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Les 18 mesures de Manuel Valls en faveur de l’emploi dans les TPE et les PME

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Les 18 mesures de Manuel Valls en faveur de l’emploi dans les TPE et les PME

Le premier Ministre Manuel Valls a présenté ce jour un ensemble de mesures conçues pour répondre aux préoccupations quotidiennes et aux besoins concrets des TPE et des PME afin de :

  • lever les freins à l’emploi ;
  • développer l’activité ;
  • faciliter la création et la reprise des entreprises ;
  • alléger les formalités.

Ces mesures s’inscrivent en pleine cohérence avec le projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques et le projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi. Elles parachèvent leur ambition commune.

Ces mesures, pour celles qui relèvent de la loi, seront intégrées dans la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, la loi relative au dialogue social et à l’emploi et les lois financières de fin d’année.

Mesure n°1 : Mettre en place une aide à la première embauche

Contexte

Pour les entrepreneurs créant leur entreprise, comme pour les artisans indépendants sans salarié, le recrutement du premier salarié est une première étape difficile à franchir. Elle change la nature des fonctions de l’entrepreneur qui devient employeur.

Mesure

Une mesure temporaire dite d’« aide au recrutement du premier salarié » sera mise en œuvre pour encourager l’embauche d’un premier salarié pour les entrepreneurs.

Elle s’appliquera à toute entreprise qui n’a pas eu d’employé depuis au moins 12 mois, et qui recrute un salarié en CDI ou en CDD de plus de 12 mois. Le dispositif fera l’objet d’une demande simplifiée.

L’aide sera de 4 000 euros sur 2 ans, avec un premier versement de 2 000 euros dès la fin de la période d’essai. Le versement sera effectué par l’Agence de services et de paiemement (ASP).

Calendrier de mise en œuvre

L’aide sera versée pour tous les contrats de travail signés à compter du 9 juin 2015, jusqu’au 8 juin 2016.

Nature du texte

Un décret sera pris dans les semaines qui viennent.
_

Mesure n°2 : Consolider la relation employeur-apprenti dès le début du contrat

Contexte

En l’état actuel du droit, les contrats d’apprentissage prévoient une période de deux mois durant laquelle le contrat peut être rompu unilatéralement par les deux parties. Passé ce délai, la rupture du contrat ne peut survenir que dans certaines conditions (accord écrit des deux parties ; résiliation à la seule initiative de l’apprenti en cas d’obtention du diplôme). Or cette période intègre le temps passé en formation. De facto, la phase de découverte réciproque en entreprise est très réduite.

Aujourd’hui, 75% des ruptures se font après la période des deux premiers mois.

Ce constat plaide pour un assouplissement du mode de calcul de la période de deux mois qui permettrait aux deux parties de s’assurer de leur volonté de s’engager sur plusieurs années.

Mesure

Pour laisser le temps à l’employeur et à l’apprenti de bien juger la pertinence de leur engagement, il est proposé :

  • de conserver la phase des 60 premiers jours, durant laquelle le contrat peut être rompu simplement ;
  • mais de ne prendre en compte que la durée de présence effective de l’apprenti au sein de l’entreprise pour calculer cette période (les périodes de formation théorique ne seraient plus prises en compte).
Exemple :
  • un élève commence son apprentissage en juillet par deux mois d’immersion dans l’entreprise : la période de 60 jours s’achève fin août, donc au bout de deux mois ;
  • un élève commence son apprentissage en septembre et alterne 15 jours de formation, 15 jours de période en entreprise : la période de 60 jours s’achève fin décembre, donc au bout de quatre mois.

En cas de rupture, le jeune sera aidé par le Centre de Formation des Apprentis (CFA) :

  • La loi du 5 mars 2014 a donné la mission aux CFA d’assister les apprentis à la recherche d’un nouvel employeur en cas de rupture ;
  • Cette même loi offre la possibilité aux apprentis de rester en CFA sous statut de stagiaire de la formation professionnelle afin de terminer le cursus engagé ou de signer un nouveau contrat. Lorsque la rupture n’est pas à l’initiative du jeune, il pourra bénéficier d’une rémunération en tant que stagiaire de la formation professionnelle pour une durée de 3 mois.

Calendrier de mise en œuvre

Ces dispositions s’appliqueront à compter de l’entrée en vigueur de la loi relative au dialogue social et à l’emploi.

Nature du texte

Après une concertation préalable avec l’ensemble des partenaires sociaux, un amendement au projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi sera déposé. _

Mesure n°3 : Répondre aux difficultés de recrutement par 40 000 formations prioritaires supplémentaires

Contexte

Deux plans « formations prioritaires » ont été mis en œuvre en 2013 et en 2014, avec des résultats positifs en termes d’insertion professionnelle.

Environ deux tiers des bénéficiaires du plan 2014 ont trouvé un emploi 6 mois après la fin de leur formation et parmi eux les trois quarts ont accédé à un emploi durable.

Toutefois, les TPE et PME continuent d’exprimer fréquemment leur difficulté à recruter des personnels disposant des compétences dont elles ont besoin.

Quant aux salariés travaillant déjà dans des TPE et PME, ils ont souvent des difficultés à se former, notamment parce que le départ en formation est plus difficile à organiser dans une petite entreprise.

Mesures

1/ Un plan complémentaire de 40 000 formations prioritaires sera lancé pour les demandeurs d’emploi et sera ciblé sur les métiers en tension dans les TPE et PME

Ce plan viendra compléter les « 60 000 formations » annoncées par le Premier ministre le 12 mai 2014 qui concernaient l’abondement du compte personnel de formation des demandeurs d’emploi. Il mobilisera des moyens exceptionnels dans le cadre de la Préparation Opérationnelle à l’Emploi (POE) et d’achats individuels de Pôle emploi. Il reposera sur un ciblage des secteurs et métiers prioritaires identifiés à l’échelle des territoires. Deux enjeux transversaux pour l’avenir seront systématiquement intégrés : transition écologique et transformation numérique.

C’est au total 100 000 demandeurs d’emploi supplémentaires qui bénéficieront de formations prioritaires.

2/ Des solutions innovantes pour lever les freins à l’entrée en formation des salariés des TPE et PME

  • Permettre le remplacement gratuit et facile des salariés qui partent en formation. Les salariés partant en formation seront remplacés par un demandeur d’emploi de longue durée, pendant la durée de la formation. Le remplaçant pourra être préalablement formé en mobilisant la préparation opérationnelle à l’emploi. Le salaire du remplaçant sera pris en charge intégralement par Pôle emploi (montant correspondant à l’allocation versée au demandeur d’emploi) et un organisme paritaire collecteur (reste à charge). Pôle emploi expérimentera la mise en œuvre de cette offre de service.
  • Libérer les possibilités de formation en situation de travail. Une expérimentation sera lancée en 2015 pour développer les formations en situation de travail par des méthodes pédagogiques innovantes.
  • Enfin, pour répondre à une attente forte des entreprises, en matière de formation de sécurité, une mission sera lancée afin de mettre en œuvre un « passeport-sécurité ».Cette mission accompagnera les réflexions du Comité d’Orientation sur les Conditions de Travail et la préparation du prochain Plan Santé au Travail.

Calendrier de mise en œuvre

Ces mesures seront mises en place à compter du second semestre 2015.

Nature du texte

Les actions pourront être mises en œuvre sans modification réglementaire ou législative.


Mesure n°4 : Autoriser deux renouvellements pour les CDD et les contrats d’intérim

Contexte

Dans un contexte de reprise économique, les entreprises peuvent avoir besoin de renouveler un contrat à durée déterminée (CDD) ou d’intérim, plutôt que d’embaucher en contrat à durée indéterminée (CDI), le temps que leur carnet de commande se consolide.

Pour le salarié, ce renouvellement est une opportunité. Il lui permet d’abord de rester en emploi et de consolider ses chances d’avoir un CDI si l’activité se maintient ou s’améliore. En toute hypothèse, cette solution augmente ses probabilités de trouver un emploi en CDI ultérieurement.

Or aujourd’hui, dans la plupart des cas, les CDD et les contrats d’intérim ne peuvent être renouvelés qu’une seule fois, y compris lorsque l’employeur et le salarié ne sont pas allés au bout de la durée maximale cumulée prévue par le code du travail.

Mesure

Il sera possible de renouveler deux fois au lieu d’une seule le CDD ou le contrat d’intérim du salarié dès lors qu’est respectée la durée totale maximale de recours.

La durée totale des trois CDD ne pourra toujours pas excéder : 18 mois pour le droit commun ; 9 mois en cas de travaux urgents par mesure de sécurité ou en cas d’attente de l’entrée en service d’un salarié sous CDI ; 24 mois pour les contrats exécutés à l’étranger.

Calendrier de mise en œuvre

Cette mesure s’appliquera dès l’entrée en vigueur de la loi relative au dialogue social et à l’emploi, avec un effet sur les contrats en cours.

Nature du texte

Une disposition du projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi modifiera le droit en vigueur.


Mesure n°5 : Simplifier et réduire les effets de seuil

Contexte

En passant de 1 à 50 salariés, une entreprise peut se voir imposer plus d’une soixantaine d’obligations nouvelles et changements de normes.

En outre, les modalités mêmes de décompte de l’effectif peuvent varier d’une norme à l’autre.

Au-delà des contraintes administratives, le franchissement des seuils entraine une hausse des prélèvements fiscaux ou sociaux, susceptible faire hésiter certaines entreprises à embaucher.

S’agissant des seuils relatifs à la mise en place des Institutions Représentatives du Personnel (IRP), ils ont fait l’objet d’ajustements dans le cadre du projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi. Ils ne nécessitent pas de mesures complémentaires.

Mesures

Au cours des trois prochaines années, les recrutements des entreprises jusqu’à 50 salariés inclus ne déclencheront pas de prélèvements fiscaux et sociaux supplémentaires au titre d’un franchissement de seuil. L’effet des seuils d’effectifs constatés d’ici fin 2018 sera « gelé » pendant les trois années suivant leur franchissement.

En outre, et de manière pérenne, tous les seuils de 9 et 10 salariés (notamment formation professionnelle et versement transport) seront relevés à 11 salariés.

Enfin, les méthodes de calcul des seuils seront simplifiées et, chaque fois que cela est possible, harmonisées. Ce travail sera conduit par le conseil de la simplification pour les entreprises, en lien avec les partenaires sociaux et le secrétaire d’État chargé de la simplification et de la réforme de l’État, Thierry Mandon.

Calendrier de mise en œuvre

Les mesures seront applicables aux effectifs de 2015, décomptés annuellement au 31 décembre 2015.

Nature du texte

Projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale pour 2016.

newsletter de Fiscalonline

Article de la rédaction du 9 juin 2015

Publié le mardi 9 juin 2015

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