actualité
Fiscalité de crise
Loi de finances 2010
[+ ...]






version imprimable de l'article Impression


envoyer par mail


Une difficulté sur le site ?





Les Codes
C.G.I
L.P.F



Inscrivez-vous à notre NEWSLETTER [ ici ]






SIMULER VOS IMPOTS 2010 !
Impôt sur le revenu
ISF
Succession
Plus-values

ET VOS FINANCES
Crédit
Epargne



  A propos... Plan du site Nos partenaires Conditions générales Tous droits réservés ® 2000/2012