Fiscal On.Line

Index des mots clés Fiscal On.Line

  RSS

Accueil Newsletter Fil d'actu Partenaires Publicité
En général
Doctrine administrative
Veille législative
Veille réglementaire
Jurisprudence
En particulier
E-Fiscalité
Fiscalité de l’innovation
Fiscalité culture & média
Fiscalité immobilière
Fiscalité et environnement
Fiscalité associative
Fiscalité financière
Fiscalité sociale
Fiscalité de l’expatriation
Fiscalité et assurance
Fiscalité communautaire
Fiscalité internationale
En pratique
Agenda fiscal
Chiffres utiles
Fiches techniques
Téléservices
Textes officiels
Nos publications interactives
Simulateurs
Réponse d’experts
Loi de Finances pour 2011
Réforme de la fiscalité du patrimoine
Réforme de la TVA immobilière
Déclaration de revenus 2010
Loi de Finances pour 2012
Loi de Finances rectificative pour 2011
L’EIRL
Le dispositif Scellier
Deuxième plan de rigueur
Loi de finances rectificative pour 2011-IV
Présidentielle 2012
Loi de finances rectificative pour 2012-I
Déclaration de revenus 2011
La réforme fiscale de François Hollande
Pour approfondir
Chroniques
Entretiens
Etudes & rapports
Corporate
Tribune
Comptes-rendus et Synthèses
La bibliothèque du fiscaliste
 
 



Les secteurs distincts d’activité en matière de TVA

partager cet article

Lorsqu’un assujetti à des secteurs d’activités qui ne sont pas soumis à des dispositions identiques au regard de la TVA, ces secteurs font l’objet de comptes distincts pour l’application du droit à déduction. Le montant de la taxe déductible au titre des biens communs aux différents secteurs est déterminé par l’application du rapport prévu à l’article 212 de l’annexe II (CGI, annexe II, article 213).

Le régime des « secteurs d’activités distincts » s’analyse en application d’une règle de l’affectation qui, en s’étendant aux immobilisations, déroge, pour ces dernières au principe d’application du pourcentage de déduction et évite ainsi les inconvénients liés au caractère forfaitaire de ce pourcentage. Mais, à la différence de la règle de l’affectation propre aux biens autres que des immobilisations et aux services, qui tient compte de l’affectation des opérations, le régime des secteurs distincts est plus global car il se réfère à la notion d’activité, laquelle peut comprendre plusieurs catégories d’opérations.

Les conditions de création d’un secteur distinct sont doubles :

  • en premier lieu, l’application du régime des secteurs distincts ne se conçoit qu’en cas de pluralité d’activités par un même assujetti. Pour déterminer s’il y a pluralité d’activité, la jurisprudence du Conseil d’État retient généralement un ensemble de critères tenant à la fois à la nature économique de chaque activité et, surtout à l’utilisation de moyens différents (investissements et personnel distinct), ainsi qu’à la tenue d’une comptabilité séparée, etc...
  • en second lieu, une fois établie la pluralité d’activités, il convient de déterminer si chaque activité n’est pas soumise à des dispositions identiques au regard de la TVA. Si toutes les activités de l’assujetti comprennent exclusivement des opérations ouvrant droit déduction, le régime des secteurs distincts n’a pas à être appliqué. Si, au contraire, une ou plusieurs activités comprennent, pour tout ou partie, des opérations n’ouvrant pas droit déduction (opérations exonérées), l’application du régime des secteurs distincts répond à un souci d’équité et de neutralité fiscale.

En ce qui concerne plus particulièrement les collectivités locales, ces dernières exercent une pluralité d’activité et, en règle très générale, ces activités sont chacunes placées dans une situation différente au regard du droit à déduction. D’ailleurs, le plus souvent, les règles de comptabilité publique imposent la tenue d’une comptabilité distincte pour chacune de ces activités, de sorte que l’application du régime des secteurs distincts à ces diverses activités va de soi, dans son principe comme dans ses modalités.

Les collectivités locales sont tenues d’ériger en secteurs distincts pour l’application des droit déductions les activités suivantes :

  • les activités pour lesquelles elles ont opté pour le paiement volontaire de la TVA en application de l’article 260 A du CGI
  • et d’une manière générale toutes les activités qui ne sont pas soumises à des dispositions identiques au regard de la TVA ou dont la sectorisation est imposée par des dispositions spécifiques ;

Sont notamment concernées les opérations de lotissement et d’aménagement de zones, l’activité de location de locaux soumis à la TVA sur option. En revanche, des services retraçant des activités qui ne comprendraient que des opérations imposables à la TVA de plein droit, n’entraînent pas l’obligation de constituer autant de secteurs distincts qu’il y a d’activités.

Fiche technique du 4 novembre 2002

Publié le mercredi 4 décembre 2002
Autres articles associés aux mots clés :  Droit à déduction


 



Les articles les plus lus !
Frédéric Brédillot va piloter la réforme fiscale
JEI : le bâton de Pellerin de la ministre de l’économie numérique
Plus-values immobilières : quelles exonérations pour 2012 ?
Évolution de la fiscalité dans l’Union européenne
La réforme de la fiscalité des particuliers : les propositions de François Hollande
Plus-value de cession d’une « résidence secondaire » : définition du prix de cession exonéré
Le plafond de la réduction d’impôt pour emploi à domicile pourrait être réduit de moitié
Lutte contre les paradis fiscaux : les progrès accomplis au 21 mai 2012
[+ ...]











version imprimable de l'article Impression


envoyer par mail


Une difficulté sur le site ?





Les Codes
C.G.I
L.P.F



Inscrivez-vous à notre NEWSLETTER [ ici ]






SIMULER VOS IMPOTS 2010 !
Impôt sur le revenu
ISF
Succession
Plus-values

ET VOS FINANCES
Crédit
Epargne



  A propos... Plan du site Nos partenaires Conditions générales Tous droits réservés ® 2000/2012