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La gestion du risque pour les actifs financiers du chef d’entreprise

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La gestion du risque pour les actifs financiers du chef d’entreprise

PNG - 8.5 ko

Par Vincent Dupin, Ingénieur Patrimonial chez UFF

Parmi les réflexions courantes du chef d’entreprise figure celle du placement de ses actifs privés mais aussi celle du placement de la trésorerie de l’entreprise. A l’aune des dernières crises financières (2008-2009 et 2011), quels éléments de décision doit-il apprécier, notamment en termes de risques encourus ?


Premier niveau de réflexion, au plan privé comme au plan des réserves de trésorerie

1- Déterminer l’horizon de placement des capitaux

Afin de comprendre cette nécessité préalable à toute décision de placement, il suffit de considérer deux exemples :

  • Exemple 1 : placer en obligation à 10 ans des capitaux que l’on aura besoin d’utiliser dans 5 ans, n’est pas adapté. En effet, le risque de perte en capital au bout des 5 ans n’est pas négligeable.
  • Exemple 2 : placer en compte à terme à 1 an une somme dont on ne prévoit l’utilisation que dans 5 ans, n’est pas adapté. En effet, le risque de fluctuation des taux (baisse puis hausse), notamment, n’est pas correctement maîtrisé.

Il faut donc définir l’horizon du placement au préalable et choisir un « support financier de placement » adapté à cet horizon.

Pour les actifs privés, cela sera relativement aisé, fonction d’objectifs patrimoniaux.

Par exemple :

Objectif patrimonialHorizon de placement considéréSupports financiers adaptés à cet horizon (notamment)
Réserves de précautionMoins d’un anLivret A, Livrets bancaires, OPCVM1 (SICAV2/ FCP3) monétaire
Aider l’installation professionnelle d’un enfant dans 5 ansMoyen-termeOPCVM à durée recommandée 3 à 5 ans
Préparer sa retraite dans 20 ansTrès long termeOPCVM obligations Haut Rendement, OPCVM actions

[1] Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières [2] Société d’Investissement à Capital Variable [3] Fonds Commun de Placement

Pour les réserves de trésorerie de l’entreprise, le dirigeant pourra s’appuyer sur l’état prévisionnel de trésorerie et prendre une marge de sécurité (niveau d’activité fluctuant de l’entreprise).

On pourra par exemple considérer :

Réserves de trésorerieHorizon de placement considéré Supports financiers adaptés (notamment)
Activité couranteMoins d’un an OPCVM (SICAV/ FCP) monétaire
Renouvellement d’un actif productif dans 3 ansCourt-termeCompte à terme (CAT), Titres de créances négociables (TCN), OPCVM à durée recommandée 3 ans
Rachat d’un concurrent dans 5 ansMoyen-termeOPCVM à durée recommandée 5 ans

2- Déterminer le niveau de risque de fluctuation maximale accepté pour ces capitaux

Certains placements, comme les OPCVM, offrent une liquidité (possibilité de vendre rapidement) importante. En contrepartie de cet avantage notamment, mais aussi de la recherche sur la durée recommandée d’un rendement supérieur au rendement sans risque, leur valeur fluctue au gré des marchés. Ils peuvent donc baisser momentanément, fortement dans certains cas.

Pour ses actifs privés, le niveau de baisse maximale accepté par le chef d’entreprise est, dans la plupart des cas, exclusivement lié à sa psychologie personnelle au regard de cette fluctuation. Ce niveau, mesuré sur l’année, pourra ainsi être nul pour certains, de -5% pour d’autres, de -20% pour d’autres encore, voire plus encore pour les plus résistants au stress que cela peut produire.

En revanche, en ce qui concerne la trésorerie d’une entreprise, la fluctuation à la baisse peut poser une difficulté non négligeable en raison de ses implications comptables et fiscales.

En effet, à la clôture de l’exercice, la valeur des titres de placement doit être comparée à leur valeur d’origine. En cas de baisse, l’entreprise doit passer une provision, laquelle vient diminuer le résultat distribuable…et donc nuit à la distribution de dividendes dont les associés auraient pu bénéficier.

De plus, dans le cadre d’une société assujettie à l’IS, les OPCVM font l’objet d’un traitement particulier.

Enfin, la baisse des actifs placés peut se produire alors que le contexte économique est plus difficile pour l’entreprise et son besoin de liquidités vient alors en opposition avec la fluctuation défavorable du placement.

Bien entendu, ces aspects doivent être combinés avec la psychologie personnelle du chef d’entreprise au regard de la fluctuation.

Afin d’aider le chef d’entreprise dans sa prise de décision, ces conseils devraient lui permettre de choisir, en matière de risque de fluctuation, entre un investissement :
- sans risque
- à risque faible
- à risque modéré
- à risque fort


Deuxième niveau de réflexion, au plan privé comme au plan des réserves de trésorerie

Quel est le risque encouru suite à la non-diversification du placement ?

EXEMPLE : Pour illustrer ce propos, prenons l’exemple d’un placement de trésorerie d’entreprise à effectuer sur 3 ans. Prenons également l’hypothèse que notre chef d’entreprise ne tolère qu’un risque de fluctuation faible.

Compte-tenu des éléments mentionnés dans la première partie, les investissements adaptés seront :

- un CAT bancaire 3 ans, sans risque de fluctuation
- un OPCVM à risque de fluctuation faible et de durée recommandée 3 ans

  • Le placement en CAT est non diversifié.

L’investisseur est en risque très important en cas de défaut de son débiteur (la banque) : tant en ce qui concerne les intérêts du CAT que son remboursement au terme de 3 ans. Les difficultés connues par les banques au cours des deux dernières crises (2008-2009 et 2011) ont bien mis ce risque en relief.

  • Le placement en OPCVM est diversifié.

Le gestionnaire répartit les actifs confiés à l’OPCVM en une multitude d’investissements, adaptés au niveau de risque et à la durée recommandée. L’investisseur se trouve donc non pas en face d’un seul débiteur, mais d’une multitude de divers débiteurs :
- Les éventuelles difficultés de l’établissement gestionnaire sont sans effet sur la valeur de l’OPCVM
- Les éventuelles difficultés de l’un des débiteurs seront d’une conséquence très minime sur la valorisation de l’OPCVM. Le risque de défaut est complètement dilué et donc le risque global considérablement diminué.

A propos de l’Union Financière de France
Créée en 1968, l’Union Financière de France est une banque spécialisée dans le conseil en gestion de patrimoine, qui offre des produits et services adaptés aux clients particuliers et aux entreprises. Sa gamme de produits comprend l’immobilier, les valeurs mobilières et l’assurance vie ainsi qu’un large éventail de produits destinés aux entreprises (plan d’épargne retraite, plan d’épargne salariale, gestion de liquidités à moyen terme, etc.).

L’Union Financière de France dispose d’un réseau dense présent partout en France et est composée de 1100 salariés, dont 800 dédiés au conseil. Au 31 mars 2011, l’Union Financière de France compte 140 000 clients, dont 120 000 particuliers et 20.000 entreprises.

Contacts presse

- Union Financière de France
- Hélène Sada-Sulim
- Directrice de la Communication
- Tél : 01 40 69 64 77

- Golin Harris
- Coralie Ménard
- Relations Presse
- Tél : 01 40 41 56 09



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Chronique de Vincent Dupin, Ingénieur Patrimonial chez UFF

Publié le mardi 25 octobre 2011
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